Nanowrimo J12

Je rattrape mon « retard ». L’histoire s’écrit toute seule. Si j’ai encore envie d’écrire pour atteindre les 20.000 mots, ce sera peut-être cet après-midi ou ce soir. Mais je ne me mets plus de pression. Je suis juste grisée par cette progression et par cette histoire qui coule d’elle-même, qui vit sa petite vie, presque sans moi :-)

Toutefois, je crois que si je veux capter l’attention des lecteurs, il ne faut pas que j’oublie de faire avancer l’intrigue principale. Et ça, c’est une autre pair de manches ! Raconter des salades… de contes, c’est facile. Mais emboîter le tout dans un roman, c’est autrement plus difficile pour moi. Si je veux que la vinaigrette prenne, va falloir assaisonner juste.

Aujourd’hui, j’ai abordé un secret dont on ne parle pas dans un conte traditionnel connu : Cendrillon. Saviez-vous que Cendrillon n’a jamais voulu être une princesse ? Elle, ce dont elle rêvait, c’était d’être institutrice, une professeure des écoles. Et que si tout le monde sait que sa belle-mère est une marâtre impitoyable, méchante et cruelle, son père n’est pas si gentil que ça. Cendrillon a une grand-mère exceptionnelle. C’était la mère de sa maman. La fée marraine qui tient le beau et grand rôle aurait dû aller à sa grand-mère. Seulement voilà, si Cendrillon n’aime pas sa belle-mère, son père déteste la sienne aussi, mais pas pour les mêmes raisons.

« Youpie » semble dire mon « petit » garçon :-)
Série de photos avec mon fils qui saute à la mer.
C’était il y a 3 ans…

Nanowrimo J11 : c’est reparti mon kiki

Ah ! Quel plaisir d’avoir retrouvé le chemin de mon histoire et de mon imagination ! Je n’ai rien écrit hier et j’ai écrit presque le nombre minimal quotidien. J’y étais presque. Mais je n’ai pas voulu me pousser à aller jusqu’au bout, car sinon, j’étais partie pour écrire bien plus et je voulais garder ça pour demain. Car si j’ai zappé un ou deux jeux d’écriture, je suis parvenue à récupérer le fil de mes idées et je rattrape ainsi mon plan de départ !

Satisfaction :-) Gratitude :-)

Cette photo date du 27/10/2019 : notre fils avait 12 ans
3 ans déjà. À peine 3 ans. C’était il y a longtemps, c’était … hier !

Nanowrimo J10 et zéro mot

Aujourd’hui, je n’ai rien écrit pour le Nano.

Toute heureuse de retrouver un peu de voix, je suis allée voir des copines pour papoter…

Ce fut aujourd’hui une merveilleuse journée pour moi : rencontre fortuite d’une amie (amie à qui j’ai justement écrit une lettre hier !) et belle balade, avec son adorable chien, dans un parc sous un soleil resplendissant pour débuter la journée.

Ensuite, je suis allée babeler avec ma collègue – et amie – que je n’ai plus vu depuis longtemps. La voir m’a fait très plaisir. Lui parler avec une voix certes un peu grave mais sonore m’a transportée de joie… jusqu’à ce que ladite voix s’en aille brusquement, sans le moindre avertissement !

Juste après, je suis allée à pied voir une copine de contes. Encore un excellent moment de partage, même si ma voix était à nouveau aux abonnées absentes.

Retour à la maison pour casser la croûte et dernière sortie du jour pour voir une autre copine de contes et préparer la rédaction de son interview pour le mensuel de La Maison du Conte. Encore un moment joyeux, un moment de partage très agréable.

Ce sont donc 4 supers moments que j’ai passés aujourd’hui. Et même si je suis à nouveau aphone , je ne râle pas parce que c’est clairemenr de ma faute. Cela en valait la peine de partager ces petites papotes avec ces merveilleuses personnes. 💟

Ce n’est qu’une fois rentrée à la maison, après le souper avec amoureux et enfants que j’ai eu une pensée pour le Nano !

Je vais essayer d’écrire un peu demain. Mais demain est un autre jour.

Bonne soirée

Dessin pour mon amie Josiane à qui j’ai écrit hier et que j’ai vue ce matin, par le plus grand des hasards.

Nanowrimo J9 : petit à petit…

Après le coup de mou d’hier, je suis heureuse d’avoir écrit aujourd’hui. Même un petit peu. Ce n’est pas grave si je n’ai pas atteint mon quota de mots quotidien. Rien ne va m’arriver (ni à mes personnages) si je suis « en retard » sur le nombre total de mots que je devrais avoir au J9.

