Projet d’écriture : Chouna et les chats

Comme certain.e.s d’entre vous le savez, mon nouveau projet d’écriture actuel est quelque peu différent de mes recueils habituels, car il va parler de chats. Chouna en sera l’unique personnage principal. Comme j’ai toujours ce désir de transmettre des informations intéressantes dans mes écrits, je fais appel à vous afin de me faire part de votre témoignage sur 2 thème précis :

  1. Votre chat qui vient d’une SPA ou de la rue ou via un refuge qui aide les chats abandonnés, maltraités, perdus, « oubliés », etc. Votre témoignage portera sur le moment où vous avez vu votre compagnon à 4 pattes, ou quand lui est venu vers vous jusqu’au moment où vous l’avez amené chez vous.
  2. Vous avez une relation privilégiée avec votre petite ou grande boule de poils ? Racontez-moi, partagez avec nous ces instants particuliers, ces moments qui vous font dire que votre chat est unique et que vous avez avec lui un lien presque indescriptible.

Dans ce livre, Chouna racontera sa vie à la première personne (Je), depuis le jour où nos regards se sont croisés en août 2004, jusqu’à son dernier souffle, 13 ans plus tard… Mais il y aura aussi une rubrique où je donnerai la parole à un ou des vétérinaire(s) et/ou assistant.e.(s) vétérinaire(s) sur des sujets précis. Il y aura également les adresses des SPA et autres refuges et aides pour les chats en Belgique, ainsi que des idées de titres de livres, chansons, films où nos amis les félins sont représentés.

Je consacrerai également une rubrique à des sites internet amis qui sont passionnés par les chats : blogs, peintures, dessins, poèmes, écriture, photo, etc.

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez retrouver votre site/blog dans ce livre.

Je n’ai pas encore fini d’écrire l’histoire de ma Chouchoun, mais si vous voulez déjà me faire parvenir vos témoignage et/ou le lien de votre site/blog, n’hésitez pas à m’envoyer tout cela par mail

Voici la dernière photo de mes deux chats « côte à côte ». Elles ne s’entendaient pas, mais Vicky était là près de ma petite Chouna quand il a fallu l’opérer d’un kyste ou d’une tumeur à sa patte avant. On voit bien que ma Chouchoun n’était pas ravie à l’avoir tout près d’elle, la touchant même de sa queue…

vicky et chouna

Le chat du dalaï-lama et l’art de ronronner

art de ronronner chat du dalai lamaVoici le livre que je viens de terminer… je crois que je m’en souviendrai toute ma vie, car la coïncidence a voulu que je le commence il y a 2 semaines environ et que je le termine après le décès de mon chat Chouna… Ce livre parle d’un chat, bien sûr, mais pas n’importe lequel : celui du dalaï-lama ! Un roman plein de sagesse, de conseils, de bonheur. Un vrai plaisir de lecture malgré ce qu’il s’est passé avec Chouna.

Voici ce qu’il y est écrit sur le dos du livre :

« Quand un adorable petit chaton recueilli par le dalaï-lama vous raconte ses aventures en vous transmettant de magnifiques leçons de sagesse, c’est original et inspirant » (Nicole Korchia, Femme Actuelle)

Notre chaton a grandi, et reçoit de nouvelle leçons de sagesse du dalaï-lama et des moindes de Dharamsala.

Comment trouve-t-on le bonheur profond
qui vient du cœur,
et vous fait ronronner ?

De toutes les questions que l’on se pose, c’est la plus importante, car nous sommes tous à la recherche du « bonheur »… Notre esprit n’est-il que notre cerveau ? Comment fonctionne l’intuition, et quelle est la nature de nos pensées ? Comment s’ouvrir à l’amour et faire confiance à la vie ? Et enfin quels sont les secrets qui conduisent à une paix intérieur plus grande ?

