Je me sens suivie… fiction !

Ce matin, il est 6h17, quand tout à coup, j’ai la désagréable sensation d’être suivie. Voilà presque 2 mois que j’ai repris, quotidiennement, le chemin de mon travail. Ma rue, ou plutôt mon avenue, est longue pour arriver jusqu’à mon bus qui doit me conduire à la gare. Et la plupart du temps, bien avant le changement et juste après, il fait bien noir à mon départ. Mais, ce n’est pas pour autant que je me sente seule. Sur la bonne quinzaine de minutes de marche à pieds, j’aime entendre le chant des rougegorges, des merles, des moineaux et autres mésanges. Parfois, mon regard est aussi attiré par une fouine ou une martre et récemment par un renard. Que c’est agréable ce réveil, cet accompagnement matinal. Parfois aussi, je dois faire attention où je marche, en cas de pluie, c’est la fête aux escargots dans cette rue. (lire petit poème)

wp-1461310739671.jpgCe matin donc, point d’escargot, la nuit a été sèche, et ce matin, ils ne sont pas de sortie. Tout doucement, la lumière se fait dans les nuages, tout là-haut. J’entends un étrange cri que j’attribue par erreur à une chouette, mais que nenni, c’est le cri d’une fouine qui court devant moi se cacher dans un buisson, près d’une maison. Un bleu sombre mais lumineux à la fois éclaire l’horizon. Je devine le lever du soleil dans une poignée de minutes, juste quand j’arriverai à la gare pour prendre mon train. Bientôt, il fera déjà clair quand je fermerai la porte de ma maison…

Mais voilà, il est presque l’heure pour mon bus. J’arrive toujours plus tôt car à cette heure-là, je suis bien souvent la première cliente de ce bus, de ce premier bus du matin. Pourtant, il y a quelques arrêts avant moi, le terminus est bien plus loin… mais il arrive toujours plus tôt car il ne s’arrête pas avant mon signe. Et si je le loupe, le prochain arrive une demi-heure plus tard…

J’arrive donc au bout de la rue, encore une vingtaine de mètres, puis je tournerai à droite et j’attendrai que mon bus arrive. Furtivement, là devant moi, j’ai vu passer quelque chose. Ce devait être un chat ou un gros rat, il ne fait pas assez clair pour que j’identifie clairement cette fusée dans l’obscurité de ce matin. Je m’approche de l’endroit où la bête s’est cachée, mais je ne vois rien, je n’entends rien. La mésange, cette habituée de l’arbre, celle-là même qui m’a rouspété deux matins durant car je la dérangeais dans la construction de son nid. J’ai gentiment expliqué à cette brave (monsieur ou madame ?) qu’élever ses petiots au-dessus de l’abri de bus, tout près de la lampe, n’était pas une bonne idée si elle ne voulait pas être dérangée tout le temps.

Je ne sais pas si elle m’a compris mais toujours est-il qu’elle ne rentre plus dans ce petit trou, juste sous le plafond de l’abri de bus, mais qu’elle est toujours là, présente, à chanter et à bien montrer qu’elle est là, posée sur le même arbre du trottoir. Mais ce matin, elle arrive tout juste qu’elle repart déjà. J’ai à peine eu le temps de lui dire bonjour d’un sourire, qu’elle s’est enfuie.

C’est après cette remarque que j’ai senti une présence près de moi. Je regarde devant, derrière moi, mais je ne vois rien ni personne. Je m’installe dans l’abri, histoire d’avoir vue partout autour de moi, de ne pas être surprise par l’arrivée brusque d’un piéton, inconnu ou voisin que je ne connais pas encore très bien.

Je ne vois absolument personne. Puis, je ne sais pas quel étrange pressentiment, je lève la tête pour voir si personne ne m’observe par au-dessus, c’est à dire sur le toit bétonné de l’abribus. Et là, malgré l’incongruité de la situation, je sursaute quand même, car il y a bien quelqu’un au-dessus de ma tête qui me toise intensément.

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Vu sous un autre angle, ça donne ceci :

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Alors que je me remets assez vite de cette visite surprise, le chat me regarde et miaule. On se parle. Oui, on se parle d’une langue qu’on n’est pas très sûrs que ce soit la même mais chacun répond à l’autre. Et il ne faut pas 2 minutes pour que cette rencontre se prolonge et qu’une amitié naisse. J’ai juste le temps de faire cette photo qu’il disparaît pour réapparaître sur le trottoir.

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J’adore les chats, ce n’est un secret pour personne. Mais je vous avoue que j’étais assez mal à l’aise de m’être lié si vite à ce minou, enfin, cette minette attachante, car il n’arrêtait pas de me suivre tant et si bien que j’ai cru qu’il allait rentrer avec moi dans le bus !

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J’avais beau le prendre dans mes bras, marcher quelques pas (pas trop loin non plus, je n’avais quand même pas envie de louper mon bus et d’arriver en retard à mon travail) pour le redéposer plus loin, dans un jardin, sur un muret… rien n’y faisait, il revenait toujours tout près de moi, se frottant à mes jambes pour demander des câlins, encore et encore. Vu son aise pour se promener partout et surtout grimper sur le mur qui le conduit au-dessus de l’abribus, il doit appartenir à un voisin.

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Elle s’étire, tout à son aise :-)

Lui coller au train

ça ne doit pas être facile de marcher dans cette position et dans cette direction… il (ou elle ?) lui colle au derrière de manière tout à fait « pro », et celui qui mène la danse ne ralentit pas pour autant sa vitesse de croisière :-)

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Le gendarme est un insecte fascinant à observer… si si, il s’active, sans cesse, sauf pour bronzer au soleil, avec le risque de se faire écraser car il est partout celui-là !

