Déterrer un… mini texte

Mes yeux parcourent les entrailles de mon ordinateur. Par cette matinée déjà bien chaude (21°C sur la terrasse à 9h00), voici deux petits textes écrits début mai… quand il faisait frais, ha ! ha!

Je sens les pattes chaudes de mon chat sur mes jambes empyjamatées. La vibration de son ronron est apaisant et réchauffe le salon refroidi par une nuit glaciale et humide. Le félin se couche enfin sur mes genoux sans pour autant trouver sa position préférée : il veut encore une petite dose de câlin. Repus par ce moment de complicité, dans un nouveau sommeil, il va pouvoir enfin sombrer.

L’agenda était bien chargé, tant et si bien qu’elle n’a rien écrit de la journée. Pas su se poser, pas su se reposer, pas deux lignes, elle a su aligner.

Il/Elle n’est plus là… et pourtant…

À toi, Mona. À toi, Jean-Pierre. À toi, Frédéric. À toi, Pascal. À toi, Georgette. À toi, Florence. À toi, Roger. Et à tous les autres partis vers un autre ailleurs. Si loin de nos yeux, mais si proche de nos cœurs.

Il est petit, il est grand.
Il est coloré, il est blanc.
Il est musique, il est vent.
Il est lourd et léger pourtant.
Il est calme, il est bruyant.
Il est tantôt caché, tantôt impressionnant par sa personnalité dévoilée.
Il est masculin, il est féminin.

Lui, elle, un esprit, un souvenir, une présence, un nom, un grand vide qui se crée ou qui nous remplis de tant de tristesse.

Un enfant, un parent, un ami, un amant, un amoureux, un époux, une femme, un bébé.

Dans le ciel, dans la mer, dans la terre ou dans les étoiles, elle est toujours là, présence réconfortante, présence absente, présence envahissante, présence passionnante.

Un souvenir, un sourire. Une anecdote, un rire.
Des moments partagés… à garder… pour l’éternité.

Tantôt écrasé par le chagrin, tantôt dissimulé derrière les chutes de nos larmes, tantôt pressant nos cœurs devenus si gros, si lourds, si petits tout à coup, qu’on ne le voit pas tout le temps, on ne la devine pas aisément.

Pourtant il est là.
Elle aussi.

Si près de nous. À côté de nous. Devant nous. Avec nous.

Pensez à cette brise soudaine, à cette musique de fond, à ce parfum discret, à cette présence impalpable… Tous ceux que l’on a aimés, ceux partis parfois trop tôt, partis dans la douleur ou dans la peur, dans la légèreté ou dans la liberté, sont là. Toujours. Dans nos pensées, dans nos rêves, dans nos discussions, dans nos souvenirs, sur nos photos et vidéos…

 

PS : J’ai « travaillé » 1 jour comme hôtesse d’accueil dans un crématorium. Un petit jour. Un seul. Mais ce jour à suffit pour remplir mes pensées d’une attention particulière pour eux, ma famille, des parents, mes amis partis trop tôt, partis dans la souffrance ou partis vers une nouvelle liberté.

Contes des Particuliers

Titre : Contes des Particuliers
Auteur : Ransom Riggs
Traducteur : Sidonie Van Den Dries
Édition : bayard jeunesse
Genre : recueil de contes, jeunesse
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 176
Note personnelle : 10/10

10 contes pour une note identique. J’ai adoré ! J’ai dévoré ! J’en redemande !!

Dès le début, on est « à fond » dans le livre, car c’est Millard Nullings, cet enfant particulier qui sait se rendre invisible, qui nous explique la raison d’être de ce livre. Un recueil indispensable pour encore mieux cerner le monde extraordinaire des Particuliers, depuis le début, ou presque, de leur apparition. Où l’on comprend enfin comment se forme une boucle intemporelle et qui l’a découverte et qui l’a créée. (merci à la première Ombrune)

Si vous êtes végétarien, je vous conseille de passer la première nouvelle… quoiqu’il n’est pas question de manger des animaux, ici, ou alors une sorte très particulière que l’on appelle : humain.

