Ce n’est pas de la dyslexie, mais lire trop vite

L’on a cru un instant que notre fils était dyslexique, car il inversait certaines lettres, certaines syllabes. Puis, je me suis souvenue d’un épisode parmi d’autres, quand j’étais moi-même à l’école. Je devais avoir 13 ou 14 ans, à l’examen de géographie, il fallait écrire les noms des pays et de leur capitale sur une carte muette. Je ne me souviens plus précisément l’erreur, mais en hésitant sur deux capitales pour un seul pays, j’ai écrit le début de la première capitale avec la fin de la seconde… et je ne m’en suis absolument pas rendu compte jusqu’à ce que mon professeur m’en fasse gentiment la remarque.

Presque quotidiennement, je lis un livre à voix haute à mon fils. Et dans le tome 2 des « Chroniques des marais qui puent », j’ai dit sûre de moi et distinctement :

Le chaton du barreau cornu 

Il aurait fallu comprendre (et mon fils a inversé sans le moindre problème, car il était tout à fait dans l’histoire) Le château du baron cornu  :-)

Je devais être fatiguée… la bonne excuse ha! ha!

Robert des noms propres, Amélie Nothomb

Amelie Nothomb

2eme livre lu de cette auteur belge particulière.  Et bien : j’aime !

Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus couchée ni levée sans vouloir absolument lire le livre.

robert des noms propres amelie nothombJ’ai commencé à le découvrir dans une petite gare. J’étais là bien en avance pour être certaine de ne pas louper le train qui me conduirait à mon interview.  Je n’avais jamais été à cette gare qui est pourtant toute proche de chez moi…  Comme il faisait beau, j’ai marché une vingtaine de minutes avant d’emprunter une petite ruelle. Là, au bout de ce passage étroit, un portique spécial séparait la rue du passage souterrain et des escaliers qui allaient me conduire au quai. Un quai pour deux voies… j’étais seule, durant les 25 minutes que j’ai attendu, pas un chat à l’horizon, juste la vue fugace de l’arrivée hyper rapide de quatre « Attention, train en passage »… bruit d’enfer qui déchire le calme à quatre reprises, qui fait taire les oiseaux qui chantaient, qui perturbe ma lecture.

Soleil, chaleur mitigée, vent légèrement frisquet qui me donne de temps à autre la chair de poule sur mes bras à moitié dénudés.

Lunettes de soleil sur mon nez, mes fesses dans un pantalon blanc cassé, je m’installe sur l’une des 3 chaises en métal rouge, je lis mon livre.

… … … Interview … … …

Après la journée est passée…  Je ne l’ai presque pas vue couler ses heures tellement j’étais dans un état se situant à cheval de deux émotions : heureuse de l’interview, contente d’avoir rencontré mes-je l’espère-futurs collègues, rêveuse du job convoité et d’un autre côté, je me posais des questions sur l’histoire du livre dont je poursuivais la lecture à la moindre occasion, grappillant ci et là des minutes de lecture, des passages forts.

Le soir arrivait, il ne me restait plus grand chose à lire, mais écoutant mon corps et mes yeux… j’étais fatiguée… j’ai refermé le livre en pensant que Plectrude attendra bien que je dorme huit heures avant de me divulguer la suite de sa vie ! Elle a 16 ans et elle vient d’apprendre que sa mère biologique s’est suicidée après avoir tué son père et lui avoir donné vie en prison… Sa mère avait 19 ans quand elle, Plectrude, est née.

J’ai donc fermé mon livre sur ces derniers mots lus : « J’ai seize ans. Encore trois ans à vivre et un enfant à mettre au monde. »

Le lendemain matin, Vicky, mon chat, m’a réveillée par un câlin et des ronrons. 5h45, c’est son heure. Je me réveille. Je la caresse, elle ronronne de plus belle. Petit à petit, tout mon corps quitte son état ensommeillé, mes paupières saluent le petit matin, éclairé par la lumière extérieure qui filtre par tous les petits trous que n’occulte pas la tenture. Je dis au revoir à la nuit, aux songes non sans me rappeler brièvement que nous sommes samedi matin.

D’un geste automatique, j’embrasse le front de mon chat, je pousse le drap qui me tenait chaud, plie une jambe pour porter mon poids sur ce membre qui va m’aider à me relever sans demander à mon dos de faire tout le travail (habitude prise après l’opération de mon dos qui date de 2 ans et demi). Chaussettes aux pieds, j’abandonne le lit conjugal. Je prends mon gsm qui me donne l’heure (en mode avion et silencieux pour ne pas avoir d’ondes la nuit) et mon livre, le 2ème d’Amélie Nothomb, deuxième pour moi. Je ne vais pas me recoucher au salon, non, pas ce matin, car je veux savoir comment cette adolescente au destin exceptionnel et tragique va poursuivre sa route maintenant qu’elle sait que cette femme qui l’a élevée et avec qui elle vivait une relation unique, puissante et fusionnelle n’est pas sa vraie mère. Que cet homme, n’est pas son vrai père. Que ces deux filles plus âgées ne sont que ses cousines et non ses sœurs….

