À Noël, on redécouvre des jeux merveilles

Cette année, pour Noël, on sort nos jeux de société du grenier !

Avant, on jouait régulièrement. Depuis quelque temps, deux ou trois ans, on joue moins souvent : travail, école, train-train quotidien, ont le dessus. On ne prend plus le temps de s’amuser comme avant.

Alors, hop ! Tout ça redescend au salon pour une fiesta de jeux sympas :

  • Donjon de Naheulbeuk
  • Stratégie
  • Jeu d’échecs
  • Jeu de dames
  • Monopoly
  • Scrabble
  • Carambole
  • Qui, quoi, où
  • Touché coulé
  • Addict color
  • Times Line
  • Salade de cafards
  • Uno
  • Variété de jeux de cartes « défi animaux »

Et d’autres encore.

Le choix ne va pas être facile. Choisir, c’est renoncer. Je vais essayer de remettre en place un moment durant le weekend où nous allons dépoussiérer ces nombreux jeux.

Pour Noël, j’ai imaginé un premier jeu commun qui plaît à tout le monde : Donjon de Naheulbeuk. Ensuite, un autre jeu où nous pouvons jouer à quatre et dans lequel il y a un gagnant. Le gagnant pourra choisir le prochain jeu et son ou ses adversaires. Après, on fait une tournante de façon à ce que chacun de nous puisse jouer à son jeu « favori ». Eh oui, chez nous, c’est souvent les garçons qui gagnent aux jeux.

Et si pour moi, le principal, c’est de jouer et de m’amuser, pour notre fille, c’est une autre histoire. Elle joue pour gagner et n’aime pas perdre. Personne n’aime perdre, mais elle, elle râle, elle trouve une excuse, elle dit que l’un ou l’autre a triché, etc. Elle excelle dans certains jeux de rapidité et de mémoire. Hélas, elle a hérité de ma piètre performance en stratégie. Les garçons, eux, sont des champions dans ces domaines.

Heureusement, on a absolument de tout. À elle de choisir son ou ses jeux qu’elle préfère.

Un petit pépin qui a bien poussé

Il y a quelques semaines, je découvrais le sympathique concours d’écriture « Pépin d’Esneux », initié par le CCPL (Conseil Consultatif pour la Promotion de la Lecture) d’Esneux-Tilff.

Qu’est-ce qu’un pépin ?

Un pépin est une courte histoire. Une très courte histoire, maximum 400 caractères avec titre et espaces inclus !

Cette année, le thème était l’eau, « haut », « ô », « oh ! », etc.

J’ai donc écrit un pépin. Puis deux. Puis trois. Et pour finir, quatre. Il n’y avait pas de limite quant au nombre de pépins à envoyer.

Fin novembre, j’apprenais que l’un de mes pépins avait tapé dans l’œil du jury. Il a poussé son petit bonhomme de chemin et a été lu et apprécié par les membres du jury. Sur près de cinquante pépins, il s’est fait remarquer. Bravo petit pépin. Petit pépin deviendra-t-il grand ?

Il a été proposé en lecture à tous les participants. Il n’a plus fait de son nez et n’a pas été choisi pour recevoir un prix (chèques lecture). Mais le jury a tenu à ce qu’il soit déclamé en public. Oh ! Chique !

Je soupçonne que tous les pépins aient été déclamés à voix haute. Hélas, je n’ai pas eu l’occasion de l’entendre vivre de la voix d’une des personnes qui lisait les textes. Je suis en effet arrivée un peu après le début des festivités, car ce jour-là, je racontais des contes de Noël à des enfants.

Qu’importe, le voici. Certaines et certains d’entre vous le reconnaîtront peut-être : je suis partie du premier conte que j’ai travaillé à l’oral « Le vautour et l’épervier ». Originaire d’Afrique, par Allassane Sidibé.

