La première fois, le premier jour

Tell us about your first day at something — school, work, as a parent, etc.

Difficile de choisir le sujet de mon premier jour de…

Ma fille ayant fêté ses 18 ans cet automne, je m’oriente donc vers le premier jour où je suis devenue maman.

Sa naissance a été attendue, comme pour beaucoup de bébés, je l’espère. Même pour moi, femme qui ai porté dans mon ventre ce petit être durant quarante semaines, ce n’est que le jour où bébé a pointé le bout de son nez que je suis réellement devenue maman. Un autre « titre », une fonction qui n’en avait pour moi que le nom. Sentir ma fille bouger dans mon ventre, recevoir un piqûre dans le dos pour soulager les douleurs de l’enfantement, l’allaiter, me réveiller la nuit pour la nourrir et la changer, tout ça était peut-être naturel pour moi, même si c’était mon premier enfant, mais ce n’est pas pour autant que je me suis sentie « maman ». Je me sentais responsable de cet enfant, mon enfant, notre enfant. La faire grandir, la nourrir, la soigner, l’écouter, l’aider à s’endormir, la distraire, jouer avec elle, lui raconter des histoires, la laver, l’embrasser, la porter, sécher ses larmes, remuer ciel et terre pour retrouver son doudou, etc. tout ça s’est fait spontanément, normalement, l’instinct maternel était là, bien présent, un cadeau de la Vie pour moi.

La première fois qu’elle a dit « maman » ou plutôt « mama », là ce mot devenait plus concret. C’est elle qui m’a appelée ainsi, parce que c’est l’évolution naturelle des choses. Quand ce mot a pris naissance dans sa bouche et a commencé à vivre, là, je suis maman, sa maman.

Je suis maman. Enfin. Mais ce n’est qu’un son, deux syllabes. Un titre encore une fois.

Cela peut paraître étrange, Je ne suis pas devenue maman pour la première fois, du jour au lendemain. Je ne suis pas devenue maman parce que j’ai donné naissance à un enfant. Moi, maman, je me suis construite grâce à mes enfants. J’ai grandi maman avec eux. J’ai changé et je me suis sentie évoluée avec eux, tout au long des années qui passent.

Je serai maman peut-être encore bien longtemps. Ce sont mes enfants qui décideront si je serai encore leur maman ou une copine ou juste une adulte parmi d’autres, peut-être un peu différente parce que c’est moi qui était à leurs côtés depuis leur naissance.

C’est, il y a quelques années, un mot de ma fille, qui m’a ouvert les yeux. C’était un jour de « fête des mères ». Une occasion, une fête devenue obligatoire et qui a perdu un peu de son sens magique au fil des années à cause du rythme et des conditions de la vie moderne actuelle. Elle était déjà « grande ». J’avais le secret espoir qu’elle pense à moi d’une manière particulière, spontanément. La petite école était derrière elle et son institutrice n’était plus là pour lui rappeler qu’il fallait souhaiter une bonne fête à sa maman et plus tard, à son papa. Son papa le lui a donc rappelé discrètement. Et j’ai eu droit à un petit dessin vite fait avec les mots suivants :

Rien n’est jamais perdu tant que maman n’a pas cherché. Bonne fête maman.

Ces quelques mots m’ont arraché une petite larme d’émotion. Son petit frère, de deux ans son cadet, avait fait pareil, sauf que lui il avait écrit :

Merci d’être ma maman.

Aujourd’hui, à 16 et 18 ans, je suis devenue leur taxi pour les conduire à gauche et à droite. Leur cuisinière qui leur prépare à manger. Leur infirmière qui soigne les bobos et les maladies. On m’appelle encore pour chercher quelque chose, pour trouver quelque chose. Ils n’ont plus réellement besoin de moi, je ne suis plus indispensable à leur vie. Fini les câlins spontanés, les confidences, les heures de discussions sur un sujet commun, fini les balades dans la nature, main dans la main à nous émerveiller de la vie sauvage.