Si vous aimez les contes de prince, de princesse et d’amour, vous ne trouverez votre bonheur non pas au 2ème mais au 4ᵉ titre, cela devrait vous plaire, car il finit par « Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps ». Il y a aussi des géants très particuliers, des pigeons pas gentils mais qui finissent par comprendre les travaux des humains, une enfant qui dompte les cauchemars, un autre qui se transforme en n’importe quel animal dès que sa famille ne l’aime plus, un garçon qui dompte les vagues et les courants et d’autres titres, tous remplis d’extraordinaire, d’impensable, de fantasmagorique !

J’en viens à me dire que l’auteur à une telle imagination, qu’il parvient à nous embarquer si facilement dans son monde particulier que je le soupçonne d’être un peu différent de nous :-)

Je suis une vraie fan qui en redemande.

Ce titre, tout comme la trilogie des Enfants Particuliers de Miss Peregrine, est un chef-d’œuvre rien que par son objet : la couverture, rigide, est enluminée par des illustrations gravées dans le papier. Couleur or pour la couverture, couleur encre pour l’intérieur. L’épaisseur et la qualité du papier fait que l’on pourrait croire à davantage de pages, mais c’est très agréable de tourner ces feuilles un peu épaisses, décorées et mises en page de la sorte. Un vrai travail qui vaut bien les quelques euros supplémentaires que coûte un poche.

Je donne rarement des notes de 10/10, mais je ne vois vraiment pas pourquoi est-ce que je donnerais moins, il n’y a rien qui me déplaît en ce livre particulier !

Je remercie ici mon nouveau magasin de mon quartier : La Parenthèse. Cela faisait bien des mois que j’hésitais à me procurer ce titre, mais ma PAL étant déjà bien remplie, je repoussais à chaque fois le jour de cette acquisition. Puis, en parlant un peu avec l’un des vendeurs (il m’a conseillé de bonnes séries BD pour mes enfants), qui pourtant ne connaissait pas ce titre, je me suis laissée faire en le commandant. Je l’ai reçu rapidement et je ne regrette nullement cet achat compulsif.

être plongé dans un roman… jusqu’au cou

Ah ! Que j’aime cette sensation d’être DANS un livre jusqu’au cou… plus rien n’a d’importance autour de moi, je n’entends plus rien, je ne fais qu’un avec les mots des pages qui défilent sous mes yeux.

Et quand je ferme mon livre, je découvre un vrai déluge au-dehors !! Grêlons, averse, vent à décorner un boeuf… y avait pas ça dans mon bouquin ! Ha !Ha !

Texte pressé avant de dormir

Alors que je n’ai plus écrit grand chose de créatif ces derniers temps, voilà qu’un soir caniculaire, alors que le soleil est déjà couché, mais que le thermomètre affiche une température supérieure à 28 degrés dans la chambre, les mots ci-dessous sont venus me surprendre par leur vérité et intensité.

Mon licenciement n’est que l’enveloppe du cocon dans lequel une profonde tristesse s’est installée en chrysalide.

La nymphe, ce sentiment que l’on nomme bonheur, a émergé un jour de soleil.

Ma chenille de mauvaise humeur fabriquait sa réserve de larmes pour inonder mes joues épuisées par des jeux de sourires figés depuis trop longtemps.

Aujourd’hui, mes yeux pétillent d’une liberté retrouvé.

Légèreté.

Séraphin et les animaux de la forêt

Un petit passage dans ma boutique BD, m’a permis de trouver cette superbe bande dessinée, magnifiquement illustrée :

Séraphin et les animaux de la forêt. Scénario : David Chauvel & Jérôme Lereculey. Dessins : Jérôme Lereculey et mise en couleurs par Cédrine Louise. Album paru aux éditions Delcourt, 2008.

Une 60taine de pages où Séraphin le petit lutin nous donne plein d’infos sur la vie de ces animaux en forêt : leur durée de vie, ce qu’ils mangent, comment ils vivent, comment ils chassent, combien certains peuvent courir très vite, etc. Les illustrations sont tout simplement féériques, justes, précises, belles, et les couleurs collent à la réalité. Un très joli ouvrage. Les explications ne sont pas compliquées et adaptées aux jeunes lecteurs (collection jeunesse)

Un vrai coup de coeur pour cette « BD » que je classerais davantage dans les ouvrages d’informations, superbement illustrés.

