Être dur à la détente

La mémoire, ça se travaille… il n’y a pas d’âge pour apprendre. Je suis un peu dure à la détente… tout ça pour vous dire que les noms des Pokemon, bah, j’ai du mal à les retenir :-)

Ces grandes vacances d’été pour les enfants sont sous le signe de ces petits monstres « de poche ». A défaut d’être partis en vacances, on a voyagé dans notre région, on s’est baladé, on a marché, on a rigolé, on a discuté, etc. bref, sans doute pas très excitant pour les enfants, mais je crois qu’ils vont quand même apprécier ces 8 semaines davantage que celles de l’année passée où diverses tuiles nous sont tombées sur la tête.

Quant à moi, j’ai beau avoir détourné le jeu Pokemon Go en bricolage de jeu de cartes et de jeu de société pour enfants, j’ai beau me balader tous les jours avec mes enfants pour qu’ils puissent attraper ces bê-bêtes colorées, j’ai beau jouer plus que de raison au Monopoly Pokemon que notre fils a reçu pour son anniversaire, je n’arrive décidément pas à retenir plus que 10 noms ha ha

Hier, ma fille a reçu un livre, un « pokedex », un genre de recueil où sont répertorié tous les pokemon (d’une région !), ça a la taille d’un dictionnaire ! Au secours ! Je crois savoir qu’il y a 150 pokemon dans le jeu « Go » qui se trouve sur mon téléphone, et qu’en tout, il en existe pas moins de 750, gloups… j’ai encore beaucoup de pain sur la planche.

J’avais déjà remarqué que depuis que le gsm est arrivé sur le marché, nous sommes beaucoup à ne plus faire l’effort de retenir des numéros de téléphones… Tout est enregistré quelque part, sauf dans notre mémoire. Il existe pourtant des tas d’astuces pour faire travailler notre mémoire et la « forcer » à retenir davantage… allez, on y crois :-)

L’ours colère

Je joue avec Tisser les mots, avec sa proposition numéro 65 :-)

L’ours colère

Dans un hôpital pour enfants, une fillette de 5 ans annonce à l’infirmière du matin venue lui prendre sa température que l’ours colère lui a parlé cette nuit. Il lui aurait dit que c’était bientôt la fin. L’infirmière pense tout de suite que l’enfant délire. S’il est vrai que Charlotte fait un peu de température aujourd’hui, les brûlures à son bras gauche et à sa main droite sont moins vives, la peau pique moins et les plaies deviennent moins laides. L’enfant va même pouvoir bientôt rentrer chez elle, si la fièvre n’est pas annonciatrice d’une infection ou d’un vilain virus.

Pour égayer un peu la salle des grands brûlés, des ours polaires ont été peints sur les murs. L’artiste, un infirmier aux multiples talents, a fait des ours souriants, avec de grands yeux malicieux et des visages ronds. Le peintre les a imaginés dans un paysage de glace avec des icebergs et bonhommes de neige. Les ours sont joyeux, ils font du toboggan sur une petite montagne, des galipettes pour les oursons, ils pêchent le phoque dans un trou de banquise, ils se reposent dans un igloo rigolo… Il y en a même un qui a été construit en 3D : quand on serre sa patte et qu’on dit « bonjour », une petite porte au ventre de l’ours s’ouvre et libère une glace à l’eau au parfum fruité.

Les enfants aiment bien ces dessins, ils pensent un peu moins à leur douleur, surtout quand ils mangent la glace et qu’ils jouent à « cherche et trouve » l’intrus : un ours blanc aux pattes brunes et aux yeux de panda a été dissimulé quelque part.