Je partage encore quelques rares loisirs en commun, comme avec ma fille, les visites au refuge. Je profite de ces instants, car arrivera bientôt le jour où elle s’y rendra toute seule…

Je suis maman grâce à mes enfants. Moi, maman, je change aussi. Je me sens maman pour la première fois, plusieurs fois : maman jeune, maman découverte, maman joyeuse, maman joueuse, maman soigneuse, maman lectrice, maman nourricière et moyenne cuisinière, maman rigolote, maman fofolle, maman taxi,…

Vision board ou mes bonnes résolutions pour 2024

Un petit carnet accordéon pour fixer et déterminer mes objectifs bien-être pour 2024. Il a été un peu long à faire, mais j’ai eu du mal à me décider sur la manière ainsi que sur le nombre de feuillets.

C’est intéressant de constater que mes « objectifs » et mes résolutions changent de jour en jour. Oh, disons que globalement, ils restent les mêmes, mais alors que j’avais fait une liste quelques jours plus tôt, au moment de couper, de coller, de chercher mots et images, voilà que certaines s’envolent et que d’autres arrivent.

Cette technique de « visualisation » est un arrêt sur le Temps. C’est la raison pour laquelle, on peut faire cet exercice, ce jeu, tous les jours et avoir des résultats différents, chaque jour ! Car chaque jour qui passe apporte avec lui des nouvelles, tantôt bonnes, tantôt moins bonnes.

Par expérience, je sais que je ne dois plus mettre des chiffres précis ou des dates fixes. J’ai toujours du mal à m’y tenir. Ainsi, je n’ai plus noté le nombre de livres minimum à lire. Je lis, j’ai toujours lu beaucoup et je sais que je lirai encore tout au long de ces douze prochains mois. Je n’ai même pas noté « Lire des livres », tellement ça me paraît évident. Mais à la place, j’ai trouvé d’autres astuces pour intégrer les mots « lire » et « livres ». J’ai même choisi en page de garde « mes bonnes résolutions livrées pour 2024 !

Je dis, je raconte, je conseille, mais… je ne suis pas mes propres exemples. Que viens-je de dire ? Que mon expérience des visions boards des années précédentes m’a fait prendre conscience que je ne respecte pas des dates ou des chiffres… et voilà que je me mets, que je m’impose une activité le jeudi matin et une autre le dimanche matin. Sans oublier que je note en couleur que je vais participer au Nanowrimo du mois d’avril ! Cela ne tourne vraiment pas rond dans ma petite caboche :-)

Beaucoup de choses tournent autour de la créativité et de mes loisirs, mes passe-temps. Je ne fais allusion ni à mes enfants, ni à mon couple, ni à mes parents et à ma famille, pas plus qu’à mon travail. Pourtant, il y en aurait des choses à « projeter ». Au moment où j’ai fait ce carnet accordéon pour 2024, je me sentais bien dans tous ces domaines, même s’il reste certaines inconnues dont je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants. J’ai voulu ces résolutions réalistes, positives, possibles.

Il existe d’autres souhaits, d’autres envies. Des projets plus grands, plus importants. Sensible à la lumière du soleil et à cette saison plus grise, je n’ai actuellement pas assez d’énergie pour décortiquer ces rêves. Peut-être qu’en avril, avec le Nano, si je le fais, je me projetterai vers l’un d’eux.

Les grands objectifs, s’ils nous semblent impossibles ou non réalistes (non réalisables), doivent être découpés en buts plus petits. Y mettre des étapes, faire par pallier, chaque chose en son temps, petit à petit.

Tandis que certains rêves doivent rester des rêves… sinon qu’aurions-nous pour rêver ?

