Tous mes articles précédemment publiés, depuis l’ouverture du blog sur WP, c’est-à-dire 2011 jusqu’en avril 2024. Toutes anciennes catégories confondues.
En cherchant un livre dont on m’a parlé, j’en ai découvert un autre. C’était il y a quelques jours, avant que je me lance le défi de ne plus acheter de livres. Heureusement qu’avant ce défi rigolo, je venais d’en acheter trois, inclus celui dont on me parle depuis plus d’un mois et celui-ci : Tout le bleu du ciel, de Mélissa Da Costa.
Une histoire bouleversante, attendrissante, une histoire d’amours, d’amitiés, de tendresse, mais aussi une terrible histoire de maladie. De la vie, des vies joyeuses et heureuses et la mort. Des morts. Des accidents, la vieillesse, la maladie. Une histoire de jeunesse envolée, d’enfance différente, de famille incomprise. Des tragédies. Des petits bonheurs. De la résilience. De l’absence. De la jalousie. De la différence. Une histoire de parents aussi, des enfants partout, des amis ici et là-bas, des anciens et des nouveaux. Oui, au fond, il s’agit de ça, de plusieurs histoires de familles et d’amitiés. Des liens qui s’unissent, qui se créent, d’autres qui se déchirent, qui s’enfuient. Des liens forts d’amitié que l’on choisit, des liens que l’on subit, qui nous meurtrit mais dont on sort toujours grandit.
Des citations qui m’ont amené à des moments de réflexions. Arrêt sur les mots, sur une phrase. Yeux levés dans le vague, dans le vide. Un sourire. Un mouvement de tête. Un accord. Et la lecture se poursuit. Avide. Inquiète. Cœur pincé.
Et des larmes. Des larmes de tristesse. Des larmes d’émotion. Des larmes de vie.
Des personnages attachants, émouvants, précieux.
Une lecture bouleversante, mais oh ! combien passionnante.
Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient. (Charles Caleb Colton)
Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là, nos larmes nous empêcheront de voir les étoiles. (Mélissa Da Costa)
Puisqu’on ne peut pas changer l’orientation du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. (James Dean)
Virgule, est un magazine de français et de littérature pour jeunes de 10 à 15 ans. Tout le monde sait que je suis restée une grande enfant (rire). Blague à part, j’ai découvert ce magazine quand mes enfants étaient un peu plus jeunes. Ma fille avait bien accroché, mais la période manga est arrivée et plus rien ne comptait et rien n’arrivait à la cheville de ces BD en noir et blanc qui se lisent à l’envers ! Cinq ans plus tard, j’achète toujours ce magazine, mais que pour moi.
Virgule est un vrai prof de français, en mieux (pour moi). Il connaît plein de choses, il est coloré, rigolo, pédagogique, ludique, joyeux et il ne met pas de mauvais points. Très silencieux, il se laisse manipuler facilement, ne rechigne pas à partir en balade avec moi, quand je veux et où je veux. Il m’apprend l’orthographe, des règles de grammaire, des figures de styles, la poésie, des mots de vocabulaire (des mots oubliés, peu usités, en voie de disparition), etc. Il y a des dossiers richement illustrés sur des grands écrivains d’hier et d’aujourd’hui. Il y a des jeux, des textes à trous, des concours et encore plein de chouettes choses du genre.
Dans le numéro spécial de cet été, le N°219, il invite les jeunes de moins de 18 ans à participer à un concours d’écriture grâce au conte explicatif. Le conte du pourquoi ou du comment. Comme le thème de ce numéro est « objectif lune », il faut écrire un conte qui raconte et qui explique quelque chose qui se passe dans l’espace, une histoire destinée à expliquer l’origine d’un phénomène céleste.
Je n’ai plus 18 ans depuis quelques années, mais cela ne va pas m’empêcher de jouer à ce chouette concours. Pour moi. Pour vous.
Si vous avez + 18 ans, vous pouvez jouer avec moi. Vous avez jusqu’au 30 août pour m’envoyer votre texte sur ecrimagineATgmailPOINTcom. Tous seront publiés sur mon blog durant la première semaine de septembre.