Apprendre à calmer son esprit grâce à la méditation, pratiquer le lâcher-prise et être plus dans l’instant présent, ne pas juger mais accueillir ce qui est : voilà les découvertes que fera notre chat malicieux…

David Michie est spécialiste du bouddhisme et de la méditation de pleine conscience. Il donne des conférences sur ces sujets dans le monde entier. Il est l’auteur du Chat du dalaï-lama. »

J’ai commencé par le deuxième livre… ce n’est pas grave, c’est juste que je découvre un chat déjà adulte… un roman qui m’a fait beaucoup réfléchir et dont je vais partager avec vous quelques extraits dans les jours qui viennent.

Ce livre a été traduit par Martin Coursol.

 

Raconteuse d’histoires, lire à voix haute

Mercredi passé, il y a bientôt une semaine, j’ai fait ma première séance de lecture à voix haute dans une crèche près de chez moi : FANTASTIQUE. EXTRAORDINAIRE. BONHEUR.

De nature plutôt timide, je prends rarement la parole en public, surtout quand je ne connais pas encore ce public. Et tout le monde sait que les enfants peuvent être des petits êtres charmants, adorables ou impitoyables (rires).

Arrivée plus tôt que prévu, j’ai eu le temps de découvrir cette mini crèche et ses petits bambins âgés de 12 à 30 mois environ. J’en ai compté 10. Quatre puéricultrices allaient également m’écouter, me regarder…

Rapidement, on fait de la place et que… le spectacle commence ! J’avoue, j’étais quelque peu stressée, mais très vite, je me suis sentie à l’aise, en confiance surtout quand, dès la fin du premier livre, deux bébés ont clamé : encore, encore ! Puis après la comptine et un second livre, j’ai même eu droit à des applaudissements et à des réactions de tout petits sur les héros des livres (des animaux).

Je ne maîtrisais pas du tout « mon » introduction… Dans ma tête, je voulais que ça soit parfait… et j’avais fabriqué un bâton de pluie, un petit kamishibaï et ma maman m’avait même tricoté une magnifique mascotte qui allait de pair avec mon kamishibaï.

nina ara

Au final, je n’ai rien utilisé de tout ça… j’avais pris Beethoven avec moi, Beethoven dans un petit moulin à musique tout mimi (Lettre à Elise)moulin-a-musique-oiseaux-ingela-p-arrhenius

C’était mon introduction, en me présentant tout naturellement. J’avais pris soin de mettre le badge de la bibliothèque avec mon prénom afin qu’on puisse associer ma venue avec la bibliothèque toute proche, grâce à laquelle je peux faire cette activité.

Dans l’ordre, j’ai lu ces livres, et entre chacun d’eux, j’ai chantonné une petite comptine avec un héros du livre lu…regarde dans la neige

Regarde dans la neige, illustré par Emiri Hayashi. Edition Nathan, collection Petit Nathan.

Comptine : « Dans sa maison, un grand cerf, regardait par sa fenêtre, un lapin venir à lui et (…) « 

la coccinelle et araignee

La coccinelle et l’araignée, de Pittau & Gervais. Edition Gallimard jeunesse, collection Giboulé.

Comptine : « Une araignée, sur le plancher, se tricotait des bottes. Dans un flacon, un limaçon enfilait sa culotte. (…) »

moi quand je serai grand

Moi, quand je serai grand, de Emile Jadoul. Editions Casterman.

Comptine : « Petit escargot, porte sur son dos, sa maisonnette. (…) »

spectacle de mimi

Le spectacle de Mimi, de Lucy Cousins. Editions Albin Michel Jeunesse.

Comptine : « Une souris verte qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, (…) »

Cette dernière comptine, je l’avais mise en scène avec des images gratuites et plastifié les feuilles pour un passage dans mon butaï, mais mon support Kamishibaï était trop juste, et je n’arrivais pas à glisser les feuilles sans accrochage, alors j’ai simplement pris les feuilles dans mes mains et les ai mise à tour de rôle les unes derrière les autres pendant que je lisais-chantais  :-)

Kamishibai souris verte (4)

Quand tout était fini, je me suis rapprochée d’eux, assise à même le sol, en tailleur, avec les livres. Le moulin à musique a été attrapé sur la table et il est passé dans toutes les petites mains. Les livres aussi ont bien plus, surtout le livre animé du spectacle de Mimi la petite souris, mais aussi « Regarde dans la neige » pour les lapins tout doux et les animaux coloriés en couleur flash.