Rendez-vous quelques mois plus tard, pour un retour sur ces objectifs 2024 😉


Mes envies et projets :

  • Me balader dans un parc/bois près de chez moi, 1x/semaine, le matin durant 2 ou 3 heures
  • Prendre plaisir à dessiner 1x/semaine, apprendre l’aquarelle, colorier, faire des esquisses
  • Publier régulièrement sur mon blog, développer mon audience, diversifier les sujets, rédiger de manière plus ludique, avec photos, images, dessins
  • Mieux utiliser mon appareil photo, le comprendre, utiliser les différents menus et programmes, je change mon regard
  • je continue à remplir mes carnets créatifs : haïkus, Mer du Nord (à terminer), lectures, Camargue, boîte avec les 3 carnets colorés (mots oubliés, anciens, inusités, …)
  • En avril, je participe au Nanowrimo, je partage mes avancées sur mon blog, avec des photos « du jour » faites avec l’appareil photo de mon nouveau Gsm
  • Je développe la lecture à voix haute, je découvre les enregistrements vocaux, avec les pauses, les intonations, les bruitages, etc. Je lis et j’enregistre mes propres histoires
  • Utiliser plus régulièrement le carnet créatif, 1x/mois minimum
  • Créer, choisir la dimension, le papier, le nombre de feuillets, la couverture, relier, mon propre carnet avec mes photos et des phrases positives, inspirantes, citations et proverbes
  • Aller 2x à la Mer du Nord en famille (ou en amoureux) : longues balades, me ressourcer, faire de belles photos, observer et admirer les oiseaux et la nature
  • Cuisiner plus diversifié, végétarien en faisant attention au cholestérol (je ne veux pas de médicaments chimiques)

écrire une histoire à partir de 4 mots

Souvenez-vous, début décembre, je vous lançais l’idée d’écrire une histoire avec 4 images, 4 mots. Les dés du jeu « Story Dice » sur mon application GSM ont été lancé. Clic ici pour voir les images. Les mots que j’ai intégré à mon texte sont donc :

  • personnage heureux
  • stéthoscope
  • clé
  • haltère

Condition particulière que j’ai rajouté : le texte, avec son titre et tous les espaces inclus, doit faire pile poil 2023 caractères.

Je me suis amusée, oui. D’abord à écrire cette histoire et vous verrez que j’ai oublié quelque chose dans ce texte, ensuite à demander à chat GPT d’écrire à son tour une histoire. Là aussi, vous verrez que l’Intelligence Artificielle a omis une règle du jeu. Par curiosité, je lui ai demandé d’écrire, deux jours plus tard, un autre texte. Même oubli, mais l’histoire est sensiblement, très sensiblement, différente.

Bonne lecture :-)

Monsieur Heureux
Monsieur heureux se promenait tranquillement dans les rues de son village, un sourire jusqu’aux oreilles sur son visage. Ce sourire l’accompagnait partout. Quand on lui demandait comment il faisait pour avoir toujours le moral, il répondait que le sourire était la clé de son bonheur. Aux pointilleux et aux sceptiques, il racontait volontiers l’histoire des muscles du visage utilisés quand il souriait : très peu. Contrairement aux grimaces de colère, à celles qui naissent à cause d’une tristesse ou d’un état émotionnel négatif, sourire ne demandait que peu d’efforts.
Monsieur heureux racontait cette histoire en mimant exagérément les grimaces. Ce qui faisait rire les gens. Rire était encore meilleur pour le moral que sourire. Monsieur Heureux était encore plus heureux.
Ce jour-là, durant sa balade quotidienne, Monsieur Heureux trouva un stéthoscope abandonné. Pauvre petite chose oubliée, l’objet semblait en bon état de fonctionnement. Monsieur Heureux, qui aurait tout aussi bien s’appeler Monsieur Curieux, mis le stéthoscope autour de son cou et s’amusa à écouter le cœur des fleurs, celui des pierres et même les poumons des lampadaires ! L’on devinait, par son visage expressif, que toutes ces vies éphémères et solides lui confiaient des secrets. Jamais Monsieur Heureux n’aurait imaginé entendre d’aussi incroyables histoires. Il était encore plus heureux que jamais.
Quand il rentra chez lui, il chercha quand même à identifier le propriétaire de l’objet. Il se disait avec raison que son propriétaire devait être si pas malheureux du moins inquiet, et ces émotions rendaient Monsieur Heureux triste. Et cela ne pouvait rester ainsi. Hélas, trois fois hélas, aucun nom ni signe distinctif ne lui permettait d’avancer dans sa quête.
Le lendemain matin, Monsieur Heureux, après avoir dormi avec l’objet sous son oreiller, eut l’idée d’interroger le stéthoscope lui-même ! Mais au moment où il écoutait ce que l’objet lui disait :