Schéma narratif pour écrire un conte
Point de départ (un héros, un lieu, une action de début = la situation initiale)
La quête (résoudre une énigme, répondre à une question, l’arrivée d’un ennemi, un événement imprévu qui vient perturber le héros = l’élément déclencheur)
Des péripéties (différentes actions que le héros doit faire pour avancer, pour progresser)
Le point final (résolution de la quête, de l’énigme, du problème = situation finale)
Pour varier les plaisirs et parce que ce n’est pas si facile que ça d’écrire un conte explicatif, et parce que j’aime l’univers de l’espace, j’élargis la consigne. –> Vous pouvez m’envoyer un dessin, un haïkus, une chanson, un poème sur ce thème.
En 2018, j’avais lu et adoré le livre « Jefferson« , de Jean-Claude Mourlevat. J’apprécie beaucoup cet auteur. C’est également lui qui a écrit l’extraordinaire « La ballade de Cornebique » ainsi que les deux livres sur La rivière à l’envers avec « Tomek » en tome 1 et « Hannah » pour le tome 2 (Clic sur les titres pour y lire mes avis lecture).
Jefferson nous revient donc pour mon plus grand plaisir. Ce livre, je l’ai emprunté à la bibliothèque. Dans l’attente de le relire, je me suis amusée à faire un petit quiz autour de ce deuxième tome des aventures d’un animal qui ne manque pas de piquant :-)
Attention, ne lisez pas la dernière question si vous ne voulez pas découvrir trop tôt la raison de cette nouvelle enquête.
Quiz
Les deux amis, héros et enquêteurs principaux, sont des animaux.
Jefferson est …………
Gilbert est …………….
Leur amie Simone est partie de chez elle. Qui est Simone (quel animal) ?
Simone est ………….
Gilbert travaille à son propre compte. Quel est son métier ?
Facteur
Plombier
Électricien
Qui est Titine ? Peux-tu me la décrire ?
Les deux comparses qui accompagnent les héros dans cette aventure sont M. Hild et Walter Schmitt. Qui sont-ils, à quelle espèce animale appartiennent-ils ? Quelles sont leurs professions ? Peux-tu me dire quel âge ils ont ? (approximativement)
M. Hild est …………. Il travaille……….. Il est âgé d’environ…… ans
Walter Schmitt est ……………. Il travaille…………. Il est âgé d’environ…….. ans
Comment aurais-tu prévenu Simone dans le message ?
Dans le style de Jefferson. Donne un exemple
Dans le style de Gilbert. Donne un exemple
Te souviens-tu de l’anagramme de « SOMENA » ?
Que signifie anagramme ?
Gontron et Denise tiennent un établissement. Quel est-il ?
Gontron et Denise sont tous les deux des…….. (animal)
Sais-tu où est Simone ? Dans quelle région ?
Morgivre
Motgivré
Givremort
La dernière question qui révèle une énigme est à lire uniquement après lecture complète du livre ou si vous ne voulez pas lire le livre :-) Après l’image que voici :
Simone croit qu’elle est bien soignée dans cet endroit. Pourtant, elle est bien prisonnière ! Comment ses hôtes font-ils pour la « garder » sans qu’elle ne se sente prisonnière ?
elle reçoit beaucoup d’amour et peut écouter toute la musique qu’elle veut. Elle est libre de faire ce qu’elle veut.
elle croit que personne ne l’aime et que ses amis sont morts. Cet endroit est le seul qui l’accepte telle qu’elle est.
elle n’a plus assez d’énergie ni de volonté pour résister, car elle ne reçoit pas beaucoup à manger et ses nuits sont trop courtes.
Ce qui était bien, quand j’avais le moral dans les chaussettes, c’est que j’ai vachement économisé sur mes dépenses bouquins. Admirez comment je tourne une situation déprimante en économie financière ! C’est ça la positive attitude ;-)
De fait, durant près de deux mois, je n’ai presque pas acheté, ni livres, ni revues ! Notez également le mot « presque pas ». Est-ce que je me suis sentie mieux ? Non. Est-ce que cette économie m’a été profitable ? Un peu, quand même, je n’ai pas dû demander de l’argent à mon amoureux ou pioché dans le compte commun pour un achat personnel ! Est-ce que j’ai moins lu ? Non ! Car ma pile de livres à lire était encore bien fournie et grâce à cet état, j’ai enfin pu la diminuer et ranger correctement ce casier qui déborde la plupart du temps.