J’ai décidé de ne plus suivre au pied de la lettre mes jeux d’écriture. C’est cela qui me freine grandement depuis que j’ai une trame pour mon histoire.

L’autre décision que j’ai prise ce matin et avec laquelle je me sens bien : je vais terminer cette histoire, même si cela doit dépasser la date butoir pour le challenge officiel.

Et la 3e décision, tout va toujours pas trois chez moi (comme chez mon personnage principal, tiens tiens !), je ne vais sans doute pas relire ou corriger ce court roman, mais juste le faire vivre pour moi. Le temps d’un souffle, le temps d’une idée, d’un moment éphémère.

Nanowrimo J8 : passage à vide

Arrive le moment où l’histoire est là, mais ne colle plus au programme établi, au plan préparé pour qu’elle puisse vivre sa vie. Et je me retrouve là, toute seule, à me poser des questions, à hésiter sur la marche à suivre.

Cela fait sept jours que j’écris entre deux et trois heures au petit matin. Sept jours où je respecte le plan, mes petits jeux d’écriture. Et bon sang ! Alors que ça fait une heure que je suis devant l’écran de mon ordi et mes doigts sur le clavier, je n’ai guère avancé à mon compteur de mots. 198 mots écrits ! Après avoir jeté un œil à mon graphique, je suis rassurée, je suis bien en avance, je pourrais ne rien écrire aujourd’hui et être encore dans la course.

Oui, mais si demain, j’ai le même blocage, qu’est-ce que je fais ?

La journée ne fait que commencer. Je pourrais écrire plus tard, dans le courant de la journée. Pas de la soirée, car je ne suis pas très créative le soir. Mais ma journée de repos est bien remplie (ce n’est pas vraiment vrai, mais c’est ce que je ressens). Voilà vingt jours que je me repose. Vingt jours que j’ai perdu ma voix. Ma voie ? Je suis encore fatiguée. Du mal à me reposer entièrement. Quand le corps se repose, l’esprit carbure. Quand l’esprit se repose, c’est le corps qui remonté sur ressorts.

On ne peut pas être tous les jours au taquet. La performance a un coût. La santé mentale ou physique jouent un grand rôle dans cette endurance particulière.

Nous avons tous et toutes notre petit saboteur interne. Celui qui nous fait croire qu’on n’y arrivera jamais, que ça ne sert à rien ce qu’on fait, que c’est inutile, qu’on est inutile. J’ai beau m’entourer de gens positifs, de « jouer » à la psychologie positive, d’être positive dans des moments un peu compliqués, parfois, le tunnel ne s’éclaircit pas. C’est comme ça.

C’est ma confiance en moi qui s’égratigne, qui s’effiloche, qui se réduit, qui doute… alors, je vais partager un super poème qu’une maman a fait pour ses enfants, pour les enfants des autres, que je prends aussi pour moi, pour des adultes qui subissent une baisse d’estime, qui doutent d’eux, qui n’ont pas/plus confiance en eux. La photo est de moi (jeune goéland) et le poème est signé Leni Cassagnettes.

Lisez d’abord le poème de haut en bas. Puis, après une inspiration et une expiration, lisez-le à votre aise de bas en haut, en commençant par la dernière ligne, puis l’avant-dernière, etc. Et … souriez :-)

Bon, je m’égare là.

Le Nano ! C’est marrant, car en fait, je n’y pense pas tant que ça. D’habitude, quand je suis dans une histoire, dans un texte que j’écris, j’y pense jour et nuit, nuit et jour. Je pense à mes personnages en mangeant, je rêve d’une situation la nuit, une image, une couleur, un mot me fait penser à eux. Mais pas cette fois-ci ! Je me suis « conditionnée » pour n’y penser que quand j’ouvre mon ordinateur. Quand l’ordi est fermé, je ne m’intéresse plus à cette histoire, à mes personnages que je créé. Peut-être parce que je n’y crois pas vraiment ?

Cela dit, le camp Nano d’avril dernier, m’a fait le même coup ! Je ne suis pas en emphase avec cette histoire. Je l’ai écrite juste pour aller au bout de mon challenge d’écriture personnel. Bien que je l’aime un peu, elle n’est pas assez consistante pour que j’y revienne et que je la retravaille.

