La compétence réelle : savoir convaincre en mots écrits ou parlés
La compétence magique : un index magique, tout ce qu’il touche soigne et répare
Tous mes articles précédemment publiés, depuis l’ouverture du blog sur WP, c’est-à-dire 2011 jusqu’en avril 2024. Toutes anciennes catégories confondues.
La compétence réelle : savoir convaincre en mots écrits ou parlés
La compétence magique : un index magique, tout ce qu’il touche soigne et répare
Ou de l’électricité dans l’air
Entre ma fille (18 ans) et moi (43 ans), ça fait des étincelles.
Les chiens ne font pas des chats, elle a hérité de mon foutu caractère !
Comme je suis la plus âgée, la plus expérimentée en la matière, la plus mûre dirons-nous, il faut bien que je montre l’exemple.
Elle n’a que dix-huit ans, mais elle a déjà ce caractère depuis des années, forgé dans le stress, l’impatience et l’exigence qu’elle s’impose à elle-même.
Je répète : les chiens ne font pas des chats.
Ce matin, pour évacuer toute cette tension qui a été explosive à même pas sept heures, je vous donne une recette toute personnelle :


Voici une photo avec 7 lettres piochées au hasard.
À vous de trouver une liste de mots avec ces lettres et d’écrire un texte avec tous les mots trouvés.
Joyeuse création.
Envoyez-moi vos textes par email et retrouvons-nous à la fin du mois pour découvrir toutes nos histoires nées de ces lettres.

Rien qu’avec les lettres de son prénom, on peut en faire des jeux d’écriture :
Les boîtes à livres (ou « boîte à lire ») ont commencé à fleurir en 2015, en Belgique, si j’ai bonne mémoire.
Qu’est-ce qu’une boîte à livres ?
C’est une mini bibliothèque où l’on peut déposer et prendre des livres, gratuitement.
Le concept est super sympa. C’est simple, facile a comprendre et à utiliser.
Dans la pratique, il faut une bonne gestion derrière pour que cette boîte fonctionne et donne du plaisir à ceux qui lui rendent visite.
D’abord, il faut choisir le bon endroit, un lieu de passage. Ensuite, il faut que la boîte soit solide (intempéries et poids des livres), entretenue et réparée si nécessaire. Enfin, il faut que quelqu’un passe régulièrement pour vérifier l’état des livres, jeter les livres abîmés, déchirés, trop vieux. Et renouveler le stock, le varier autant que possible.
Comme toutes les nouvelles actions qui touchent de près aux livres, le début, quoique un peu lent, a été extraordinaire. Je rendais visite à deux, trois, quatre boîtes à livres de ma région, dont une installée près de mon travail.
J’étais, et je le suis encore aujourd’hui, mais plus occasionnellement, une bonne utilisatrice de ces boîtes, car si je me sers de temps en temps, je dépose aussi des livres.
Après l’engouement général, j’ai constaté une lassitude dans cet échange. Comme pour beaucoup de nouvelles idées qui se concrétisent, l’enthousiasme de la nouveauté retombe rapidement si rien n’est entrepris pour pérenniser, actualiser le concept.
C’est un peu comme l’obsolescence programmée. La société moderne veut que tout se passe vite, tout bouge continuellement, tout progresse à une allure folle. Si on ne suit pas le rythme, on est dépassé, foutu, doublé, fini, bon à ranger au placard. S’inventer toujours. Renouveler les idées rapidement. Vite. Vite. Tout va trop vite.
Et c’est ainsi que la boîte à livres de mon quartier est abîmée depuis plus d’un an. Le rail qui maintient les portes en plexiglas est tordu, une de ces deux portes ne s’ouvre plus, très difficilement ou est carrément à terre. Les livres déposés sont pour la moitié abîmés, beaucoup trop vieux pour être intéressants aujourd’hui. Des sacs remplis de livres sont déposés par terre. Des livres fort usagés, abîmés, voire déchirés.