Charlotte a passé la matinée de la veille dans cette salle de jeux, avec d’autres enfants. Elle a donc côtoyé durant deux heures ces grands mammifères blancs et tout cet univers rafraîchissant.

coloriage oursUn infirmier, celui qui passe le soir et qui lui prend ses derniers paramètres de la journée, arrive. Pendant qu’il prend note de tous les chiffres qui montrent que Charlotte guérit lentement mais sûrement, cet infirmier lui raconte une petite histoire pour l’apaiser et la préparer au sommeil. Lucas, cet homme jovial et dynamique, fait ça avec tous les enfants de son service. Il met un peu plus de temps que ses collègues à faire son travail, mais on ne le rouspète pas, car les petits patients passent de meilleures nuits, plus sereines, plus tranquilles, grâce à lui. Lucas est aussi un artiste, c’est lui qui, quotidiennement, avant de commencer son horaire de nuit, rajoute un petit détail aux illustrations qui égaient son service : une étoile supplémentaire dans un coin, une oreille à un ourson qui est dissimulé derrière un glaçon, une tache brune qui entoure un œil, puis un autre, sur l’ours « intrus », une queue de phoque qui apparaît discrètement dans un nouveau trou sur la glace,… Lucas adore son métier et ne compte pas les heures supplémentaires. Ses journées, et ses nuits, sont variées et bien remplies. Les sourires des enfants valent pour lui les plus belles récompenses.

Alors, quand l’infirmière du jour lui passe le mot sur Charlotte et son ours colère qui lui a parlé la nuit en rêve, Lucas décide de changer son histoire du soir en séance de discussion. Peut-être la petite Charlotte ressent-elle de la colère mais qu’elle n’arrive pas à bien l’exprimer.

— Bonsoir Charlotte. Virginie m’a dit que l’ours colère t’a parlé la nuit dernière ? Peux-tu m’en dire un peu plus sur cet ours ? lui demande-t-il en souriant tout en ôtant son pansement pour vérifier l’état de la cicatrice à sa main.

L’enfant a un regard triste. Voilà près de dix jours qu’elle est là, dans cet hôpital, loin de sa maman qui travaille trop et qui ne sait pas rester avec elle, loin de son papa qui a horreur des hôpitaux et qu’elle n’a pas revu depuis son admission dans cette unité, loin de Igor, son labrador, son meilleur ami, son confident. Alors, d’une toute petite voix tremblante, Charlotte ouvre son cœur à Lucas, cet infirmier sympathique qu’elle voit depuis 5 soirs de suite.

— J’ai un chien, il s’appelle Igor. Avant, j’avais aussi un chat, Gribouille, mais un jour, il est parti et n’est plus jamais revenu. J’ai rêvé de Igor. J’aime mon chien, il me manque. Je veux le revoir.

— Oh ! Je comprends. Igor doit être gentil avec toi. C’est un petit ou un grand chien ? De quelle couleur est-il ?

— Il est grand, maman dit qu’il est un peu gros, c’est comme l’arbre à eau.

— Un arbre à eau ? répète Lucas qui croit avoir mal entendu.

— Oui, l’arbre à eau. Il est blanc, mais pas comme la neige, pas comme un ours colère, il est plus jaune. Mais pas jaune comme de l’or, plus clair.

Lucas ne comprend pas de quelle race est ce chien ni d’où vient cet arbre à eau, mais il pense avoir compris d’où vient l’ours colère.

— Un chien blanc-jaune pâle. Je vois. Un grand chien. Un gentil chien. Mais dis-moi princesse, dirais-tu que Igor est aussi grand qu’un ours polaire ?

— Oh non, les ours colères sont beaucoup plus grands, Igor est plus petit. Igor est un chien. Pas un ours.

— Ah oui, tu as tout à fait raison. Et que faisait Igor dans ton rêve ?

— Il était avec les ours blancs. Il devait retrouver le petit ours qui a les pattes brunes. Car sa maman l’attendait à la maison, dans son igloo. Igor et moi on joue souvent à cache-cache. Il est trop fort. Il est le meilleur. Il me trouve tout le temps. Dans mon rêve, il a tout de suite trouvé l’ours aux pattes foncées. Mais la maman de l’ours, la grande ourse colère, n’était pas contente qu’il était parti. Elle lui criait dessus parce qu’il avait sali ses pattes. Elle lui disait qu’il devait faire plus attention, qu’elle n’était pas là tout le temps pour voir les bêtises qu’il faisait.

Charlotte continuait d’expliquer son rêve avec tant de détails que Lucas comprit immédiatement ce que ressentait la petite fille. Charlotte se sentait coupable d’avoir voulu préparer toute seule le thé du petit déjeuner et de s’être brûlée avec la bouilloire ; elle pensait qu’elle était punie et qu’elle méritait que sa maman ne vienne pas la voir à l’hôpital parce qu’elle avait fait une grosse bêtise. Dans son rêve, la maman ours était en colère contre son petit, car il s’était sali les pattes en tombant dans de la boue.