Souvenez-vous, j’avais aussi mis en scène le livre « La coccinelle et l’araignée », mais là aussi, avant le jour J, j’ai rencontré plusieurs difficultés pour bien manier les feuilles et les scratchs… De toute manière, ce petit bricolage n’aurait pas survécu aux petits doigts des bébés. C’est une bonne chose que je ne l’ai pas utilisé, mais j’ai plutôt « brodé » autour du livre, en posant des questions aux enfants, en faisant vivre les petites bêbêtes en question.

Bref, ces 25 minutes n’ont été que du pur plaisir pour moi… je pense pour les bébés aussi.

Après, je suis allée un peu parler avec la directrice qui me dit que tous les jours, les puéricultrices lisent au moins un livre aux bébés… ce qui explique que ces petits bouts étaient super attentifs à ce que je racontais, ils sont habitués et apprécient ces instants d’échanges autour des livres et des histoires.

Merci Pixabay pour ces images, je pense que je pourrai avoir une photo de moi, de cet instant, ultérieurement, car il me semble qu’une des puéricultrices a pris une photo pendant que je lisais :-)

Un conte d’après des mots imposés

Un nouvel exercice d’écriture dans le cadre de ma formation en rédaction créative :

Écrire la trame d’un conte en utilisant plusieurs mots dans ces 2 listes que voici :

1ère liste, des mots éléments issus d’un conte classique : Princesse – crapaud – Prince – sorcière – misère – cheval – dragon – fée – secret – maléfice

2ème liste, des éléments qui sont davantage hors conte, hors norme : jazz band – crème solaire – hamburger – boutons – Harley Davidson – asthme – appareil dentaire – barque – piercing – serrure rouillée

Le prince Dragon et le crapaud un peu sorcier

Il était une fois un prince Dragon qui était rempli de boutons. Petit, le prince avait joué un mauvais coup au crapaud en profitant de la longue langue bien baveuse et collante de l’amphibien pour lui clouer un piercing tout au bout de cet appendice gluant. Le crapaud qui avait bien omis de dire qu’il était le digne descendant du plus terrible des sorciers crapauds n’avait pas hésité longtemps à jeter un sort au prince, aussi vilain dragon soit-il. Désormais, à chaque fois que ce dernier ingurgitait des hamburgers, il lui pousserait autant de boutons que le poids du mets le plus rapidement préparé. Évidemment, le prince, en pleine adolescence et poussée de flamme de croissance ne pouvait se passer un jour de faire rôtir un hamburger bien gras, accompagné de ses frites. Comme les boutons ne semblaient pas déranger le prince plus que ça, le crapaud tourna 7 fois sa langue dans sa bouche – et si fit donc mal sept fois d’affilée – et imagina un second sort encore plus terrible que le premier : ainsi, non heureux d’être boutonneux, le prince sera affublé d’un appareil dentaire digne du plus prestigieux orthodontiste du royaume des dragons. À chaque fois que le prince ouvrira sa bouche pour lancer des critiques incendiaires, le futur roi fera fondre les fils de l’appareil et mettra sept jours et sept nuits pour décoincer sa mâchoire de ferraille dernier cri.

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A peine le crapaud avait-il prononcé ses « vœux » maléfiques que le prince subit les foudres de l’amphibien. Quatre jours plus tard, coincé depuis tout ce temps avec sa bouche fermée, le prince Dragon surpris une nouvelle fois le crapaud endormi. Le bout de la langue sortie, le crapaud ronflait en faisant vibrer son piercing d’or et pensait ne plus devoir se soucier des enfantillages du prince. Or, ce dernier fulmina en silence, il profita du sommeil du bel endormi et alla chercher un cadenas avec une serrure toute rouillée. Le prince avait un plan machiavélique :  sans hésitation aucune, il accrocha l’anneau d’or de l’amphibien à la Harley Davidson garée non loin de là. La bécane appartient au serpent le plus rapide du royaume. Le moteur de la machine était encore chaud et ronronnait en silence… le serpent n’allait pas tarder à reprendre la route…

En volant dans les cieux, le prince étouffa un rire asthmatique.