  • Toc ! Toc ! Toc !

Son propriétaire frappait à sa porte !

Les statistiques de Word indiquent 2023 caractères au total, titre et espaces inclus.
Trop forte je suis (rires)

Chat GPT du 07/12/2023

Une journée ordinaire commençait pour Jade, une jeune femme ambitieuse et passionnée par la médecine. Dès l’aube, elle enfilait sa blouse blanche, ressentant déjà une certaine excitation. Aujourd’hui, elle savait que sa patiente, Madame Lambert, allait lui remettre une clé, un précieux trésor, celui de la confiance.

Jade se dirigea vers la chambre de Madame Lambert, le stéthoscope autour du cou. Elle était toujours émerveillée par cette pièce où tant d’histoires de vie étaient racontées. Au fil du temps, elle avait développé une relation privilégiée avec ses patients, les accompagnant dans leurs souffrances et leurs joies.

Madame Lambert, une femme âgée au visage doux et ridé, était allongée sur son lit. Dès qu’elle aperçut Jade, un sourire attendri se dessina sur ses lèvres. « Bonjour, Docteur Jade ! J’ai une surprise pour vous aujourd’hui ! » s’exclama-t-elle d’une voix joyeuse.

Curieuse, Jade s’approcha, hochant la tête avec un sourire bienveillant. Madame Lambert sortit alors un petit trousseau de clés de sa poche et les tendit à Jade. Elle lui expliqua qu’elle lui confiait ainsi les clés de sa maison, symbole de son estime et de sa reconnaissance envers la jeune médecin.

Touchée par cette marque de confiance, Jade remercia chaleureusement Madame Lambert. Sa journée venait tout juste de commencer, mais elle avait déjà le cœur rempli de gratitude.

Lorsque Jade se rendit à sa pause déjeuner, elle se dirigea vers son centre de sport préféré, muni d’un sac contenant le trousseau de clés. Elle avait promis à Madame Lambert de prendre soin de son précieux trésor en pensant notamment à ouvrir régulièrement les volets de sa maison, pour lui donner l’impression d’être chez elle malgré son hospitalisation.

Son entraînement terminé, Jade se changeait dans les vestiaires lorsqu’elle aperçut Clara, une de ses amies, en train de soulever un haltère. Jade s’approcha d’elle, curieuse de connaître ses nouvelles performances.

« Tu ne vas pas me croire ! » s’exclama Clara en reprenant son souffle. « Je suis passée de 5 à 10 kilos en seulement un mois ! »

Jade, bien que fière de sa progression, garda son sourire humble. Elle se rendit compte que même au-delà de la musculation, la force peut se mesurer différemment. Sa force à elle résidait dans ces clés précieuses remises par Madame Lambert.

De retour à l’hôpital, Jade fut accueillie par la nouvelle de la guérison miraculeuse d’un patient. Elle se précipita vers sa chambre pour lui annoncer la bonne nouvelle. Le visage épanoui de son patient lui rappela que sa mission ne se résumait pas seulement à soigner des maladies, mais à apporter de l’espoir et de la joie.