— Tu sais Charlotte, cet ours blanc aux pattes brunes, il existe vraiment. Et ce n’est pas de la boue qu’il a sur lui. Il est différent, c’est tout.

Lucas expliqua à l’enfant que les prizzlys étaient un mélange entre un ours polaire qui est blanc, et un grizzly qui est un ours brun. P comme Polaire et le reste vient du mot « grizzly ». Un nouvel ours, différent, mais qu’on allait apprendre à découvrir et qu’on aimerait comme les autres. L’infirmier lui montra également que ses bras à elle étaient différents, mais que ce n’était pas pour autant que sa maman ne l’aimerait plus.

A cet instant précis la porte de la chambre s’ouvrit et Elizabeth, la maman de Charlotte, entra avec une petite valise en main.

— Voilà mon poussin. J’ai pu me libérer à mon travail, je viens dormir avec toi, et normalement, on pourra même rentrer ensemble demain ou après-demain à la maison. Ça c’est une bonne nouvelle, non ? lui dit-elle en l’embrassant.

Charlotte ne faisait plus de fièvre et elle sécha très vite ses larmes quand sa maman lui montra sur son gsm une vidéo d’Igor qui dormait sur son lit, dans sa chambre, à la maison. Il l’attendait.

— Un labrador, mais oui évidemment, dit Lucas en se frappant gentiment le front

« Labrador, L’arbre-à-eau… logique, non ? Comme ours polaire, ours-colère, comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? » se dit-il en notant dans un petit carnet que le prochain dessin qu’il rajoutera sur un des murs de la salle de jeux sera un arbre dont les feuilles seront des gouttes d’eau.

Sur la page suivante du carnet, Lucas y inscrivit tous les mots qui pouvaient ressembler, phonétiquement à OURS POLAIRE :

ours peau l’air – ours Paul air – bol d’air – colère – plaire – pair – plaie – polar – loir – peau claire,…

A cette allure, Lucas n’avait pas fini d’embellir les murs de l’unité des grands brûlés :-)

Quand un mot d’enfant devient inspiration

Ce matin, mon fils m’a raconté son rêve et c’est en y reparlant ce midi que j’ai réalisé que je pourrais intégrer un élément de son rêve dans le roman que j’écris ! L’inspiration vient d’où elle veut :-) Il y a un oiseau rare dans mon histoire, au vrai sens du terme…

Son rêve dans lequel il y a un lapsus, une confusion.

J’ai rêvé que j’avais un oiseau rien qu’à moi : un colibri. Et toi tu avais aussi ton oiseau, c’était une chouette aigrette. Ma soeur avait une mésange bleue. Mamy plein de petits oiseaux : des mésanges, de différentes sortes, des moineaux, et tout et tout. Papa, lui n’en voulait pas. Parrain et nanou avaient un oiseau pour eux deux : un grand perroquet rouge. Et papy une poule qui bouffe tout… elle mangeait même ses mégots de cigarettes. Mon cousin, un petit oiseau, un moineau, qui volait partout dans sa chambre, il volait partout autour de lui. Ma petite cousine n’en avait pas, elle est trop petite, mais elle pouvait jouer avec celui de son frère. Marraine et Philippe un bébé ara bleu. Même grand’Mamy en avait un : un hibou. Et moi, je visitais toute la famille. J’ai vu tous les oiseaux que vous aviez. Mais moi, j’avais le plus beau, un colibri !

C’est trop chou et très révélateur  :-) J’ai rigolé pour la poule de papy… papy est une bonne fourchette ha ha Et j’ai eu aussi un pincement au cœur quand il m’a dit qu’il a même vu Grand’Mamy avec un oiseau… elle est décédée il y a un peu plus de 4 ans.

A part cela, avez-vous remarqué le lapsus ? l’erreur ?

Merci à ma maman pour ce petit montage photo !