Merci BD Liège ;-)

BD Seraphin ani (2)BD Seraphin ani (3)BD Seraphin ani (1)BD Seraphin ani (5)BD Seraphin ani (4)

L’évolution de la BD Bob et Bobette

L’évolution des Bob et Bobette

Roulement de tambours… J-5 : le nouveau visage de ma BD préférée !

Eh oui ! Il faut s’adapter à tout, même à l’évolution de nos personnages imaginaires que l’on aime tant. Voici quelques photos avec des albums de bandes dessinées que j’ai chez moi.

Je parle en tant qu’amatrice, fan de cette série de BD. Je ne vais pas parler chiffres ou statistiques ici, des photos et quelques infos pour expliquer les différences, les changements dans la vie de cette bande dessinée qui existe depuis 1945 !

Le papa d’une amie de ma fille m’a donné les quelques Bob et Bobette qu’il avait encore chez lui. Dans ceux-ci, un album en bichromie édité en juillet 1966 : Le singe volant. En page d’introduction, les visages des héros : contents, fâchés, surpris, rigolant, réfléchissant, etc. Les pages sont numérotées et sont au nombre de 56 en tout. La dernière case est celle reconnaissable entre toutes , la fin de l’aventure avec le clin d’œil de Bobette. En 4ème de couverture, seuls Bob et Bobette sont représentés et un cadre avec les titres des albums et leur numéro correspondant ainsi que ceux de la série à part « Jérôme », du même auteur.

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Album édité par les éditions Standaard

Ensuite, deux albums de 1977 : un numéro « normal « : La fleur de la jungle et un spécial (55 pages), un supervolume (80 pages) : Le Rapin de Rubens. Editions Erasme cette fois-ci.

Le supervolume aurait pu être édité en « hors série » tant les différences de couverture et de visuel sont grandes : en 3 mois qui séparent l’impression de ces 2 albums, les numéros de pages ont disparu, la page d’introduction représente une fois Bobette et Bob, et Bob et Bobette, la 4ème de couverture est une « normale » représentant la célèbre pyramide des héros avec la liste des titres dans un cadre blanc, tandis que l’autre est une vraie illustration supplémentaire avec un résumé de l’histoire et la présentation des personnages spéciaux. La dernière page montre toujours Bobette et son clin d’oeil mais dans le supervolume, le rêve de Lambique représente une pleine et magnifique page, je devine presque le plaisir qu’à eu le dessinateur de faire cette planche spéciale qui est reprise en couverture.

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Les 2 albums suivants sont aussi différents. On pourrait croire qu’il s’agit ici aussi d’une occasion spéciale, d’un supervolume, mais non. Celui dont la couverture est différente, mais ce n’est pas sans rappeler celle du Rapin de Rubens a été édité en 1985 : Panique sur « l’Amesterdam », édition Erasme. L’autre, aux éditions Standaard, date de 1993 : le harpon d’or.

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Apparaît une page d’introduction différente avec une image-résumée.

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On retrouve les numéros de page sur l’un, mais plus sur l’autre.
On passe également de 220 planches à 180, soit de 58 pages à 47 pages.
Le clin d’oeil de Bobette signe toujours la fin de l’histoire et on retrouve également la pyramide de nos amis ainsi que la liste des titres et numéros dans un cadre blanc. Un code barre apparaît également.

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1995 : 50ᵉ anniversaire de nos amis ! Tous les albums futurs seront édités par les éditions Standaard. 1990, le papa de Bob et Bobette, Willy Vandersteen nous quitte. Entre 1989 et 2001, les albums seront signés Paul Geerts. La 1ère de couverture ne change pas, mais le dos oui : nos amis ne changent pas de position dans la pyramide, mais leurs vêtements prennent des couleurs plus modernes. Et c’est là que je remarque que Lambique (l’homme chauve en nœud papillon) retrouve son bras gauche (rires). Effectivement sur les autres albums, les 2 mains de Lambique sont bien dessinées, mais il n’y a pas de bras derrière la fine cheville de la tante Sidonie :-)

La couleur de fond de couverture a également changé : elle est toute en dégradé et le titre Bob et Bobette est en noir (et non plus en rouge/orange).

Depuis 2002, les albums sont signés Peter Van Gucht pour les textes et Luc Morjaeu pour les dessins.