Et la fin : quelle fin !! L’auteur s’est mise dans le livre, en tant qu’auteure, qu’écrivaine, mais pas dans un rôle des plus gais ! Cela ne m’a pas empêché d’adorer (rires)

Motérêve – jeu d’écriture

Samedi passé, je me suis réveillée sur un bien étrange rêve. Je ne vais pas vous le raconter, mais je vais plutôt vous inviter à écrire un texte à partir de ces quelques mots qui illustrent mon rêve / votre imaginaire :

Hang (instrument de musique particulier)

Chien abandonné

Vélo

Inondation

Malade

Amusez-vous bien. Je vais aussi écrire un texte depuis ces mots, en essayant que mon rêve se soit dissipé depuis (je programme cet article quelques heures après mon réveil du samedi 😅)

L’imagination de mon fils de 10 ans

Mon petit/grand garçon est adorable. Il a bien voulu jouer le jeu et m’écrire un texte à partir des mots que l’application sur mon téléphone m’avait proposée. Rappelez-vous, j’avais écrit un texte à propos d’une valise dans un petit bois (clic voir article).

Petite précision : mon fils n’aime pas écrire, car ses pensées vont trop vite pour ses doigts. Il a 10 ans et demi, est en avance dans certaines matières à l’école, mais accuse un retard en écriture, car pour bien écrire, il doit se concentrer et ne penser à rien d’autres, ce qui est quasi impossible pour lui.

Je lui ai demandé s’il voulait donc bien écrire un petit texte avec ces mots, en lui disant que s’il avait une idée pour une histoire et qu’il oubliait l’un ou l’autre mot, ce n’était pas bien grave, le principal, c’est d’écrire à partir de l’idée que ces mots lui soufflent…

Voici son texte (dont j’ai juste corrigé les coquilles, je n’ai ajouté ni supprimé aucun mot) et son dessin… j’attends toujours l’histoire de ma fille, mais pour ça, il faut s’armer de patience ha! ha!

« Il était une fois une tablette de chocolat qui jouait à la corde à sauter en ballerines.  Elle trouva un boomerang, une bouée et une pièce de puzzle. Puis les lança tous les trois pour voir lequel va le plus loin. »

dessin tablette choco

Mon fils fait dans les choses simples, minimalistes, c’est son style, droit, direct, clair :-) Même quand il explique ou raconte quelque chose, c’est bref… ça manque de détails, mais ce n’est pas ça qui compte pour lui. Tant que le résultat est là…

Lecture à voix haute : roman jeunesse – Le pays des contes T2

retour enchanteresse pays contes colferChris Colfer, cet acteur de Glee et auteur, a écrit une série de livres pour les enfants : le pays des contes. Je crois qu’il en existe 5 ou 6 tomes (peut-être même davantage), et je pense que je vous en ai déjà parlé sur mon blog : tome 1.

J’ai lu à voix haute le tome 1 pour mon fils qui avait envie de découvrir ce livre, car s’il aime lire et relire ses BD préférées, il est très difficile pour les romans. Mis à part la série sur les Royaumes de Feu (dont il n’a pas envie de lire le dernier volume paru en septembre 2017), il préfère les livres avec des pages « épaisses », écrit en grand, avec quelques illustrations… Ou peut-être est-ce parce qu’il a pris goût à m’écouter lui lire des livres, que nous avons pris goût l’un et l’autre à cet échange d’histoires, pour qu’il me dise préférer les romans quand c’est moi qui les lui lis ?

Bref, toujours est-il qu’après la fin de lecture du tome 1 de ce livre, il m’a demandé de lui lire de la même façon le second tome. Je ne pouvais pas le lui refuser, car je ne l’avais pas encore lu ha!ha!

Quand je fais une recherche sur internet des couvertures qui existent pour ces livres, j’en découvrent beaucoup de différentes. Je n’aime pas quand on voit les personnages dessinés sur la couverture, car ça « coupe » notre imagination, du moins ça perturbe la mienne de voir que les images que je m’étais faites de ces héros ne sont pas comme je me l’imaginais.

Je ne vais pas détailler complètement ce nouveau livre, car personnellement, j’ai un peu moins aimé celui-ci. Peut-être parce la trame de l’histoire est à nouveau une quête pour trouver et récolter plusieurs objets ? C’était déjà le cas dans le premier livre et j’aurais aimé un autre procédé pour faire évoluer cette nouvelle aventure. Mais le principal est que cela a plu à mon garçon qui me demande de lui trouver le tome 3 !  :-)  Je précise que l’auteur a su mettre l’eau à la bouche à la fin de ce deuxième livre… notre curiosité va devoir patienter.

