Le National Novels Writing Month n’est plus. Ce défi d’écriture un peu fou a existé, au niveau international, pendant de longues années.
Il y avait le défi de base, le plus important : écrire 50.000 mots rien que sur le mois de novembre.
Puis, sont apparus les « camps Nano », où on pouvait se fixer d’autres objectifs, tant que l’on restait toujours dans la durée d’écriture sur un mois : avril et juillet.
Le NaNoWriMo m’a permis d’écrire beaucoup sur une courte période. J’y ai joué plusieurs fois. Certaines histoires, contes et recueils de nouvelles ont été assemblé dans un livre (auto-édition), d’autres dorment toujours et sont en attente d’une première relecture, d’une correction, …
On est dimanche. Je n’ai pas pu écrire très tôt le matin, en cause une crise de VPPB (Vertige Positionnel Paroxystique Bénin) qui m’a bousillée la fin de ma nuit et qui a duré 4 heures d’horreur.
C’est donc fin de matinée et surtout dans l’après-midi, quand je retrouvais enfin toute ma stabilité, tout mon équilibre, que je me suis mise au clavier. Je n’ai pas regardé l’heure.
Encore une fois, j’ai été là où je ne m’y attendais pas. La seule piste que je suis, ce sont la quinzaine de titres de livres que j’ai noté et que j’aimerais intégrer dans mon histoire. Mon personnage, une petite fille de 8 ans, commence à se dessiner plus précisément dans ma tête. Un grand frère de 20 ans est arrivé. Mon héroïne principale est orpheline de père. Un ami du héros, un ami de ma petite fille est né sous les traits d’un personnage particulier : Le Maître des Livres.
Je ne vous en dirai pas plus, si ce n’est que dans cette histoire, il y a des animaux (comme d’habitude), une quête, de la magie et des livres. Je ne suis pas encore arrivée à l’ennemi, mais j’en ai déjà parlé, il est déjà présenté brièvement.
Vous avez deviné, ça ressemblera encore une fois à un conte.
Mais ça part dans tellement de directions auxquelles je ne pense pas quand j’écris, que j’ai débuté un cahier où je prends des notes pour ne pas m’y perdre (rires). Je ne suis pas de plan précis, je n’ai jamais réussi à faire ça, mais ce qu’il y a de différents dans ce Nano, c’est que quand j’ouvre l’écran de mon ordinateur, je ne sais JAMAIS ce que je vais écrire. Je relis les dernières phrases, les images s’animent, et le feuilleton démarre et se poursuit au fur et à mesure que j’écris. C’est génial je trouve !
Ce qui est assez surprenant, vraiment, pour moi, c’est que je ne m’arrête pas après x heures ou après avoir écrit x mots. Non. Je « sens » quand c’est le bon moment pour arrêter. La dernière phrase est assez ouverte pour me permettre, demain, d’imaginer la suite. Je n’ai pas encore eu besoin d’image ou de phrases piochées un peu au hasard dans des revues que j’ai chez moi. Ces démarreurs ne me sont pas encore nécessaires. Peut-être un peu plus tard ? Qui sait ?
J’en suis à 11 titres de livres déjà intégrés ! Deux sont venus presque naturellement, sans y penser vraiment.
J’avance un peu plus que nécessaire, sait-on jamais qu’il y ai des jours où Miss Inspiration me fait faux bond ou que je sois tellement malade pour être incapable d’ouvrir mon ordinateur :-(
Une petite photo pour illustrer ma progression, mon avancée…
Je vous présente Sethi, le premier caprin que ma fille a commencé à parrainer au refuge Animal sans toi…t. Il a été adopté rapidement et aujourd’hui, son nouveau « neveu » s’appelle Gordon.
Depuis hier, en Belgique, il neige. La poudreuse immaculée tient sur les toits et les voitures dans la rue. Ambiance particulière pour un printemps déjà là, cassé dans son envolée de soleil, de lumière et de chaleur.
Le petit thé d’hier soir m’a tenu éveillée jusque 22h passées. Mais je n’ai pas écrit jusque là ! Par contre, pas lu comme d’habitude avant de m’endormir et le train du dodo a été long à arriver. Mes chats-réveilles-matins n’ont pas failli à leur rôle. À 4h20, ils étaient là, le petit de bientôt un an, à me marcher dessus (ça devient une habitude, grrr), à ronronner, à se frotter à moi… Lui qui d’habitude est sage comme une image le matin, ça fait deux jours qu’il est remonté à bloc, sur des ressorts et des ronrons infinis dès potron-minet ! J’ai beau le chasser, lui souffler dessus, rien n’y fait. Je voulais dormir jusqu’à 5 heures, mais il en a décidé autrement. Et dire que je leur ai donné à manger une ration de viande supplémentaire très tard hier soir pour essayer de les faire dormir jusque là. Ils sont plus malins que moi ces chats (rires)
J’étais donc d’humeur maussade au réveil. En mode automatique, je suis allée vider ma vessie et je leur ai donné à manger vers 5h15, en traînant les pieds. J’ai attendu que chacun mange sa gamelle, car la femelle a un peu mal au ventre ces derniers jours et est difficile. Elle a d’ailleurs mangé du bout de la langue.