En rentrant chez elle ce soir-là, Jade portait avec elle le bonheur d’avoir rendu service et offert du réconfort à ceux qu’elle avait soignés. Elle se coucha, ses rêves remplis d’amour et de gratitude. Demain serait un nouveau jour d’aventures et d’émotions, mais elle savait déjà qu’elle ne manquerait jamais de courage et de détermination. Car aujourd’hui, plus que jamais, Jade était convaincue qu’elle était une héroïne, celle qui pouvait changer la vie des autres grâce à son cœur et à son stéthoscope.

Texte sans titre et avec 3135 caractères,
mais les 4 mots/images sont bien présents et l’histoire tient la route

Chat GPT du 09/12/2023

Il était une fois un personnage heureux nommé Léo, un jeune médecin passionné par son métier. Sa journée commençait toujours avec le même rituel : il enfilait sa blouse blanche, accrochait son stéthoscope autour de son cou et prenait la clé de sa clinique. Chaque matin, il ouvrait les portes de son espace médical avec un enthousiasme débordant.

Léo aimait prendre soin de ses patients et les aider à retrouver un état de santé optimal. Il faisait preuve d’empathie et de bienveillance envers chacun d’eux. Il prenait le temps d’écouter leurs soucis, de les rassurer et de trouver les meilleures solutions pour les soigner. Son stéthoscope était son fidèle compagnon, lui permettant d’entendre les battements de cœur de ses patients et de détecter le moindre problème.

Après une journée bien remplie, Léo prenait plaisir à rentrer chez lui. Il vivait dans un petit appartement confortable situé au-dessus de sa clinique. Il rangeait scrupuleusement ses affaires dans son placard et se dirigeait vers son équipement de sport. Léo était un grand amateur de musculation et d’haltères. Les muscles saillants, il aimait travailler son corps pour se maintenir en forme. Chaque soir, il consacrait une heure à son entraînement, laissant de côté le stress de la journée.

Un soir, alors qu’il rangeait ses haltères, une petite clé dorée tomba de sa poche. Surpris, Léo la ramassa et remarqua qu’elle était différente de toutes les autres clés qu’il possédait. Elle était ornée de gravures mystérieuses et semblait avoir une histoire particulière.

Intrigué, Léo décida de mener une petite enquête pour découvrir l’origine de cette clé. Il fit des recherches et découvrit qu’elle était liée à un antique coffre datant du 19ème siècle. La légende disait que le coffre renfermait un trésor inestimable.

Guidé par sa curiosité, Léo se mit en quête du trésor. Il suivit les indices, les mêlant aux battements de cœur qu’il entendait à travers son stéthoscope. Chaque indice le rapprochait un peu plus de la vérité.

Après de longues recherches, Léo finit par trouver le lieu où se cachait le coffre. Il l’ouvrit avec précaution et fut émerveillé par son contenu. Le trésor était composé de livres anciens, de bijoux rares et d’objets précieux.

Léo réalisa alors que le plus grand trésor qu’il avait trouvé était celui d’avoir suivi sa passion et d’être heureux dans son métier. Les patients qu’il soignait, les moments de partage et d’écoute étaient autant de richesses qu’il avait accumulées au fil des années.

Le jeune médecin prit conscience que le trésor se trouvait en chacun d’entre nous, dans notre capacité à trouver le bonheur en faisant ce que nous aimons. Il décida de garder cette clé en guise de rappel, afin de toujours se souvenir de cette précieuse leçon.

Ainsi, Léo continua à parcourir son chemin avec le même enthousiasme et la même passion, toujours prêt à apporter sa touche de bonheur dans la vie de ses patients. Sa clé, son stéthoscope et ses haltères étaient devenus les symboles de sa quête du bonheur et de son amour pour la vie.