Dans ses rêves, le crapaud s’agitait. Un étrange « rira bien, qui rira le dernier » lui fit ouvrir les yeux. Il chercha du bout de sa langue l’origine du bruit qui ronronnait plus fort à présent et se rendit compte qu’il avait donné sa langue au chat juste avant d’aller dormir, histoire de se débarrasser une fois pour toute de ce piercing ridicule.

Rêve ou réalité ?

Généralement, quand je fais des cauchemars ou des rêves pénibles, c’est dans le cadre d’une indigestion ou d’une fièvre… Il y a quelques nuits, je ne sais pas ce qui a causé ce sentiment de vivre un rêve éveillé, mais je soupçonne les pommes de terre que j’ai cuisinées et qui étaient un peu germées. Pour éviter l’intoxication, je les ai pourtant cuites en les faisant bouillir durant 30 minutes, mais il semblerait que ce n’était pas suffisant… Le goût de la purée de chou-fleur n’était pas différente ou mauvaise et pourtant, dans mes rêves, ça été un vrai cauchemar…

Je vous raconte :

J’ai 2 chats, dont l’une est devenue aveugle suite à un AVC et qui dort désormais toute seule au salon (je la rejoints une nuit par semaine), l’autre est donc sur le lit, à mes pieds et tout à coup, en pleine nuit, j’ai la certitude qu’un troisième chat est rentré chez nous, car je sens subitement comme si une bête sautait sur le lit, au niveau de mes pieds !! Il est évident que je crains une bagarre entre ces chats, le mien et l’intrus. J’attends qu’un souffle, qu’un grondement émane de mon chat, ou de l’autre… Je serre les dents en me disant que mes pieds vont en souffrir, et je croise les doigts pour qu’un chat ne me saute pas au visage, toutes griffes sorties… J’attends… J’attends. Rien ne vient ! J’ose bouger un peu mes pieds pour « provoquer » le départ de l’autre, pour lui dire qu’il n’y a pas que mon chat qui est là, que je veille aussi ! Mais je ne sens que la lourdeur de ma Vicky (4 kilos et demi) sur mon pied gauche et qui dort comme une bienheureuse. Je pourrais la « retourner » comme une crêpe qu’elle ne bougerait pas. Puis, une réflexion me vient me à l’esprit : si Vicky ne bouge pas, c’est qu’il n’y a pas d’intrus, sinon elle défendrait son territoire (son lit) comme une vraie lionne.
« Ah bon, elle est donc seule ? Aurais-je rêvé ?? Cela me paraît pourtant si vrai… » Tellement vrai que je me réveille pour de vrai ! Il fait noir, c’est la nuit, Vicky roulée en boule à mes pieds, sur la couette ne bronche pas d’un poil…

Je me rendors (ou je ne m’étais pas réveillée ??) et mon rêve continue. Je raconte à mon compagnon que j’ai fait un drôle de rêve dans lequel je croyais qu’un chat « extérieur » était entré chez nous, avait grimpé les escaliers en bois, avait passé la porte de notre chambre pour sauter précisément sur notre lit pour attaquer Vicky… Il me répond que je fais toujours des rêves tordus… Je lui tire la langue et je sors de notre chambre pour raconter ce rêve… à ma maman !
Nous sommes dans notre appartement à Bruxelles, mon compagnon n’est pas là, plus là et j’ai les cheveux mouillés. Je dis à ma maman que j’ai envie de me couper les cheveux, qu’ils sont trop longs et que si E. (mon compagnon) n’est pas d’accord, tant pis pour lui, je lui dirai que ça repousse. Cela fait près de 3 ans que je ne coupe moi-même que les pointes, j’en ai marre. Je sais que ma maman pourrait me couper les cheveux, elle ferait ça mieux que moi, plus droit… je n’ai pas envie de le lui demander expressément, j’ai envie qu’elle propose de le faire. Au bout d’une discussion qui n’en finit plus, elle finit par comprendre que j’ai envie que ce soit elle qui me les coupe. Elle le fait « rapidement », car elle doit cuisiner après… Son mari, son deuxième mari est au salon, à côté, et regarde la TV… il me taquine en disant que ma mère coupe toujours trop court, mais je hausse les épaules. Tout à coup, ça y est, c’est fini. Mes cheveux sont coupés… et une fois sec, effectivement c’est plus court que prévu, car maman a coupé à l’endroit où je lui ai dit, mais mes cheveux étaient toujours mouillés… en séchant, mes cheveux ondulés sont « remontés ». J-P se marre à côté « J’te l’avais dit, j’te l’avais dit ». Je me moque que ce soit plus court, je trouve ça pas si mal finalement.