5h35, je sors mon portable, le branche, l’allume. Pfff, l’image d’accueil a déjà changé et c’est une ville illuminée qui me salue. Je n’aime pas les grosses villes.
Je m’installe, mais pas très motivée. Allez hop ! On va se chercher une grosse tasse de chocolat. Le rituel, faut pas l’oublier. Important.
Mes écouteurs sont abîmés. Depuis hier, il y a un faux contact à la base du connecteur :-( je dois chipoter pour que la musique passe dans les deux écouteurs.
M’enfin, me voilà installée. Et avec ça, musique celtique dans mes oreilles, goût chocolat dans la bouche, je démarre.
Je mets en gris les 150 mots que j’ai écrit à la fin, hier soir. Je n’aime pas, je veux écrire autre chose. Mais dans le challenge Nano, on ne supprime rien, chaque mot compte, même ceux pour la poubelle ultérieurement.
Si le démarrage a été plus long, il m’a suffit de relire mes notes sur mon gsm, relire un titre ou deux de livres et ça y est, j’étais partie. Après une heure entière d’écriture, je regarde le compteur automatique de mon traitement de texte : + 1000 mot ! Quand je suis inspirée, c’est à peu près donc ça ma moyenne.
Je voulais arrêter, en me disant que j’avais déjà bien « travaillé », mais j’avais envie de continuer, d’avancer un peu, encore une petite idée à caser, un passage en image qui titillait le bout de mes doigts et que je voulais mettre en mots.
photo d’octobre 2021 : Héra que le froid ne dérange pas
Si vous voulez une idée de titres de livres, en voici un que j’ai déjà casé dans mon texte. Livre que je viens de lire et qui m’a bouleversé. Que j’ai adoré. Et dont je vais en parler d’ici peu :
Hier soir, 31 mars, j’étais hyper motivée à faire tout pour démarrer ce Nano sur des chapeaux de roues. J’ai commencé à écrire sur du papier brouillon tout ce qui me passait par la tête afin de prévenir mes enfants et mon amoureux de ma participation à ce défi d’écriture. Autrement dit : ne pas me déranger :-)
Ce matin, réveil à 4h20 environ (merci le chaton d’avoir marché sur moi !). Quel jour était-on ? Vendredi ou samedi ? Trois secondes d’hésitations, puis « oh ! on est vendredi 1er avril, c’est le début du Nano, zou, lève-toi ! « . Et puis après « Merci Orion de m’avoir réveillée si tôt. » Car oui, je n’ai pas de réveil. J’ai un réveil disons presque naturel : trois chats. Il y en a toujours bien l’un ou l’autre pour me réveiller entre 4h30 et 5h30…
Après avoir donc nourri les monstres, me voilà prête à écrire une heure. Mais préparons-nous d’abord un petit rituel :
une boisson (chaude ou froide), ici, chocolat chaud
mes écouteurs aux multiples fonctions : 1) musique 2) ne pas entendre les chats 3) ne pas réveiller la maisonnée
mon ordinateur portable (avec en plus, une chouette image pour moi)
Mes objectifs à atteindre pour ce Nano un peu spécial (où j’adapte à ma sauce le défi) :
intégrer dans mon texte 30 titres de livres
écrire tous les jours
25.000 mots
Au petit matin, l’inspiration vient bien, bon rythme, bonnes idées, dynamisme, motivée, etc.
Ce que j’adore dans ce jeu, parce qu’il s’agit vraiment d’un jeu d’écriture pour moi, un challenge sympa qui me booste et me pousse à écrire, c’est que c’est de l’instantané, du direct, de l’irréfléchi. Je peux avoir un plan, celui-ci peut changer en cours d’écriture. Je peux avoir une idée pour un passage, un personnage, il peut tout autant changer, un peu, beaucoup, tout à fait ! Et c’est ce qu’il s’est passé ce matin.
J’avais écrit quelques notes dans mon gsm, des idées, comme le fait de m’inspirer de 30 titres de livres que j’ai chez moi, de prendre certains titres comme lieu d’une action, un personnage, un ennemi. J’avais même déjà noté une quinzaine de titres de livres. Puis j’ai rajouté « prendre des images ou des phrases dans des magazines en cas de panne d’inspiration, comme démarreur ».