Dans cette attente et pour sortir un peu des contes, je lui ai proposé de lui lire le tome 2 des Chroniques des marais qui puent… Je l’ai déjà lu (clic), mais je sens qu’on va bien se marrer tous les deux. Il m’a déjà dit qu’il adorait le nom du méchant : Docteur Câlinou ;-) Je vais lui demander s’il n’a pas l’envie de le dessiner, pour illustrer un prochain article…

Lire à voix haute, j’adore ! Cela me permet de travailler sur le débit de mon élocution qui est souvent très rapide, et j’aime, de temps en temps, mettre des intonations pour surprendre, faire rire, mon garçon (qui va avoir 11 ans !).

Une valise au milieu d’un petit bois

Suite à l’achat des Story cubes, j’ai trouvé une application gratuite que j’ai installée sur mon téléphone portable : Story Dice.

story dice

4 catégories possibles : général, enfants, mystère, Star Wars. Et un choix dans le nombre de dés, entre 0 et 10 ! J’ai choisi pour écrire une histoire, la catégorie kids et 6 dés…

En secouant mon téléphone (pas obligatoire de le faire, mais j’aime bien, le mouvement et le bruit font « comme si c’étaient de vrais dés »), voici ce qui est apparu…

ecrire avec des dés

Une valise au milieu d’un petit bois

Elisabeth, dix ans, rêve de devenir une danseuse. Mais sa maman n’a pas les moyens de lui acheter la robe, les bas et les chaussures typiques d’une danseuse classique. Alors, par temps ensoleillé comme aujourd’hui, Elisabeth aime se promener dans le petit bois non loin chez elle. La liberté, l’espace, le chant des oiseaux et surtout la lumière du soleil qui pénètre parmi l’enchevêtrement des branches qui bourgeonnent, tout ça lui permet de rêver en toute liberté. Le bois n’est pas bien grand, mais il a quand même son petit étang. Comme à son habitude Babeth, comme l’appelle affectueusement sa maman, se dirige vers la minuscule étendue d’eau. L’enfant aime observer et écouter les oiseaux qui viennent tantôt boire l’eau, tantôt se plonger dedans pour se laver, tantôt encore pour manger, car oui, la petite surface est assez grande pour qu’un martin-pêcheur y vienne se sustenter. La fillette n’est pas encore au bord de l’étang qu’elle aperçoit une valise boueuse à moitié ouverte à moins un mètre de la berge.

L’objet semble vieux et abîmé, pourtant Babeth est venue hier se promener ici et la valise n’y était pas ! Curieuse comme tout enfant, elle va immédiatement près de l’objet et après un rapide tour d’horizon du bois pour s’assurer qu’il n’y a personne pour l’épier, elle ouvre la valise. Immédiatement, ses yeux bleu océan s’illuminent et pétillent de joie à la découverte de son contenu :

Un boomerang, une tablette de chocolat, une boîte de puzzle avec ses pièces éparpillées et une bouée cohabitent avec… avec… une magnifique corde à sauter ainsi qu’une jolie petite paire de ballerine, pointure 34, noire avec un ruban rose saumon !

  • Hhhiiiiiii ! Elle pousse un cri de joie. Sans hésiter une seule seconde, Babeth s’empare des chaussures et les essaient : pile poil sa taille !!

Qui a dit que les vendredis treize portaient malheur ?


J’ai demandé à ma fille si elle voulait bien jouer le jeu et elle va écrire aussi un petit texte à partir de ces mêmes dés… et elle a demandé à sa meilleure amie d’en faire tout autant : Merci ma puce ;-)

Et vous, ces dés vous ont-il aussi inspiré un petit texte ?

Projet d’écriture : Chouna et les chats

Mardi matin, j’ai terminé d’écrire l’histoire de Chouna, mon petit chat qui est parmi les étoiles à présent. Quand j’ai eu terminé ce 1er jet, j’ai enregistré puis j’ai éteint l’ordinateur, comme si je mettais fin à « ma souffrance » d’avoir revécu les derniers instants de mon chat que j’aimais tant. L’écriture permet de libérer bien des émotions, et comme le dit Béa dans un de ses articles, pleurer est utile et libère plein de choses.

Chounaa (27)

Je suis à la recherche à présent d’autres témoignages pour partager avec les lecteurs d’autres moments forts entre les chats et les humains.

LAISSEZ-MOI UN MESSAGE en commentaire si vous voulez que je vous recontacte pour votre témoignage.

Grâce à Laurence, j’ai déjà de magnifiques illustrations de ma Chouchoun qui vont s’intégrer à chaque partie du livre.

Je pense que je vais aussi organiser une période de pré-commandes, avec marque-page et dédicace :-)

Pour rappel, l’entièreté des bénéfices sera reversé à l’association liégeoise Poils et Moustaches.