Je ressens un peu la même chose maintenant. Après l’excitation des débuts, de la nouveauté, de la création, les questions « pourquoi », « à quoi ça sert », « est-ce réellement important », « qu’est-ce que cela va m’apporter » tournent en boucle dans ma tête.

En fait, je me cherche des excuses.

Nanowrimo J7 : un secret et des mystères

Quand je rajoute un soupçon de magie dans mon histoire, il n’y a rien à dire : je me sens mieux.

Les 5 premiers jours d’écriture ont été très terre à terre. Réaliste. Basé sur des faits réels. Inspirés par ma famille, mon entourage, mes amis, des lieux que je connais.

Je devais faire attention à ce que j’écrivais.

Mais ma petite folie n’a pas pu se tenir plus longtemps à carreaux : j’ai été obligée de dévier vers un récit fantastique.

Mon jeu d’écriture du jour était « l’expansion ». Soit à partir d’une phrase de deux ou trois lignes, je devais insérer un mot entre chacun des mots de façon à ce que le texte soit cohérent. J’ai choisi un encart de mon magazine « Lire magazine littérature », le hors-série consacré à la psychologie des écrivains. Voici le petit rituel de Stephen King :

« Chaque jour, je me lève, je prépare mon petit déjeuner et celui de ma femme, je promène le chien et je nourrit le chat. Je rejoins mon bureau que j’appelle « Woodlands », à 100 mètres de chez moi. »

Je vous partagerai un peu plus tard mon travail sur l’expansion. Pour le moment, c’est encore trop chaud, faut le laisser reposer un peu ;-)

Nanowrimo J6 : ça s’en va et ça revient

Ce sixième jour d’écriture est sous le signe de l’étrangeté. J’ai commencé tout doucement. Lentement. Quand j’ai voulu intégrer mon jeu d’écriture, j’ai été prise par mon propre jeu.

Explications :

Pour mon 6e jeu, j’avais décidé de prendre un cadavre exquis à partir de mots piochés dans mon livre en cours de lecture. Comme j’avais fini mon livre, j’en ai pris et commencé un autre : La formule préférée du professeur, de Yôko Ogawa. (génial !)

Au moment de choisir les mots (11ème phrase pour le mois de novembre, 6ème mot pour le sixième jour, etc.), ben… j’ai été prise par mon livre et j’ai commencé à le lire, à poursuivre la lecture du chapitre (rires). J’ai lu quelques minutes, jusqu’à la prochaine coupure dans le chapitre. Enfin, j’ai choisi les mots pour mon cadavre exquis.

« À sa manière, le professeur imagina que des carottes lui poussaient sur le dos »

Me voilà bien avec cette phrase. Je n’ai ni professeur ni carottes dans mon histoires. Qu’à cela ne tienne, j’ai quand même réussi à intégrer tous les mots, en deux phrases. Trop forte je suis ! Ha ! Ha !

Mais après cela, encore un petit moment où je me suis retrouvée coincée, ralentie, bloquée. Je regardais le compteur de mots qui n’avançait guère. Mais comme j’étais en avance, j’ai pensé m’arrêter là pour ce matin. Mais bon, quand même, si je veux garder cette avance pour plus tard, quand je me retrouverai vraiment complètement coincée, je serais contente. Donc, je me suis levée, je suis descendue me faire un petit chocolat chaud, j’ai ouvert la porte aux chats (un qui voulait rentrer, un autre qui voulait sortir), j’en ai caressé un troisième qui dormait les quatre fers en l’air dans le fauteuil. 7h50, 15 degrés au salon, Je m’emballe dans une couverture, puis j’allume le chauffage. Réinstallée devant le clavier, j’ai écrit une phrase, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à arriver à 1200 mots. Sur 1600, c’était déjà pas si mal. Encore une hésitation. Stop ou encore ? Et puis, bingo, le déclic, je suis partie dans un soupçon de fantaisie, j’ai intégré un peu de magie, de fantastique et là, je me sentais beaucoup plus à l’aise, dans mon élément ! La petite fenêtre avec le compteur des 1666 mots est apparue. Trop tard pour m’arrêter. J’étais partie dans une autre dimension…

Et j’étais partie pour continuer encore, mais il faut bien déjeuner, lancer une lessive, se laver les dents, couper les griffes des chats, etc.

Un petit dessin de la mer que j’ai fait il y a un petit bout de temps. Je vais essayer de croquer un autre personnage pour partager ma progression dans ce défi. Ou de choisir d’autres dessins déjà faits.

Et une capture d’écran du compteur des mots quotidiens, ci-dessous