3031 caractères espaces compris,
mais les 4 mots/images sont bien présents et l’histoire tient la route


L’Intelligence Artificielle n’est vraiment pas bête. Les quatre mots ont bien été intégrés et la clé a été représentée de deux façons différentes : littéralement et symboliquement. Le héros est un médecin ou étudiant en médecine. Il y a une fois une femme, puis un homme, équité oblige ;-) Même si la notion du nombre de caractères n’a pas été respecté, je ne peux pas lui jeter la première pierre, car moi-même, prise par le jeu et l’histoire, j’ai oublié un mot ! Et je ne m’en suis rendu compte qu’après avoir fait la deuxième demande à Chat GPT ! De toute façon, je n’avais plus la « place » pour intégrer ce mot.

Je dis toujours, lors de mes ateliers d’écriture que j’anime, que les contraintes et les « obligations » quand on écrit un texte, sont là pour donner une direction. Si on sort du cadre, si on oublie une contrainte, si on voit le jeu sous un autre angle, ce n’est pas grave, tant que l’histoire est là, elle a le mérite d’exister, peu importe si on a suivi l’entièreté des règles ou non.

Adapter des contes : Noël

Depuis peu, je suis bénévole à la super librairie Regards Nature, à Liège.

Samedi prochain, le 16 décembre, je vais raconter des contes de Noël. Raconter et pas conter, même si je vais sans doute faire naître beaucoup d’images avec mes mots oraux, sans regarder le texte. Le texte. Mon texte. Oui, j’ai adapté deux contes issus du chouette recueil  » 1000 ans de contes de Noël », des éditions Milan. (Il existe toute une série de recueils « 1000 ans de – contes – comptines – chansons »)

Des contes avec des animaux. Bien sûr. Le premier avec de petites araignées sympathiques qui se désolent de ne pouvoir admirer le sapin décoré au salon. Bah, oui ! Pour installer cet arbre, il faut faire de la place et surtout, surtout, nettoyer et enlever toutes les poussières et toiles d’araignée qui traînent ! Heureusement, la magie de Noël va opérer…

L’autre conte, nous vient de Russie. Le conte de « La moufle » est bien connu. Je l’ai adapté en y racontant la venue d’animaux bien de chez nous : musaraigne, merle, écureuil, hérisson, renard, sanglier, cerf,…

J’ai repris des dessins que j’avais déjà fait avant, de nouveaux sont arrivés car je n’avais pas tout ce petit monde avec moi au moment de la réécriture de ces contes.

Dépendance affective, l’amour rend aveugle

Elle, c’était la nouvelle compagne de mon père.
Je n’avais pas compris, à l’époque, ce qu’il pouvait lui trouver. Elle n’était pas spécialement belle, ni gentille. Elle avait une odeur très forte, un parfum que mon père appréciait plus que de raison ! Elle ne criait jamais, mais ne m’a jamais prise non plus dans les bras. Elle n’était affectueuse et ne montrait ses sentiments qu’à mon père. À d’autres aussi, mais quand on a 10 ou 12 ans, on ne voit pas les autres comme on les voit à l’âge adulte.
Si elle était quasi transparente pour moi quand on se retrouvait seules à l’appartement, elle avait indéniablement un tout autre visage quand elle était avec mon père. Autant moi je l’évitais, je la fuyais, autant mon père se rapprochait davantage d’elle. Il ne pouvait se passer de sa présence. De la toucher, de la sentir, c’en était écœurant ça en devenait dégradant. Obscène.
Quand il était avec elle, c’était un autre homme. Elle exerçait sur lui une attirance et un pouvoir que moi, enfant, je ne pouvais comprendre. Ni rivaliser.
Il dépendait littéralement d’elle au point de ne plus voir que moi, sa fille, dépérissais sous ses yeux. Plus il était attaché à elle, moins il s’occupait de moi. Plus l’amour qui lui portait grandissait, plus le lien avec moi s’étiolait, se déchirait, se rompait.