Et un cheminement en amenant un autre, pour ma formation d’assistante bibliothécaire, j’ai en toute logique remis les pieds dans les bibliothèques publiques de ma région. C’est ainsi que je me lance toute seule un petit défi sympathique.
A partir de ce jour, 7 juillet, je n’achète plus de livres ! Mais, j’ai envie de :
lire ce que j’ai dans ma PAL (Pile À Lire)
lire (faire un tri, nettoyer, supprimer) aussi ma PAL numérique
visiter plus régulièrement les bibliothèques publiques et spécialisées
rendre visite aux boîtes à livres
offrir des livres de ma biblio
Bien sûr, il va de soi que je ne vais pas refuser les livres que l’on m’offre ! Mon anniversaire tombe début septembre. Au cas où vous auriez envie de m’encourager à réussir ce défi, vous trouverez une liste des livres que j’aimerais lire tout en bas de cet article :-)
Combien de temps vais-je tenir ? Les paris sont ouverts :
En attendant le temps qui s’écoule, le temps de lire cet article, le temps de l’écrire, le temps de rêver… voici quelques listes sur les livres. J’adore les listes, pas vous ?
Les livres lus depuis janvier 2023 (lus & appréciés un peu, beaucoup, passionnément) Par ordre de lecture (janvier, février, mars, etc.). Hors BD et manga
Une vie entre les pages, Cristiana Caboni
La librairie de Monsieur Livingstone, Monica Gutierrez
Magic Charlys, tome 3, Audrey Alwett
Le rêve de Riosuke, Durian Sukegawa
Haïkus en voyage, éditions Seuil
Azul, Antonio Da Silva
Sauveur & fils, tome 3, Marie-Aude Murail
Brussailes, Éléonore Devillepoix
Le petit joueur d’échec, Yôko Ogawa
Sauveur et fils, tome 4, Marie-Aude Murail
Un abri de fortune, Agnès Ledig
Une mémoire d’éléphant, Agatha Christie
Mononoke, histoires de fantômes japonais, Yakumo Koizumi
Cœur de cristal, Frédéric Lenoir
L’enfant qui murmurait à l’oreille des corbeaux, Laetitia Reynders
Les enfants sont rois, Delphine de Vigan
Le verger de N’Go le léopard, Bernard N’Kaloulou
Le restaurant de l’amour retrouvé, Ogawa Ito
Celle qui devint le soleil, Shelley Parker-Chan
Mémoires d’un médecin, Arthur Conan Doyle
Six couronnes écarlates, Élizabeth Lim
Entre fauves, Colin Niel
La dernière énigme, Agatha Christie
Plus jamais sans moi, Maud Ankaoua
Là où le bonheur se respire, Sophie TalMen
Jefferson fait de son mieux, Jean-Claude Mourlevat
Entretien avec un cadavre, Dr Philippe Boxho
Jolie libraire, Frank Andriat
L’affaire Agatha Christie, Nina de Gramont
Et que quelqu’un vous tende la main, Carène Ponte
La fleur perdue du chaman de K., Davide Morosinotto
Respire, Maud Ankaoua
Conte Zen : Tous les peut-être, Stéphanie et David Miles
Livre en cours de lecture : Les chroniques de l’Érable et du Cerisier, tome 3, L’ombre du Shogun, Camille Monceaux
Mes PAL, papier et numérique
La vie dont nous rêvions, Michelle Sacks
La Mer sans étoiles, Erin Morgenstern
Numéro deux, David Foenkinos
La consolation de l’ange, Frédéric Lenoir
Le bal des folles, Victoria Mas
Fantaisie allemande, Philippe Claudel
Le rapport de Brodeck, Philippe Claudel
Pourquoi le ciel est bleu, Christian Signol
Tout le bleu du ciel, Mélissa Da Costa
Totto-chan, Tetsuko Kuroyanagi
La mer, Yôko Ogawa
Instantanés d’Ambre, Yôko Ogawa
Les tendres plaintes, Yôko Ogawa
Suzuran, Aki Shimazaki
Ikiro, Benoit Marie Lecoin
Les gratitudes, Delphine de Vigan
Mon coeur contre la terre, Éric de Kermal
Le parfum de l’impératrice, tome 1 L’archipel, Leslie Tanguy
Le château solitaire dans le miroir, Mizuki Tsujimura
Le peuple des rennes, Megan Lindholm
On était des loups, Sandrine Collette
Les cygnes sauvages, Kenneth White
Kabu Kabu, Nnedi Okorafor
Le choix de Sam, Edward van de Vendel
Biotanistes, Anne-Sophie Devriese
Les ombres d’Esver, Katia Lanero Zamora
La cité du temps, Diana Wynne Jones
Avant l’été, Claudie Gallay
Après, Stephen King
La mécanique du coeur, Mathias Malzieu (relecture après 8 ans)
Tchon-Tchon bleu, Pinin Carpi (relecture après 10 ans !)