En deux jours (du 28 au 30 mars), j’avais arrêté l’idée d’écrire un nouveau conte pour enfants, avec bien sûr, des animaux. Mais j’avais deux directions, j’hésitais à choisir celle-ci ou celle-là…
7h40 : Ce matin, quand j’ai ouvert une page blanche de mon traitement de texte, je n’avais donc encore aucune idée précise de mon personnage, son âge, son sexe. Juste un enfant. J’ai mis en titre « Mon NaNo » en grand et en rose foncé. J’ai enregistré le fichier. (j’ai le raccourcis clavier compulsif « CTRL S » pour sauvegarder) En rose, parce que j’en avais envie à ce moment, de cette couleur ;-)
Très vite, le prénom de mon héros est arrivé : ce sera une petite fille. Et puis, en écrivant ce prénom, le titre d’un album illustré pour petit enfant est venu. Paf ! J’avais ma première phrase. Mon démarreur. Et j’étais partie.
Les mots et les phrases, les images et les scènes se sont suivies naturellement. C’est comme ça que j’écris. J’ai des images qui se forment dans ma tête, à partir d’un mot, d’une phrase, d’une photo, d’un son, et hop, mon imagination fait le reste. Une heure plus tard, j’avais plus d’un millier de mots et une direction un peu différente de ce à quoi je m’attendais ! Je démarre souvent un texte créatif à partir d’un fait réel, vécu, entendu, vu, lu, etc. Et là, dans cette histoire, dans mon NaNo d’avril 2022, je n’échappe pas à mon destin.
L’écriture est un exutoire, une thérapie pour moi. Suite à un choc émotionnel, je suis devenue aphone. Mes cordes vocales sont figées. Plus de son, que des chuchotements. Et là, dans le début de mon histoire, j’appuie là où ça fait mal. Pour pouvoir mieux me réparer, mieux guérir et mieux soigner. C’est ça qui est magique avec les mots, on peut en faire ce qu’on en veut, on peut jouer avec eux, les faire vivre des tas de choses incroyables. Nos personnages fictifs, même s’ils sont tirés de gens que nous connaissons, on peut les maltraiter, les tuer, les ressusciter… On peut les aimer, avoir peur pour eux, on peut les faire tomber malade, on peut les soigner… Souvent, quand on est pris dans une fièvre d’écriture, on est dans un tourbillon d’émotions, on est sur un petit nuage, on est dans un autre monde. Et parfois, oui, nos personnages peuvent décider eux-même de leur vie. Ils peuvent nous surprendre, nous faire rire, nous faire pleurer.
6h00 : il est l’heure de prendre ma douche.
6h15 : je réveille les enfants.
7h40 : les enfants sont à l’école.
8h00 : ma journée de travail commence.
20h30 : après seulement une toute petite heure d’écriture, et malgré un nouveau thé citron pour me tenir éveillée, je n’ai plus ni l’envie, ni l’énergie ni l’inspiration. Cela ne sert à rien de forcer. J’ai déjà très bien écrit je trouve, bien plus que le quota que je m’étais fixée pour ce premier jour.
Alors, je fais cet article pour vous ;-)
+ 1000 mots ce soir et un titre en plus dans ma série :-)
Les choix et les décisions sont parfois rapides, fugaces, difficiles. En tous les cas, pour moi, ce n’est jamais simple. J’ai toujours pensé et dit ouvertement que trop de choix tuent mon choix.
Aujourd’hui, 28 mars 2022, j’ai décidé sur un coup de tête, de participer au camp Nano. Pour rappel, le Nanowrimo est un challenge d’écriture international qui permet à tout le monde de se motiver à écrire beaucoup en peu de temps. Le Nano officiel, c’est en novembre. Vous « devez » écrire 50.000 mots en 30 jours. Comme il n’y a rien à perdre mais tout à y gagner, même si vous n’arrivez pas au bout du temps, au bout du compte de mots, énormément de gens y participent, soit en solo, soit en groupe, en se retrouvant dans des cafés, à la maison. En avril et en juillet, il existe des « camps », qui jouent le même rôle (écrire 50 K de mots en 1 mois), pour nous faire patienter.
J’ai déjà eu l’occasion de jouer le jeu. Parfois je suis arrivée au bout, mais le plus souvent, je n’y arrive pas, tantôt car je ne tiens plus le rythme, tantôt car les 50.000 mots sont bien de trop pour moi qui écrit toujours des nouvelles ou des contes relativement courts. Mais toutes les occasions m’ont permis de rebooster mon envie d’écrire. Durant ces instants où j’écris, je suis gonflée à bloc, mon imaginaire et ma créativité flirtent avec les étoiles, je me sens sur un petit nuage de bien-être.