Depuis le Covid, je ne vais plus voir les livres qu’une fois tous les deux mois. Et encore. Je préfère dépenser un peu dans des bouquineries d’occasion. Ces mêmes à qui je donne mes livres lus – qui sont en très bon état. Dont l’argent récolté par ces ventes est reversé à des associations qui s’occupent d’enfants en situation de grande précarité.
Mais toutes les boîtes à livres, heureusement, ne sont pas délaissées ainsi. Celle près de mon travail est plus petite. Et si une poignée en bois a fini par casser, une corde a été placée pour faciliter l’ouverture de la porte. Cette boîte à livres est généralement moins bien remplie, ou quelqu’un passe régulièrement faire le tri et nettoyer… Mais c’est dans cette boîte que j’ai trouvé les plus chouettes bouquins.


Ce mercredi, j’ai trouvé ces deux livres. Certes, ils ne sont pas de première jeunesse, ils ont sûrement des tas d’histoires à me raconter, mais ils étaient là, aujourd’hui, pour moi.
Car aujourd’hui, cela fait 88 jours que j’apprends l’anglais avec mon application et que je remarque que je commence à savoir rapidement traduire des phrases de l’anglais vers le français. Alors, ce premier livre est un bon test pour évaluer ma profession dans la langue de Shakespeare.


Le deuxième livre, m’a fait sourire. Moi qui adore les listes. Qui affectionne les jeux de mots. Qui démarre au quart de tour quand il s’agit d’écrire un texte créatif. Et qui, oui, aime encore jouer (trop peu souvent) au Scrabble, ce livre avec son titre qui a généré une image rigolote dans mon cerveau en ébullition, m’a fait de l’œil !

Alors, après le travail, je suis allée déposer une petite lettre de remerciement pour ces inconnus qui ont déposé ces livres. Je ne saurai sans doute jamais s’ils le liront un jour, mais s’ils se manifestent, je ne manquerai pas de vous le dire.
Le livre en anglais d’Agatha Christie, a appartenu à un notaire honoraire, comme le démontre le cachet à l’intérieure de la couverture.
Eh bien, je trouve cela tout à fait logique pour un livre policier 😄
Celui que j’ai en main, m’informe que c’est une édition datant de 1993. En 1962, il avait déjà été réimprimé 25 fois. Quant à la première édition et l’ impression, elle date de 1936.
On voit des signes où on veut. 1993 est une date importante pour moi, un tournant dans ma vie d’adolescente.

Quant à l’autre livre, il a été bien utilisé par, je devine, une dame d’expérience. M-L pour Marie-Louise ? Une belle écriture cursive et une prédilection pour les éléments de chimie comme le montre ces mots rajoutés.
Le livre date de 2004. Eh bien, pour ma part, je me sens un peu bête, car je lis plein de mots inconnus. Cela me donne néanmoins une idée pour piocher, dans ce livre, quelques mots peu usités pour un prochain jeu d’écriture. Avec ou sans dictionnaire ? 🤔