Livres que j’aimerais lire (sélection arrêtée au 07/07/2023)
Actinaria, Marion Oruezabal
Mentor, Lee Mattew
Âge tendre, Clémentine Beauvais
Tout le monde ne raffole pas des brocolis, Camille Choplin
Amoureuse de la nature, Beatrix Potter (album pour enfants)
Arts & fantastique, anthologie, édition Voy’lell
La fille du botaniste, Kayte Nunn
Du haut d’un brin d’herbe, on voit bien la terre, Antoine Paje
Ces petits riens qui nous animent…, Claire Norton
Les sales gosses, Charlie Ménétrier McGrath
Là où les esprits ne dorment jamais, Jonathan Werber (oui oui, le fils de Bernard Werber :-) )
Les musiciens de l’orage, Céline Person et Juliette Barbanègre (album pour enfants)
Doucement renaît le jour, Delphine Giraud
Les hirondelles danseront sous la pluie, Mireille Faye
Eden, fille de personne, Marie Colot (roman jeunesse)
Les plus beaux contes nomades, Syros Jeunesse édition
L’enfant du vent, récits traditionnels d’Afrique, Ashley Bryan
Les plus beaux contes zen, Henri Brunel (déjà lu & emprunté à la biblio, mais j’aimerais l’avoir)
Yeghvala, la belle sorcière, Nathalie Novi et Catherine Gendrin
Les étoiles brillent plus fort en hiver, Sophie Jomain
Tombée du ciel, éditions The Fan Brothers (album pour enfants)
Je parle comme une rivière, Jordan Scott & Sydney Smith (album pour enfants)
Crac ! Boum ! Hue ! Les animaux ne pensent qu’à ça, Béatrice Le Métayer
Watergang, Mario Alonso
Tibo, la leçon de Nitch, Sohie TalMen, dessins de Maïté Schmitt (jeunesse)
Les contes timbrés (il y a 2 tomes ?) Djinny Vincent
La plus belle crotte du monde, album jeunesse
Le souffleur de rêves, Bernard Villot & Thibault Prugne
Là où poussent les coquelicots, Bruno Watelet
Le charme du coquelicot, Agnès Brown
Les couleurs du silence, Delphine Giraud
Le jardinier qui cultivait les livres, Nadine Poirier & Claude K. Dubois
Une libraire, deux crapulettes, un ermit…joyeux bazar garanti ! Sonia François
Le passeur de livres, Carsten Henn
Le haïku à 5 voix, Haïkus, Tercets, Senryus, collectif, éditions unicité
Tant que le café est encore chaud, Toshirazo Kawaguchi
La collectionneuse de mots oubliés, Pip Williams
N’oublie pas les fleurs, Genki Kawamura
Les rêves ne s’envolent pas, Marie Le Vaillant
La résidence des ricochets, Marie Le Vaillant
La librairie sur la colline, Alba Donati
Le courage des oiseaux migrateurs, Chi Zijian
Contes d’une grand-mère d’Asie, réunis et racontés par Yveline Feray
L’homme qui n’aimait plus les chats, Isabelle Aupy
Les disparus de Blackmore, Henri Loevenbruck
Un jeudi saveur chocolat, Michiko Aoyama
La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite… et autres leçons de vie, Olivier Clerc
Voyage au pays des arbres, J.M.G. Le Clézio
Prospérine Virgule-Point et la phrase sans fin, Laure Dargelos
Le royaume Céleste, tome 1 : La fille de la déesse de la lune, Sue Lynn Tan
Je vais tâcher de faire un ou deux article(s) de suivi pour ces différentes listes et ce défi sympa.
Des études disent que le cerveau est moins souple, qu’il apprend moins facilement et qu’il commence même à se dégrader à partir de… 25 ans !