Un conte

Un épervier affamé. Un vautour patient. L’épervier imite le vautour. Le vautour plane dans le ciel. L’épervier bat frénétiquement des ailes. Le vautour se pose sur une branche. L’épervier atterrit brusquement à côté. Le vautour attend. L’épervier est impatient. Il vole haut et vite. Le vautour mange l’épervier épuisé. Tout vient à point à qui sait attendre.

Écrire un texte avec Story Dice

6 dés, 6 images, 6 mots.

Dans l’ordre d’apparition, de haut en bas, de gauche à droite ou d’abord de gauche à droite et puis de haut en bas.

Court. Bref. Direct. Privilégiez le sens de l’ouïe dans votre histoire.

Cette proposition d’écriture s’autodétruira sur votre simple volonté.

Demain, est un autre jour.

Ne procrastiner pas et … Écrivez 😄

Écrire un texte d’après une image

Tout est dans le titre.

Voici l’image proposée. Vous pouvez la recadrer, la rogner, la tourner, etc. Libre à vous et à votre imagination de la retravailler comme vous voulez.

Chacun et chacune peut y voir une image différente, un objet, un mot, un animal, un mouvement, un logo, …

Cela peut illustrer une citation, une expression, ou être le début d’une belle histoire. Poème, chanson ? Tout est bon, pourvu que vous le partagez avec nous.

À votre plus belle plume. Prêt.e ?

Partez !


Un haïku de Cigalette, ma maman

Dans l’eau turquoise

Chorégraphie de poissons

Luminescence

Rétrospective 2023

L’année 2023 n’est pas encore terminée. Mais j’ai déjà envie de me féliciter et de voir tout ce que j’ai accompli de merveilleux ces douze derniers mois.

Se faire des louanges, de féliciter, se congratuler, s’encourager, se gratifier, est indispensable pour booster sa confiance en soi et s’émerveiller de toutes les magnifiques choses que l’on a fait, que l’on entreprend, que l’on projette.

2023, l’année du recul, du plaisir et du calme

  • je suis bénévole dans une librairie naturaliste près de chez moi (livres et nature en même temps !)
  • j’ai beaucoup marché durant mes vacances, émerveillé de la nature, fait de belles photos
  • j’ai donné naissanve à de chouettes dessins dans mes carnets
  • beaucoup de livres ont été lus, pas mal de coups de cœur et surtout de l’évasion
  • j’ai acheté plus de livres en occasion qu’en neuf
  • j’ai donné beaucoup de livres
  • j’en ai vendus aussi un certain nombre
  • j’ai remporté un marché public, le 1er pour moi, autour de l’animation de 6 ateliers sur le carnet créatif & expressif
  • j’ai réalisé de supers carnets reliés main, apprentissage et créativité (Double-Page Redu)
  • j’ai restauré une ancienne BD, un livre de contes et un autre de chansons (Double-Page Redu)
  • j’ai recommencé mes ateliers écrimagine avec la coopérative Smart
  • j’ai rebondi après un contre-temps qui m’a déstabilisée, j’ai appris à suivre mon propre chemin, j’ai fait d’intéressantes rencontres
  • j’ai découvert comment déplacer des moutons (ils sont champions à la course)
  • après plusieurs Covid, j’ai récupéré toute seule ma voix, comme une grande (après logopédie)

Mes dessins & croquis
(+ le carnet relié spécial « vacances à la mer »)


Mes envie que j’avais notées le 29/12/2022 :