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Mon village au 1er juillet

projet village

Cela se passe de commentaire… sauf peut-être que le livre de Chris Baty, via le Nanowrimo, conseille, pour un roman, d’atteindre l’honorable chiffre de 50.000 mots en 30 jours.

Et juste encore un détail (je suis trop bavarde, je le sais), le document entier, c’est avec les 1ères idées écrites lors du week-end d’écriture !

Expressions Torsepied et clin d’œil

Les expressions relevées dans le livre Torsepied (clic pour avis de lecture) :

  • Chercher de midi à quatorze heures
  • Tuer dans l’oeuf
  • Prendre au pied de la lettre
  • Se coucher avec les poules
  • Pousser le bouchon un peu loin
  • Porter le chapeau
  • Être une poule mouillée
  • Être dur de la feuille
  • Prendre la poudre d’escampette
  • Se mettre martel en tête
  • Faire chou blanc
  • Être mené en bateau
  • Prendre les jambes à son cou
  • Se plier en 4
  • Être comme un coq en pâte
  • Se fourrer le doigt dan l’œil

Et le petit clin d’œil, c’est pour le nom de l’étrange chat… Otto l’a baptisé Chester, comme dans le chat d’Alice au pays des merveilles ;-)

Le pigeon descend du troll

Le pigeon descend du troll

Ce matin, en prenant la route habituelle du travail, en quittant ma maison, ma famille, et foulant l’allée de pierre qui traverse un petit coin de verdure, j’ai découvert une chose extraordinaire ! Stupéfaite par cette révélation, j’ai d’abord pris cette photo, puis, chemin faisant, l’image encore imprimée à l’encre invisible sur ma rétine, l’évidence est venue comme une ampoule qui s’allume lorsque l’on a une idée lumineuse et subite : le pigeon descend du troll !!

Bien que je sois certaine de cette information grâce à la photographie indiscutable qui ne jette aucun doute quant à son authenticité, je ne m’autorise pas l’honneur de le crier sur tous les toits… je n’aime pas attirer l’attention sur moi… Aussi, seuls mes fidèles lecteurs ont droit à cette nouvelle scientificofantastique, en primeur !

Le bébé pigeon, quand il naît, sort de l’œuf, presque nu et aveugle. De gros yeux globuleux tendent la fine membrane de la paupière encore fermée, la peau du visage est de couleur grisâtre est parfois remplie de plis, son bec, long, large et souple, semble disproportionné par rapport au reste de sa tête dodelinante et ses pattes quasi invisibles sont tellement faibles qu’elles ne portent pas encore les quelques grammes de l’oisillon fragile et entièrement dépendant des parents.

Quelques jours plus tard, le duvet s’étoffe et des plumettes jaunes poussent un peu partout, disparate, sans aucun ordre nous semble-t-il… Oui chez un pigeon, du jaune poussin !

Et c’est à ce stade que les gènes du troll apparaissent momentanément. Les oreilles, qui normalement sont inexistantes (il n’y a qu’un trou habituellement), poussent en pointe ! C’est en effet à cet âge que le pigeonneau passe en phase « sale caractère ». Encore incapable de se débrouiller seul, il peut néanmoins rendre la vie impossible à ses parents en poussant sans cesse de petits cris plaintifs faisant croire à une mort imminente par famine. Il va jusqu’à tendre son cou pour donner des coups de bec afin de faire semblant qu’il est prêt à dévorer n’importe qui et n’importe quoi ! Un vrai troll en somme, n’est-ce pas ?

Si vous en doutez encore, sachez que certains comportements dignes d’un sale caractère ont été rapportés par certains éminents ornithologues (coups de becs qui se perdent dans une fraternité, excréments déposés sur la tête des plus jeunes, expulsions hors du nid, coups de patte qui se perdent trop régulièrement, ailes tordues dès que les parents ont le dos tourné, etc). Néanmoins, ne voulant pas faire dans l’anthropomorphisme, ces agissements ont été interprétés d’une autre manière afin de rester plausible au regard du plus grand nombre de la communauté scientifique.

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Un texte tout à fait abracadabran, je l’assume  :-)  … au départ d’une photo… que ce pigeonneau repose en paix… dans l’estomac de je ne sais quelle bête (chien, chat, souris, rat ou oiseau ??)