En 2023, personnellement, j’ai certaines réserves quant à ces études et recherches qui datent de plus de 15 ans. Les technologies et le savoir ne cessent d’augmenter, on le sait. Peut-être pas toujours dans le bon sens ou dans celui que l’on voudrait, mais c’est indéniable, on progresse. Ne pensez-vous pas que ces recherches et études devraient être réexaminées aujourd’hui ?
Depuis combien de temps nous dit-on que nous utilisons une infime partie de notre cerveau, soit 10 % ? J’ai envie de croire que j’utilise quotidiennement ces 10 petits pourcents de mon cerveau et j’ai envie d’essayer de voir si je peux débloquer quelques pourcentages en plus 😄
À 40 ans passés, j’ai décidé donc de reprendre une formation. Reprendre car je l’avais démarrée fin 2020. Une formation à distance : assistante bibliothécaire.
Grâce à un échange d’emails et plusieurs lectures de romans plus tard, j’ai repensé ma façon d’agir. Trouver le positif dans chaque événement difficile, tirer le bon d’une mauvaise nouvelle, remercier l’univers pour un imprévu qui ne me plait pas, etc. Eh bien! Croyez-le ou non, penser « positif », ne pas ruminer ou s’appitoyer sur soi, ne plus maudire l’univers et penser autrement, prendre du recul et sourire à la vie comme elle se présente, c’est… cool ! 😄 Je me sens plus légère, moins stressée, plus enthousiaste.
Cette formation à distance, bien qu’elle soit qualifiante et reconnue chez nous en Belgique, reste une formation « éloignée » ; elle a été préparée il y a près de 10 ans, et comme tout le monde le sait, il y en a des choses qui changent en 10 ans ! Mais elle est intéressante encore sur bien des points qui eux ne changent pas ou si peu. Elle détaille surtout les nombreuses tâches qui incombent aux assistantes bibliothécaires dans les bibliothèques publiques en Belgique, mais elle aborde aussi, brièvement, d’autres points comme les centres de documentation et les librairies.
Il y a quelques années, j’avais hésité à suivre une formation en librairie. Mais de 1) j’avais déjà un travail et l’horaire des cours ne se mettait pas bien avec celui-ci. Et de 2) j’ai immédiatement pensé qu’avec mes problèmes de dos, je ne pourrais pas réceptionner les caisses de livres qui pèsent un âne mort !
Donc cette formation, que j’avais déjà chez moi, qui était déjà payée, m’attendait les pages ouvertes :-)
Même si je réalise que retenir des informations précises, du par cœur, est une tâche ardue pour mon petit cerveau fatigué, je tâche de m’appliquer avec sérieux.
Grâce à cette formation, je vais pouvoir faire plusieurs stages et je compte bien profiter de cette occasion pour essayer le métier d’assistante bibliothécaire dans une bibliothèque de ma région et essayer aussi celui de libraire spécialisé. Et en y pensant, j’ai des tas d’idées et de projets qui arrivent dans ma tête. Une excitation de changement de carrière. Une réorientation professionnelle qui me donne des papillons dans mon ventre.
Et si… et s’il m’était donné la possibilité de travailler avec les livres. Avec/pour/dans la nature. En compagnie des mots écrits, des mots lus, des mots dits à voix haute, des mots doux et chantants comme ceux des oiseaux ? Ce serait un nouveau chapitre dans le livre de ma vie. Et quel chapitre mes amis 🤩
Reprendre une formation, qui plus est à distance, pour moi, est un vrai défi. Non pas à cause de mon âge, car j’ai l’impression de retrouver ma jeunesse en étudiant et en devant emmagasiner des tas d’infos que je ne trouve pas toujours utiles 😅, mais par le fait que ce soit sans professeur direct. Je sors de ma zone de confort. Je dois là aussi me surpasser et prendre cet inconfort comme opportunité ! Je peux gérer aussi bien mon temps et mon travail comme je le souhaite. Je dois mieux m’organiser afin de continuer à apprendre. Je dois trouver de nouvelles techniques d’apprentissage car en effet, mon cerveau n’est plus aussi malléable qu’il y a 20 ans !
Si je n’essaye pas ça, si je ne vais pas au bout, jamais je ne pourrai dire que ce n’est pas pour moi.