Quand il était avec elle, il oubliait les soucis, les ennuis et les problèmes. Elle avait cette capacité à augmenter la confiance qu’il avait en lui, lui donnant une assurance que je ne lui connaissait pas. Quand elle était à ses côtés, plus rien d’autre n’avait d’importance. Il mentait pour elle. Il dépensait sans compter pour elle.
À un point tel, qu’à l’âge adulte, je ne reconnaissais plus mon père. 
Pourtant, d’aussi loin que je me souvienne, elle avait toujours été là. Très discrète au départ, sa présence ne m’avait jamais dérangée, inquiétée, intriguée.  Elle faisait en quelque sorte partie de ma famille.
Le temps passant, elle a pris de plus en plus de place. Venant de manière plus régulière s’immiscer dans ma vie, dans notre vie, s’imposant à notre quotidien.
Elle lui avait même fait croire que tant qu’elle serait à ses côtés, rien de grave ne pouvait lui arriver. Alors forcement, lorsque quelque chose de terrible m’était arrivé, c’était de moindre importance. Grâce à elle, il allait s’en sortir, lui. Autour de lui, c’était loin. Autour de lui, c’était un autre monde. Une autre réalité. Tant que ça ne le touchait pas directement, le monde pouvait s’écrouler autour de lui, il ne le verrait pas.
Quand on dit que l’amour rend aveugle, c’est pas des salades !

Plus tard, bien plus tard, j’avais appris qu’il l’avait souvent emmenée à son travail. Elle, sa compagne d’un-jour-pour-toujours, avait pu l’accompagner dans les bureaux, mais pas moi, ou alors seulement durant les occasions spéciales telle la fête de Saint-Nicolas ou autre événement de ce genre.
Ce jour-là, j’avais commencé à la voir différemment.
Oh ! Déjà bien avant, j’avais essayé de dire à mon père qu’elle exerçait une mauvaise influence sur lui. Qu’il était dépendant d’elle. Que sans elle, il ne pouvait pas vivre. Mais à ce moment-là, mon petit papa avait déjà changé. Il m’avait répondu,  dans un rire forcé, que j’exagérais, qu’il aimait bien sa compagnie en effet, mais qu’il pouvait très bien s’en passer.
Je me rappelle très bien ce jour où j’ai osé lui faire face et lui dire « papa, tu as un problème avec elle ». J’avais 16 ans. C’était un samedi matin. J’étais venue en vélo depuis l’appartement où je vivais désormais avec ma maman et son second mari, à 7 km de là. Environ 25 minutes à vélo. J’avais peur de sa réaction. Peur de devoir l’affronter ou plutôt de devoir le confronter face à « elle ». Mon petit papa m’avait dit que je ne devais pas m’inquiéter, qu’il gérait parfaitement la situation. Il niait tout en bloc, car sa compagne était là, dans la cuisine, à deux ou trois mètres de nous ! J’étais certaine qu’ils avaient déjà fait des choses ensemble car il avait son odeur à elle, repoussante. Il n’était pas 10 heures du matin, déjà il n’était plus lucide, déjà elle lui avait fait perdre sa tête !

Les années ont passé. 10 ans exactement se sont écoulés. Et alors que j’allais être maman pour la seconde fois, mon petit papa n’avait plus été à son travail. C’était un collègue qui m’avait prévenue. Je téléphonais à mon papa tous les mercredis, à son travail, car il n’avait pas de téléphone dans l’appartement et détestait l’idée (encore maintenant) de devoir dépendre d’un téléphone portable. Ce mercredi-là, depuis mon travail, c’est un de ses collègues qui m’a répondu. Il n’était pas venu au travail ni lundi, ni mardi, ni ce jour ! Il n’avait pas prévenu. Le travail, pour mon petit papa, c’était toute sa vie…

Avec effroi, nous avions constaté que sa compagne avait pris le dessus de sa vie. Non contente d’avoir déjà son portefeuille en contrôle, elle avait voulu avoir la vie entière de mon petit papa à elle.