L’album de 2006 que j’ai ici, L’intrus de la Ronde de Nuit, il y a juste la pyramide des personnages qui change : des vêtements pour Bob et Bobette encore plus modernes avec pour Bobette une robe identique mais sans manche, les enfants qui ont grandit en maturité, la poupée Franfreluche est rouge et non plus verte, et Lambique a vieilli, car quelques petites rides se sont rajoutées sur son visage. La tante Sidonie a vu sa longue jupe noire se raccourcir légèrement : Lambique lui tient ses chevilles nues :-) Jérôme semble également avoir pris du poids au niveau des jambes et du torse, il fait encore plus « armoire à glace ». Habillé ainsi et les proportions de ses muscles redessinés, on dirait qu’il est plus petit : un bloc de muscle. Ah oui, je remarque également chez lui, et ce depuis les années ‘90, une barbe blanche (sans couleur avant, ou couleur peau)
46 pages

2007 : année du grand changement graphique pour toute la couverture, avant et arrière. Explications avec photos de l’album 336, paru en 2016 : Le pays sens dessus dessous.

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L’illustration de la 1ère de couverture est en pleine page. La mention des éditions Standaard ne ressort que grâce à sa couleur : blanche (couleur qui avait déjà changé quelques années auparavant). Le titre de la série est toujours en blanc et le titre de l’aventure toujours en jaune. Le nom du papa des personnages, Willy Vandersteen, toujours en noir également, mais tout cela tient à présent dans un encart blanc sur fond rouge, pour rappeler l’univers bien connu de cette série.

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La 4ème de couverture n’a plus rien à voir avec celle que l’on connaît si bien : la pyramide n’est plus, à la place Tante Sidonie conduit la petite Vitaminette, Jérôme se tient debout sur l’arrière de la voiture et porte sur chacune de ses épaules Bob et Bobette qui fait son clin d’œil. Lambique, lui, le sot veut faire croire qu’il peut en faire autant, mais il ne tient pas debout et il est « croqué » à mi-chemin de la chute. Bobette a retrouvé ses manches, mais elle garde ses baskets devenues blanches. On peut à présent lire un petit résumé de l’histoire à l’arrière et une mini image des derniers numéros parus en vignette. Le tout sur fond rouge intégral.

On retrouve tous les titres et numéros, dans leur intégrité, à l’intérieur de la 4ème de couverture, en caractères minuscules et blancs.

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Je ne vais pas détailler les hors série qu’il peut exister. Autrefois, il était possible de recevoir gratuitement des albums en collectionnant des timbres postes, des timbres d’une marque pour pellicules d’appareils photo argentique, ou en achetant certaines marques bien connues de produits commerciaux. Mais ces hors série sont aussi de tailles variées, allant du format plus petit que poche au format habituel mais avec un nombre de page équivalant à la moitié d’un album normal actuel.

Il existe bien sûr de nombreuses rééditions particulières : les albums de vacances, ceux qui regroupent 4 ou 5 histoires, avec ou sans jeux, réédité pour un journal ou autre, publicitaire, etc.

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Pour les fans encore plus mordus que moi, qui suivent les aventures de nos amis Bob et Bobette, j’ai sûrement oublié de parler de l’un ou l’autre changement,m que je n’aurais pas remarqué d’un premier coup d’œil, n’hésitez pas à ma le dire, cet article sera top grâce à vous !

Enfin, aujourd’hui, pour le 15 ou 17 mai 2017, il est annoncé de nouveaux albums ! Le mystère a été long/est long ! Nous sommes plusieurs à nous demander comment ça va être. Est-ce que ça va encore nous plaire ? Va-t-on accrocher à ces nouveaux visages, à ces évolutions, à ces changements graphiques ? Nous avons pu entendre qu’il était question d’un album cartonné rigide, comme la plupart des BD. En bleu ? comme la série rééditée du Prince Riri   ou comme les 8 titres réédités dans cette série et ce format ?

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Évidemment, à tous ces changements une hausse du prix est envisageable.

Je n’ai pas tous les détails, mais je crois comprendre qu’il y aura 2 événements à la mi-mai : le nouveau relooking des albums à paraître ET une réédition d’anciens titres également dans un nouveau format ?

Je nage un peu dans le flou, mais ce n’est pas grave, dans moins de 10 dodos, ma curiosité sera enfin satisfaite ha ! ha !

Je consacrerai un autre article sur les personnages eux-mêmes, car là aussi, differents visages, differents styles.