  • lire tous les livres de ma PAL, environ 32 livres fait (et même +)
  • faire 6 marque-pages pour mes livres préférés que je vais relire (romans, manga, BD, etc.) : fait un seul
  • réécrire + illustrer 3 de mes nouvelles parues dans mon livre « Un oiseau peut en cacher un autre » Une seule histoire réécrite, zéro illustration !
  • réécrire + illustrer une de mes nouvelles de ma série humoristique « Les aventures de Mérédith » zéro pointé
  • dessiner 12 animaux, 12 fleurs, 12 personnages kawaii ou connus : dessiné 18 animaux, 3 fleurs, 2 champignons, 1 plante et 6 personnages kawaaï (dont 3 encore laissés au crayon)
  • participer à un atelier de dessin naturaliste de Isapi « Les ateliers du Scraboutcha vert » : annulé/reporté
  • terminer de traduire l’album de Bob et Bobette que j’ai en néerlandais « Cygnes blancs, cygnes noirs » j’ai avancé, mais pas terminé et abandonné
  • projet de carnet, livre, recueil, agenda… sur les animaux du refuge « Animal sans toi…t » à vendre au profit de cette super asbl oups, pour 2024 ?
  • assister à la réparation d’un livre et essayer de soigner les livres blessés que j’ai chez moi j’ai réparé 3 livres à Redu
  • publier sur mon blog un article hebdo dans la rubrique « Un dimanche, un oiseau » 2 articles « complets » sur un oiseau en particulier ou une famille (le troglodyte, les ardéidés) + 2 longs articles sur mes séjours en Camargue et à la mer du Nord.

Mes résolutions étaient

  • limiter mes dépenses liées aux livres et revues : oui, j’ai moins dépensé, mais pas compté
  • manger moins de sucres : mes thés sont sucrés avec du sirop d’Agave, je mange moins de biscuits et ceux-ci sont des biscuits pour « diabétiques »
  • marcher davantage : moyen, mais quand même davantage qu’en 2022, car beaucoup marché durant mes vacances et le matin de mon anniversaire
  • être moins stressée dans la conduite automobile : oui, je suis un peu plus zen et j’ai osé faire de longs trajets toute seule
  • oser sortir de ma zone de confort – qui va de pair avec –
  • avoir davantage confiance en moi : j’ai remporté et accepté un marché public pour animer une série de 6 ateliers dans un thème que j’aime mais que je ne maîtrise pas à 100 %

Mes photos (sélection)


Bilan… Et pour 2024 ?

Je suis contente de mon année 2023. J’ai ressenti moins de pression, j’ai pris un peu d’assurance, j’ai réussi à prendre du recul sur certains événements.

En relisant mes projections et mes envies pour 2023, celles que je n’ai faites qu’à moitié, à peine débutées ou pas faites du tout, j’ai envie de faire une mise à jour pour 2024.

–> projet de livre à vendre pour Animal sans Toi … t

–> réécrire quelques nouvelles sur les oiseaux, sur ma série humoristique avec les insectes + en illustrer une ou deux

C’est en étant contente de moi et sans aucun reproche que je vise 2024, dans la sérénité.


Mes petits carnets fait à Redu, à l’atelier Double-Page


Mes projets et mes envies pour 2024 : voir article « vision board 2024 » (clic clic clic)

L’histoire d’Helen Keller

Une petite fille. Une petite fille qui grandit. Et puis, tout à coup, elle se retrouve en prison. Enfermée dans son propre corps, suite à une maladie. Aveugle. Sourde. Muette. Du jour au lendemain, elle n’est plus rien. Elle n’a pas deux ans. Elle ne comprend rien à ce qui lui arrive. C’est tout le temps la nuit. C’est tout le temps le silence.

Alors, la petite Helen développe de manière extraordinaire un autre sens : celui du toucher.

À cinq ou six ans, ses parents hésitent : on l’enferme chez les fous (son père) ou on essaye de l’aider, car elle semble très intelligente (sa mère) ?

Les parents essaient tout, en vain. On leur recommande untel spécialiste ou untelle autre. Et puis, un jour, quand Helen à 5 ou 6 ans, débarque Anne, une jeune femme à peine adulte. Atteinte elle aussi d’une déficience visuelle progressive, la jeune femme veut à tout prix sortir Helen de sa prison. Ce sera sans doute long et difficile, mais elle veut y arriver. Pour elle. Pour pas que cette enfant souffre comme elle a souffert, elle.

Et elle y arrivera.