No comment 😄

Les 16 et 20 février, je vous proposais de jouer à deux jeux d’écriture.
J’ai fait ma part. Voici mes textes un rien tarabiscotés :-)
Nuage – Joie – Plage – Lavage – Rien – Nuée – Baie – Vais – Jour – Mission – Animal – Luge – Neige – Poire – Poil – Laver – Casser – Caisse – Mois – Place – Race
Kathy aime rêver. Elle a souvent la tête dans un nuage. Oui, dans un seul. Dans le nuage. Son nuage. Tout là-haut, elle aime s’y réfugier. Ce petit réceptacle d’humidité, tout en rondeur, tout en douceur reçoit uniquement ses peines. Gonflé, rempli jusqu’à en craquer de toutes ses joies, de tous ses souvenirs gais comme ceux passés avec ses parents sur la plage de la mer durant chaque vacance d’été, Kathy s’y réfugie quand elle est triste. Quand elle est seule. Quand elle veut s’échapper du quotidien douloureux et pénible. Selon son humeur, en bas, le nuage est tantôt gris souris, tantôt vert perruche Alexandre. Et son humeur sombre est aussitôt lavée de tous ses côtés négatifs quand elle monte rejoindre son nuage, son ami, son confident. Rien ne peut lui enlever cet ami imaginaire. Il a commencé à voir le jour quand, toute petite, elle regardait par le petit espace laissé disponible par la porte ouverte de sa chambre, la télévision allumée dans le salon. Son père, grand homme sec, mais jamais méchant ni violent avec elle, avait lui aussi son petit nuage secret : la télévision. Chaque jour, quand il rentrait de son travail, après avoir préparer à manger à sa fille et l’avoir bordée dans son lit, il s’installait dans le fauteuil, au salon, et s’endormait devant un anime bien connu avec un petit garçon super fort doté d’une queue de singe et… et d’un nuage comme ami et moyen de transport. Kathy est persuadée que chacun, ici, sur cette terre, et bien au-delà, elle, son père, vous, eux, moi, nous avons tous une mission bien spécifique. Une mission qui nous est tombée dessus à notre naissance. On ne la découvre pas tous en même temps. Celle de Kathy, c’est de sauver les animaux. Elle a découvert sa mission, un jour d’hiver, quand elle se trouvait sur la luge dans la neige, à dévaler la pente de la rue derrière sa maison. Elle était tombée de sa luge, à cause d’une poire surgelée par l’hiver, qui n’avait rien à faire là. Une poire couverte de poils. Kathy l’avait ramassée. Frottée. Lavée. Elle n’était pas cassée et encore bonne à manger une fois qu’elle l’aurait réchauffée. Elle avait alors retourné sa luge, une simple caisse de bois sur deux lattes allongées, et en ce mois d’hiver particulièrement blanc et rayonnant, l’avait ramenée chez elle. Kathy était sûre que cette poire serait délicieuse. Particulière. Au goût de l’hiver. Elle ignorait que ce fruit juteux et sucré à souhait ne poussait pas normalement dans son pays, à cette saison. Kathy a toujours fait un jour à la fois. Elle ne pense pas à l’avenir et a oublié le passé. Seul le présent compte pour elle. Ce n’est qu’à la cuisine, quand elle eu réchauffé sa poire dure à l’eau chaude pour la décongeler, qu’un étrange animal est paru entre ses mains : une sorte de tortue, à la carapace toute lisse, d’un brun de terre humide. D’abord surprise de ne pas pouvoir goûter à cette poire unique, la joie de découvrir cet animal avait fait sourire Kathy. L’enfant avait entre ses mains, un nouvel animal de compagnie du XXIe siècle ! Son premier animal vivant. Qu’elle avait sauvé d’une mort certaine. C’était ça sa mission : sauver les animaux. A animal spécial, mission spéciale bien sûr : Kathy ne peut intervenir et sauver uniquement des animaux qui ne ressemblent pas, à première vue, à des animaux. Une mission particulière pour une enfant particulière.
Souvent, au coucher du soleil, je pouvais observer la sagesse de la sympathique souris rayonner comme une synthèse au sommet de mes sombres pensées.
Lorsque la pluie martelait sans cesse la ville de ses grosses gouttes dégoulinantes, la sympathique souris s’invitait chez moi. Elle savait qu’en cas de sombres nuages, mes pensées s’enfonçaient encore davantage dans la sphère de mes songes sévèrement souillés. Elle s’installait dans le sofa de mon cerveau somnolant, souriait spontanément et sa sagesse, faisait le reste : suintements et ressassements étaient sans ménagement conduits vers la sortie, sans retour possible. C’était une sensation sensas. La souris me faisait sourire et sans souhaiter qu’elle reste, elle s’immisçait souvent dans le creux secret de mes sentiments sensibles.