Il paraît que l’accouplement est long, très long, c’est grâce à ça qu’on peut facilement le voir et… faire des photos cochonnes (rires). N’empêche, je plains un peu celui qui doit marcher, courir, en arrière…

Les légendes

Qu’est-ce qu’il se trame dans mon village ?

Il existe une légende sur la disparition d’un petit garçon. Une légende qui raconte qu’un enfant, tout blond, pas plus grand que 6 ou 7 ans, apparaît dans le puits interdit par temps de brume…

Cet enfant a-t-il vraiment disparu ? A-t-il d’ailleurs jamais un jour existé ?

Pourquoi le puits est-il interdit ?

Huuumm, que de questions… que d’étranges choses se passent là-bas… Là-bas pourtant n’est pas si loin d’ici.

J’aime les légendes, et vous ? En avez-vous de belles ou d’intrigantes à me raconter ?

Vivre dans un autre monde

Voilà, je reviens avec un « petit » mot à propos de mon week-end d’écriture… oooh c’est déjà fini, snif, snif.

Stéphane Van Hoecke, conteur et animateur d’atelier pour ces 2 jours est à connaître ! Il sait échauffer notre imaginaire, nous fait travailler sans en avoir l’air, et avec ça, toujours dans la bonne humeur, bref une ambiance extra ! Avec moi, il y avait 7 autres participants, de toute âge, d’horizons différents. Comme Stéphane jouait le jeu avec nous, ça a donné 9 imaginaires, 9 écritures, 9 styles, 9 villages tous différents mais oh ! combien intéressants.

Durant 2 jours, j’étais ailleurs, complètement plongée dans mon village. J’avoue en avoir rêvé la nuit de dimanche à lundi et que même la journée du lundi me fut un peu bizarre. Il me reste donc une chose à faire : le terminer. Oui, continuer à construire ce village bizarre, avec ses histoires et ses personnages, faire monter la sauce pour qu’elle prenne bien afin qu’un jour, je puisse vous la servir sur plateau de mots.

Alors, pour vous donner un peu l’eau à la bouche, je vous retranscris ici, mes premières idées quant à la consigne suivante :

Dans mon village, il y a :

  • un puits interdit
  • une fontaine orange
  • l’Impasse des Mésanges
  • un arbre aux branches immenses
  • une épicerie tenue par un ancien détenu
  • un facteur sourd qui cultive des crevettes
  • un cimetière d’animaux
  • et il y aura aussi ça (voir photo ci-dessous)

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Et bien d’autres choses encore, mais chuut, je ne vais pas trop en dévoiler pour le moment…

Plongée dans un univers ailleurs, j’ai beaucoup rigolé durant ces 2 journées, j’ai aussi cogité, et j’ai même failli pleurer (de tristesse). J’ai été emmenée dans des mondes extraordinaires, j’ai été étonnée, surprise, embarquée. J’ai écouté, j’ai aimé, j’ai été transportée.

Il me faut à présent revenir à la réalité… mais je peux toujours rêver, de temps en temps…

J’ai changé d’avis…

Mon petit week-end d’écriture était tout simplement : EXTRA ! En dernière minute, juste avant de partir le samedi matin (après avoir programmé l’article sur mon blog pour vous parler de l’extrait que j’avais choisi initialement), j’ai changé d’avis… car je ne voulais pas rentrer directement dans le thème de cet atelier qui était « Un village sans (100) histoires ». J’avais envie de proposer tout à fait autre chose, pour ne pas me focaliser sur le conte de Tomek et Hannah et leur rivière à l’envers.

J’ai donc choisi un passage d’une nouvelle d’un auteur belge : Bernard Quiriny, dans son recueil de nouvelles intitulé « Contes carnivores ».

wp-1460990262131.jpgJe vous en parlerai prochainement… des histoires décalées, hors de la réalité, un autre monde que j’adore et que je vais redévorer à nouveau dans une prochaine relecture :-)

Pour vous mettre en appétit, voici ce qu’en dit la 4ème de couverture :

« Un botaniste amoureux de sa plante carnivore. Un curé qui se dédouble dans différents corps. Une femme-orange qui se laisse boire par ses amants. Une société d’esthètes fascinés par les marées noires. Des Indiens d’Amazonie qu’aucun linguiste ne comprend... »

Donner sa langue au chat

Dans mes rêves, rien n’est impossible. Donner la langue à mon chat, c’est ce que j’ai fait, une nuit. Donc, même la nuit, mon imagination carbure à grande vitesse. Pour quelle raison ai-je fait ce rêve ? Je ne sais pas trop…

Dans mes songes, Vicky (l’un de nos 2 chats) était malade. Je la voyais apathique, la langue pendante, la respiration difficile… j’ai tout de suite su qu’elle avait bu l’eau spéciale du chien dans laquelle le vétérinaire avait mis un médicament transparent, inodore et sans goût pour soigner le petit chien blanc souffrant de problèmes aux reins (en août 2015, pour de vrai, Vicky a fait un « empoisonnement » aux reins suite au stress du déménagement, elle avait failli y passer).
J’informe vite le vétérinaire pour qu’il la sauve et au moment où je commence à pleurer, Vicky relève sa tête,  me rassure en me disant qu’il ne s’agissait que d’un malaise passager et elle me promet qu’elle n’a pas touché à l’eau du chien.

Le réveil était bizarre… mon chat n’avait pas trop l’air de savoir pourquoi je le regardait intensément. Elle n’avait pas dû faire le même que moi ! Je n’en reviens toujours pas Vicky parlait dans « ma » langue.

J’ai donc littéralement donné ma langue au chat, cette nuit-là ha ha

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