C’est à l’occasion d’un Nano, celui de 2019, que j’ai écrit et autopublié « Raconter des salades… de contes ». Je m’y étais préparée à l’avance. J’avais un « plan », j’allais détourner des contes à ma sauce. Pour ce faire, j’avais l’aide précieuse d’un livre fantastique de Mireille Pochard (clic sur son nom pour découvrir un article traitant sur ce sujet).
J’ai accepté cette idée avec moi-même, cette idée folle, suite à un post de Katia (autrice liégeoise fantastique) sur FB. Elle a enclenché la machine (clin d’œil au titre de son dernier livre) et va participer à ce camp d’avril du Nano pour écrire une suite à ce livre. Elle demandait simplement si dans la salle virtuelle, il y avait d’autres personnes que ça intéresserait. Pour nous automotiver, nous autocongratuler, avancer chacun, chacune chez soi, de son côté, mais partager nos doutes, nos progrès, nos encouragement respectifs ;-)
Je suis dans mon cheminement de contes, mais voilà 8 jours que j’ai une extinction de voix (en plus des microbes qui m’ont rendue bien malade avant) et que je ne sais donc pas répéter un nouveau conte pour la prochaine veillée fin de la semaine. Et comme l’envie de reprendre le clavier me titille, je me suis lancée, sans bouée, sans protection !
Je ne vais pas m’inscrire officiellement au camp Nano, car j’ai mes propres objectifs qui diffèrent :
écrire tous les jours, un peu, beaucoup, passionnément ou en ronflant
utiliser des titres et des couvertures de livres qui sont dans ma bibliothèque (au nombre de 30 pour coller au nombre de jours d’écriture du challenge ?)
quand j’ai une panne d’inspiration, utiliser des images, des phrases que je peux trouver dans des magazines que j’ai chez moi, qui serviront de déclencheur(s)
Et un autre que je viens de rajouter, car sur les 5 Nano auxquels j’ai participé, j’en ai terminé trois en étant à la moitié de l’objectif de ce défi.
25.000 mots
Je n’avais pas encore d’idées jusqu’ici. Sur quoi j’allais bien pouvoir écrire ? Une longue histoire ? Différents petits textes (au nombre de 30, soit un par jour) ? Des textes qui vont avoir un thème identique ou pas du tout ?
Et puis voilà, dimanche matin, la révélation. Sans y réfléchir, simplement en regardant ma bibliothèque, j’ai trouvé ma ligne conductrice. Cela sera vraisemblablement encore un conte ou un recueil de contes… bah ! Oui ! On ne change pas une équipe qui gagne ;-)
Si vous aussi, vous voulez jouer avec moi, sans aucune contrainte ni obligation, vous pourrez retrouver des images, des phrases, des titres et des photos de livres que j’aurai utilisés, que je vais utiliser, pour mon « petit » défi bien sympathique.
Je vais essayer de respecter une publication hebdomadaire pour partager avec vous ma progression et pour vous mettre « en vrac » les déclencheurs des jours précédents.
Dans cette attente, voici un graphique et petite photo pour bientôt démarrer sur des pattes d’oiseau d’eau :-)
Pour avoir une belle montée régulière, je devrais écrire +/- 800 mots par jour
Cette poule d’eau avance doucement mais sûrement vers le 1er avril, date du grand départ
Nous voilà, déjà, à la mi-novembre. Le temps file, mais mes mots patinent. Au 17 novembre, j’en étais à 23.000 et des poussières, soit en-deça des 27 K que j’aurais dû atteindre à cette date.
Je viens de prendre la décision de ne pas m’auto-critiquer si je n’arrive pas au bout des 50 mille mots, car j’ai une idée bien précise de mon ouvrage une fois terminé.
À ce stade, il a presque la même quantité que mon dernier livre auto-publié « Démarrer au quart de tour », donc ce n’est déjà pas si mal. J’arrive bientôt au bout de la nouvelle que j’ai imaginée et il y a quelques jours, j’ai trouvé un superbe ouvrage pour déterminer, identifier les araignées dans mon pays : la Belgique.
En lisant l’introduction de cette nouvelle Clé de détermination photographique des principales araignées de Belgique, je suis encore plus motivée à faire aboutir ce projet docu-fiction pour essayer de faire « aimer », si pas aimer, tolérer, intéresser, ces petites bêtes à mes compatriotes. En effet, ce livre édité en 2018 est le premier qui existe pour identifier les araignées dans mon pays ! Les belges (mais pas qu’eux, j’en suis certaine) ont une peur démesurée des arachnides, un désintérêt total…
Voici des photos de couvertures de ce bel ouvrage :-)
Merci donc à Sébastien Renson et aux CNB (Cercles des Naturalistes de Belgique) pour ce livre aux superbes images et explications claires et simples.