Prendre des décisions et oser, cela nous bouscule, nous fait peur. Mais au final, la plus grande peur que l’on puisse avoir, ce sont les regrets de ne pas avoir osé le faire. Chrystal Marcel
Une lecture jeunesse à conseiller à tous les adultes en quête d’aventures :-)
La fleur perdue du chaman de K., par Davide Morosinotto, traduit de l’italien par Marc Lesage et édité dans la collection Medium de l’école des loisirs.
Mais avant tout, laissez-moi vous présenter le livre, un « objet », un véritable petit bijou graphique : plans sommaires divers, dessins d’animaux pour démarrer chaque chapitre (un coup d’œil à cette image et on sait d’office qui parle), polices de caractère variées, caligrammes et autres jeux d’écriture en forme de dessin, fond étoilé, etc.
L’histoire
Laila n’est encore qu’une enfant quand elle rentre à l’hôpital. Elle doit passer un tas d’examens, les médecins ne savent pas encore quel est le mal qui la ronge depuis plus d’un an.
Le cadre est posé. Une enfant. À l’hôpital. Une maladie inconnue ou mal connue qui semble grave.
Laila est la fille d’un diplomate. Ses parents veulent les meilleurs soins. Originaire de la Finlande, sa famille vit depuis un bon moment en Argentine. Et c’est dans un hôpital du Pérou que tout commence. En 1986.
L’aventure commence très tôt, dans la bibliothèque même de l’hôpital. Laila et son nouvel ami, El Rato, vont découvrir un journal extraordinaire, tenu par un médecin. Lors d’une expédition scientifique, ce médecin a découvert une fleur très rare et très exceptionnelle. Exceptionnelle par ses vertus thérapeutiques que seul un étrange chaman d’un village perdu quelque part en amazonie connaîtrait. Seulement voilà, ce journal date de près de 40 ans, Laila n’est pas certaine qu’il soit encore en vie. Ni si la fleur existe vraiment, pas plus que la réalité sur ses pouvoirs guérisseurs.
Voici un voyage littéraire qui va me laisser des traces ! Un petit bijou de 520 pages. Entre aventures, inquiétudes, exploits teintés d’inconscience, amitiés et maladie, j’ai suivi Laila dans sa quête impossible, quête de l’impossible. J’ai ressenti ses émotions, ses doutes, ses espoirs. J’étais auprès d’elle en toutes circonstances. J’ai même versé des larmes, oui, je suis une grande sensible.
Et la fin est remarquable. Un soupçon de chamanisme expliqué simplement, fidèlement. Cela ne m’ a fait qu’apprécier ce livre encore plus !
Une leçon de courage, de patience et de résilience à faire lire au plus grand nombre.
Emprunté à la bibliothèque, quand j’irai le remettre, j’irai en quête d’un autre livre de cet auteur, véritable conteur moderne.
Les rêves sont utiles, voir indispensables à comprendre le quotidien. Chez certaines personnes. Encore faut-il s’en souvenir.
Avant, autrefois, il y a longtemps, il était une fois une fille qui rêvait beaucoup et qui, souvent, se rappelait un, deux, trois rêves par semaine ! La fille a grandit, les rêves ont été moins nombreux. Peut-être étaient-ils toujours là, mais la jeunne fille les remarquaient moins. Ils s’évaporaient à son réveil, chassés par des pensées déjà actives dès potron-minet. Adulte, quelques fois par an, la femme a commencé à noter tous les rêves dont elle se souvenait à chaque réveil. Elle ne gardait que ceux qui sortaient de l’ordinaire et qui n’auraient pas été, à sa connaissance, une suite logique de sa journée écoulée.
Voici l’un d’eux. Sans rentrer dans les détails, elle retient un visage, elle répète un mot ou un nom. Une couleur, un chiffre, une musique, un bruit.