Ce rêve, ces rêves se déroulaient dans le nuit de dimanche à lundi passé.

Il y a des détails, des idées, des pensées qui sont tirées de faits réels, donc je ne vais pas m’attarder sur ceux-ci (je vais ce jour chez la coiffeuse :-) )

Les événements qui m’ont le plus dérangés c’est l’appartement de Bruxelles que j’ai connu lorsque je vivais avec ma maman et mon beau-père, il y a 20 ans !! Et aussi, surtout, l’apparition de mon beau-père qui est décédé il y a bientôt 8 ans ! Néanmoins, ce qui m’a fait plaisir, ce qui a fait que ce n’est qu’après le réveil définitif et réel celui-là, que j’ai compris la raison pour laquelle je n’ai pas cru tout de suite à un vilain rêve : mon beau-père était tel que je l’avais connu avant sa maladie : souriant, jovial et un peu moqueur. J’ai assisté à son dernier souffle, j’étais là, devant cet homme malade, dont le cancer avait rendu son physique presque méconnaissable tant la douleur et la souffrance avaient creusé son sourire, effacé ses yeux rieurs, rongé sa joie de vivre. Pourtant, dans mon rêve, dernièrement, il était bien, heureux… c’est comme ça dont je veux me souvenir de lui.

Et j’ai vécu ce rêve, ces rêves, comme s’ils étaient la réalité ! Je me suis retrouvée dans un passé tout en gardant mon âge d’aujourd’hui. Le retour au réveil a été assez éprouvant… un bond de 20 ans en avant, avec des repères différents et un grand vide quand même.

Et si tout ceci n’était qu’un signe… mais comment l’interpréter ?

Je vous laisse cogiter :-) bonne journée et… faites de beaux rêves ha!ha!

Mot d’enfant : galette des rois

Notre garçon confond des mots et ça nous fait toujours bien rire.

Au goûter de ce week-end, fêtes des rois oblige (et puis la frangipane, c’est miam 😋), nous coupons la galette et demandons aux enfants de choisir chacun leur part.

C’est le dernier servi qui trouvera la petite fève en porcelaine, dissimulée dans la pâtisserie :

– Félicitations, c’est un mage, dit son père.

Et lui, 10 ans, répond :

– Si ton ramage ressemble à ton plumage, tu es le phoenix des hôtes de ces bois…

Rien à dire : il connaît fort bien la fable de Monsieur Lafontaine 😂

La sonate oubliée, Christiana Moreau, avis

Titre : La sonate oubliée
Auteur : Christiana Moreau
Édition : Préludes Editions
Genre : roman
Année d’impression : 2017
Nombre de pages : 256
Note personnelle : 10/10

 

Extraits :

(…) Lionella installa l’instrument contre elle en une parfaite symbiose et attaqua le largo, tout en nuances tendres. De l’archet en équerre sur les cordes, elle tirait les soupirs et les sonorités d’un chant quais humains qui planait dans l’atmosphère (…)

Le plaisir de communiquer un souffle de vie à la partition oubliée semblait la galvaniser (…)

(…) Toutes ces choses folles ne sont pas pour une fille de l’ospédale, je vais m’y brûler les ailes… Un papillon de nuit n’est pas fait pour la lumière. Mon destin est derrière une grille de fer d’où seule la musique que je joue a le droit de s’envoler. (…)

(…) Cette parenthèse dans le temps avait atténué ma passion (…) Ainsi, la création avait le pouvoir de délivrer ? (…)

(…) Intriguée, je détaillai cet homme, coiffé d’un grand chapeau. Il portait un batarro – une grande cape noire – et un seau dans chaque main. (…)

la sonate oublieeMon avis

Lionella et Kevin sont deux amis qui se connaissent depuis l’enfance. Tous deux habitent à Liège, en Belgique, dans un quartier de Seraing.