Quelle leçon de vie !


Helen Keller est une histoire vraie. Quand j’ai vu ce titre dans une librairie, je n’ai pas hésité. Le nom me disait quelque chose, mais impossible de m’en souvenir. Peut-être avais-je entendu parler d’elle, à l’école ?

Helen Keller est née en 1880 et est décédée en 1968. Elle a eu une vie difficile, compliquée, mais extraordinaire et passionnante. Grâce à sa volonté, à sa force de caractère, à son intelligence et à sa détermination, elle a été une autrice reconnue et une conférencière qui a voyagé énormément. Elle vivait de passion, elle apprenait avec avidité et rapidité, elle adorait les animaux et forcément, de par sa condition, sa situation, sa santé, elle a défendu et aidé de nombreux enfants et femmes.

« Cela peut vous paraître incroyable, mais jusqu’ici, avant cette lecture, avant de faire connaissance avec cette enfant, cette femme extraordinaire, je ne savais pas que répondre quand on me disait « à qui voudrais-tu ressembler ? Qui est-ce que tu admires ? Quelle est ton héroïne célèbre ? »

Aujourd’hui, j’ai une réponse : Helen Keller !

Le livre que j’ai lu (clic, sur Babelio)

Un livre que je vais lire prochainement, son livre, celui qu’elle a écrit, elle, et qui raconte sa vie ! (aussi sur Babelio)

Prescrire de la lecture

La lecture soigne.

La lecture comme médicament, quel bond de géant dans le traitement des maux. J’en parle dans un précédent article datant de 2022 (clic). Ce qui est excellent dans ce médicament, c’est qu’il peut être gratuit (emprunt à la bibliothèque, trouvaille dans les boîtes à lire, cadeau, etc.), qu’il n’est pas cher si on aime avoir ses propres livres, qu’il est déclinable à l’infini et qu’en plus d’être 100 % naturel, il n’a vraiment aucun effet secondaire !

Le temps de lire comme le temps d’aimer dilatent le temps de vivre.
Daniel Pennac

Cela fait deux ans environ que je lis des articles sur la bibliothérapie, sur la lecture qui soigne. J’ai lu le TFE (Travail de Fin d’Étude) d’un futur médecin généraliste en France dans lequel il était question de prescription de lectures par les médecins généralistes. Je me disais que cela devrait aussi exister chez nous, en Belgique. Je pense que l’un ou l’autre médecin fait ce genre de choses dans mon pays. Mais je n’ai pas été chercher plus loin, je n’ai pas demandé.

Près de chez moi, il y a Éloïse qui a développé son métier, sa passion : bibliothérapeute : ateliers de lecture, d’écriture, partages et échanges autour des livres. Le mot qui délivre, tout est là, tout est dit.

Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l’exercice du corps.
Emmanuel Krant

Et puis, il y a une librairie, près de mon travail, qui a vu le jour « post covid ». L’escale, porte elle aussi très bien son nom : librairie, ateliers créatifs, rencontres littéraires, dédicaces, club de lecture… Et… Et… Prescripteur de lecture !

Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux.
Jules Renard

Je travaille avec des médecins généralistes. Je suis secrétaire. Une « petite » secrétaire, mais une secrétaire passionnée, curieuse, avide de lectures et d’écriture. Et voilà que mon patron me montre une prescription particulière. Son épouse, médecin aussi, a reçu cette magnifique pensée, invitation à la lecture, pour soigner un manque d’évasion. Ils ont beaucoup de travail en ce moment. Ils soignent énormément de gens. Mais eux, qui les soignent ? Qui prend soin d’eux dans ce rythme de vie effréné ? Car oui, les médecins peuvent aussi tomber malades. Et certains continuent malgré tout de travailler, d’aider, de soigner leurs patients parfois impatients.

Sa première, et « ma » première prescription de lecture. C’est génial !

La lecture est la clé de bien des évasions.
Stéphane Théri