Des bébés. Elle était dans une maison non loin d’une forêt. Peut-être à la campagne. Nombreuses pièces au rez-de-chaussée. Tout d’ailleurs était en bas. Pas d’étage. Pas d’escaliers. Ce n’est pas chez elle actuellement. D’ailleurs dans son rêve, elle ne se sent pas chez elle. Elle doit être invitée ou de passage. Il y a de nombreux bébés, nombreux pour elle, trois ou quatre, dont il faut s’occuper. Nourrir. Changer. Consoler. (En écrivant ceci, ces bébés pourraient provenir d’un livre qu’elle a lu il y a une semaine et dont elle vous parlera sans doute ultérieurement). Le détail bizarre : l’un des bébés qui pleure de faim est dans un cadre ! Elle s’approche des pleurs, prend le cadre en mains et pouf ! le bébé prend consistance et se « déplie ». Dans ses bras, elle se dirige vers la cuisine pour préparer un biberon. Mais elle trouve les tétines sales et se demande quel autre récipient elle va pouvoir utiliser pour ce bébé quand, tout à coup, elle voit par la porte vitrée un loup adulte. Grand, massif, avec un pelage noir, gris et blanc cassé (ou était-ce plutôt jaune sale ?). L’animal ne semble pas agressif, mais lève son museau et hume une odeur. Il ne grogne pas. Ne montre pas ses crocs. Ne gratte pas ni ne saute sur la porte. Il est juste là, impressionnant rien que par sa nature. Sa posture. Sa prestance. Sa présence.
Dans le salon, il y a des mouvements, de l’activité, du remue-ménage. Entre les bébés, les chiens et les chats, il y a une joyeuse animation. Et puis, il y a plein de gens. Des amis, de la famille, des collègues. Un mélange de tout ce petit monde qui gravite autour d’elle dans la vie réelle. Elle reconnait la fille cadette de ses patrons; celle-ci s’occupe d’un bébé quand elle remarque elle aussi le loup à la porte vitrée. Sans montrer la moindre peur, elle ouvre la porte, pousse gentiment le loup et lui donne une carcasse bien saignante à se mettre sous les dents. Rapidement, d’autres loups rejoignent celui-ci. La fille rentre à l’intérieur et demande à ce que l’on ferme bien toutes les portes et fenêtres. Par précaution. Il n’y a aucun danger selon elle. Quand elle veut fermer la porte derrière elle, un bébé loup profite pour se glisser entre ses jambes. Elle dit qu’il ne peut mal, que ses parents sont occupés à se goinfrer dehors, qu’on le laissera sortir un peu plus tard.
Voilà le louveteau, petit comme un chien mais assez rond, avec un gros bidou d’un bébé qui a très bien mangé, qui se promène dans la maison comme s’il faisait partie de la famille. La vie continue ainsi quelques minutes. Une ou deux heures peut-être. La notion du temps est très difficile à appréhender dans les rêves. Toujours est-il qu’à un moment, la femme qui rêve s’aperçoit que le louveteau veut sortir. Il se tient devant la porte vitrée, gémit et gratte le sol. Son père ou sa mère se tient de l’autre côté. Il ou elle veut récupérer son petit. Personne ne voit cette scène, sauf la femme qui rêve. Que faire ?
Se réveiller pardis ! 😄
Et tendre l’oreille pour être sûre qu’il n’y a pas de loup. Et constater avec soupir qu’il n’y a que son chat qui miaule de faim, un samedi à 5h20…
L’image du loup, de l’adulte mais aussi du petit rondouillard, m’a frappée. Dès le réveil, j’ai nourrit mes fauves (4 chats) et je suis allée chercher ma petite boite : Oracle des animaux chamaniques.
Je savais bien sûr que j’allais y retrouver le loup. Avant de lire son interprétation, j’ai eu une idée, une envie, la naissance d’un projet, d’un nouvel avenir professionnel (lire prochainement mon article sur « il n’y a pas d’âge pour se former »). Cette formation, cette nouvelle idée concerne les livres. Vite, je note cette idée dans mon carnet « reflexions professionnelles et projets en tous genres ». Je suis enthousiaste à cette envie. Idée à creuser.
Et maintenant, l’oracle : développer l’intuition
La lecture intuitive est un atout que vous pouvez mettre au grand jour pour mieux la transmettre.
Vous pouvez être ce leader envoyé par le Grand Esprit pour éclairer les âmes de ceux qui se sont endormis dans les profondeurs de leur peur.
Tout est une question d’interprétation. Chacun et chacune y voit le signe qu’il ou qu’elle veut. J’aime ce que j’en comprends et je vais me laisser guider par ce que j’ai envie.
Pour relier le loup à une histoire, à un livre, voici un très chouette livre à lire si vous aimez les animaux : Histoires remarquables, les animaux. Écrit par François Moutou, illustré par François Desbordes et édité chez l’incontournable Delachaux et Niestlé.