Il a dû être hospitalisé. Devant le fait accompli, il n’a plus pu nier l’évidence. Il a rendu les armes et a suivi une cure pour être désintoxiqué.

Oui, aujourd’hui, cela fait 16 ans et demi (c’est important) que mon petit papa est sobre, qu’il ne touche plus à sa compagne, ni à aucune autre… bouteille d’alcool !

C’est devenu un autre papa. Avec des pertes de mémoire, avec moins d’assurance, moins de confiance en lui. Un autre papa plus hésitant, plus méfiant, inquiet et stressé tout le temps. À tout bout de champ.
Un autre papa plus aimant, moins distant, plus bavard.
C’est mon papa à moi !

Note sur cette histoire réelle :
C’est aujourd’hui, fin 2023, que je mets par écrit tout ceci. Tout simplement suite à une discussion avec mon petit papa. C’était hier… quand je lui faisais remarquer un autre petit trou de mémoire. Un trou aujourd’hui. Un autre hier. D’autres demain…
La mémoire est exceptionnelle, extraordinaire et complexe à la fois. Mon petit papa n’a pas de trou concernant cet épisode précis, en juin 2007 ! Ou alors seulement sur des détails.
Et alors qu’on lui faisait remarquer ce genre d’absence de souvenir, il nous a répondu « à cette époque, je vivais avec quelqu’un ». J’ai mis un certain temps avant de comprendre. D’ailleurs, pour tout vous dire, je lui ai posé la question : « avec qui ? » Mon petit papa étant un célibataire endurci depuis son divorce en 1983, j’ai eu peur qu’à mon tour, je ne connaisse des trous de memoire…
« Ma compagne, c’était la Bouteille »


Bravo papa, je suis si fière de toi.

🤗

Se lever avec les poules

Are you more of a night or morning person?

Indéniablement, je suis une « lève-tot ». Quel que soit le jour, de travail, de congé, jour férié, en vacances et même quand je suis malade, je quitte mon lit vers 5h45 au plus tard. Quitte à y revenir après quand je suis malade. À part dans cette dernière situation, mon lit ne me revoit pas avant le soir.

C’est sûr que vu l’heure matinale du réveil – sans le moindre réveil matériel pour me sortir de mes songes – je ne vais pas dormir très tard. Depuis deux à trois ans, le temps de sommeil nécessaire pour récupérer varie autour des 7h30. Souvent un peu moins, rarement davantage. Et le weekend, je fais une sieste spontanée de 20 à 30 minutes. Encore une fois, le réveil est automatique, je dirais presque biologiquement habituel.

J’ai la chance de pouvoir m’endormir généralement assez vite, naturellement. Et de me réveiller toujours à la même heure.

Je me lève et me couche donc avec les poules. Je pense qu’il serait idéal que la vie active se cale sur les heures du lever et du coucher du ☀️ On nous oblige à nous lever alors que le jour n’est pas prêt lui à faire son job. Et le rythme scolaire et professionnel sont tels, les « obligations » sont mises avec une telle pression, qu’il est impossible pour l’étudiant et le travailleur d’aller se reposer quand il est fatigué.

Et vous, quel est votre rythme de vie, vos habitudes ? Oiseau de nuit, plutôt rouge-gorge matinal ou moineau du milieu ?

Des images pour le dire

Les dés sont lancés. Rien ne va plus. Les jeux sont faits. Aucun moyen de retour en arrière.

Je vous invite à écrire un texte à partir de ces quatre images. Les conditions à respecter : 2023 caractères précisément, espaces et titre inclus 😉

personnage heureux – stéthoscope – clé – haltère

Votre histoire est à envoyer soit en commentaire de l’article soit par email à : ecrimagineATgmail.com

Pour la fin du mois, pour la fin de l’année 2023.

Amusez-vous bien et essayez de sourire pendant que vous réfléchissez.

Dés issus de l’application « story dice », version 1.02