Elle, 17 ans, d’origine italienne évolue dans la musique grâce à sa famille qui est douée dans cette discipline depuis des générations. Si elle adore la musique, Lionella est en plein questionnement à ce sujet. En effet, depuis que sa mère l’a inscrite à un prestigieux concours, elle est remplie de doutes et de craintes, car elle ne trouve pas le morceau qu’elle veut jouer. Lionella n’est pas une jeune fille comme les autres, elle refuse de participer à ce concours si c’est pour jouer un morceau hyper connu que tout le monde connaît. Doté d’un sacré caractère, elle n’hésite pas à le montrer à quiconque se dresse sur son chemin, même à son professeur de musique.

Lui, a le même âge. Kevin a arrêté l’école et travaille désormais dans un commerce comme « petite main ». Il passe ses journées à trier des boulons et ses soirées à éviter son frère aîné qui rentre la plupart du temps complètement bourré de ses soirées. Les garçons ont été abandonnés par leur père alors que Kévin n’était même pas encore né. Il vit avec une mère qui ne cesse de travailler pour joindre les deux bouts et son frère au chômage avec lequel il ne s’entend plus depuis longtemps. Passionné par les insectes, Kevin, jeune homme discret et timide, aime aussi les fossiles et les vieux objets qui portent en eux une histoire secrète, mais passionnante.

L’un et l’autre sont différents des autres jeunes par leur comportement et leurs hobbies.

Un jour, Kevin qui aime farfouiller dans les brocantes et marchés aux puces trouve un petit coffret avec des partitions écrites en italien ! Il n’y comprend rien, mais habité par une certaine sensibilité, il sent immédiatement que ça va plaire à son amie Lionella. Fin négociateur, il repart avec cet objet sous le bras pour l’offrir à la fille qu’il a toujours aimé.

Un cadeau qui va à jamais bouleverser leur destin et changer le cours de l’Histoire de la musique.

Je pourrais arrêter là le résumé de ce livre, mais je ne peux pas !! Je ne peux passer sous silence l’histoire incroyable d’un troisième personnage qui, pour moi, a pris toute la place dans mon cœur de lecteur : Ada.

Ada est une jeune italienne, orpheline, qui vit au XVIIIe siècle, en plein Venise. Recueillie par l’Ospédale della pietà, Ada va grandir entourée d’autres pauvresses et de musique. En effet, les destins de ces enfants abandonnés vont être écrits selon leurs aptitudes à chanter ou à jouer d’un instrument de musique. Ada sera vite amenée à être éduquée musicalement par un certain Antonio Vivaldi.

L’auteure, Christiana Moreau, a écrit ce livre de telle façon que le lecteur, une fois plongé dans son écriture, ne peut plus faire autre chose ! J’ai voyagé dans une Italie de 300 ans depuis mon fauteuil ! J’ai découvert un univers musical passionnant et … envoûtant. Les descriptions de la musique, des instruments, des sentiments portés par ces jeunes gens, tantôt italiens des années 1700, tantôt par liégeois des années 2000, m’ont permis de tout comprendre et de rêver grâce aux nombreuses images qu’elles portaient en elles.

Je n’ai pas eu, pas une seule fois, un problème de Temps entre l’histoire d’Ada et celle de Lionella qui sont pourtant séparées par 3 siècles !

Ce premier livre de l’auteur me fait penser à un autre artiste belge dont j’ai tout autant dévoré 2 de ses livres : Bernard Tirtiaux. L’un comme l’autre me permette de plonger corps et âme dans leurs univers respectifs que j’admire !

–> site internet de l’auteure