Les supers pouvoirs de la marche

J’avais déjà lu un article dans ce sens : la marche ouvre non seulement l’appétit, mais aussi la créativité et la relaxation. Marcher en soi est déjà très bon pour le corps et l’esprit. La marche, c’est bon physiquement que psychologiquement. Marcher librement, à son rythme, sans contrainte d’un port de charge excessive ou sans être tirée brusquement par un enfant ou par son chien, permet de laisser libre cours à tout un tas de pensées, de réflexions, d’idées. Sans en avoir l’air, sans y réfléchir, le processus de la pensée se met elle aussi en marche. C’est un peu comme si le fait d’avancer un pied après l’autre permettait à notre cerveau de faire des petits pas aussi vers un cheminement propre à lui. Pour imager ce que j’écris, c’est comme si assise dans le fauteuil ou sur la chaise de ma table de travail, statique, mes idées restent figées devant un buisson touffu. J’ai beau réfléchir, cogiter, je fais du surplace ou je contourne le buisson (le « problème ») sans le résoudre. Tandis qu’en marchant, je parviens à trouver les petites ouvertures dans le buisson qui me permette d’avancer, d’y voir plus clair. J’avance, et le buisson devient moins dense. Je marche et les branches s’écartent de ma vue.

Grâce à mon smartphone qui a finit par remplacer mon carnet de poche, il me vient souvent des mots sympas, une suite de mot, un poème, une histoire, en marchant. Pas toujours, mais souvent. Le bruit ambiant, les rencontres, la météo y est pour beaucoup dans l’éclosion de ma créativité et de ma relaxation.

Voilà ce que j’ai écrit en marchant tout à l’heure. J’ai intitulé cette poignée de mots « Petits poèmes en marchant »

Fin d’hiver chantant
Gros nuages gris menaçants
Le temps est changeant

Les oiseaux chantent jaune
Les nuages arrivent en gris
Mon cœur est bleu bonheur

Sur le trottoir, atterrit une sittelle
Devant moi elle hésite à partir
Elle s’envole avec mon sourire

Ce n’est pas encore le printemps,
Et les oiseaux chantent, chantent
C’est bientôt la fin de l’hiver
Et je me balade le nez en l’air

Par la fenêtre ouverte, le gros bourdon
Passe et tombe sur le sol du salon
Vite, vite, sauvons-le de là, car le chat arrive déjà

La Sittelle est l’un de mes derniers dessins du moment :-)

Un bain de nature à Cointe

La nature nous annonce la fin de l’hiver : les perces-neige et crocus sont de sortis, ouvrant leurs pétales aux rayons du soleil, les oiseaux chantent, la température est à plus de dix degrés en journée !

Une petite balade sur l’heure de table à midi.

Texte du jour et photos mélangées, de moi, faites à Liège (dans notre jardin à Embourg, dans les parcs à l’île aux corsaires et Hauster ou dans les rues de Chaudfontaine)


Bain de nature à Cointe


Des mésanges, des mésanges, des mésanges
Qui chantent, qui chantent
C’est bientôt la fin de l’hiver
Dans le parc de Cointe, j’ai le nez en l’air
Le nez en l’air, les yeux dans les arbres, les pieds dans la gadoue
Et j’écoute, j’écoute, j’écoute.

Je vois des mésanges bleues,
Elles ne sont qu’une ou deux.
Et puis des longues-queue
Celles-là, elles sont plus nombreuses.
Je devrais les appeler autrement,
Des « orites » que je dois dire maintenant
Mais je n’y arrive pas
Je ne veux pas.
Ces minuscules mésanges ont la bougeotte
Ça vole, ça se pose, ici et là-bas
Ça chantonne, ça siffle, ci et là.
Sur une branche pas loin, une charbonnière
Qui détalle sans faire la fière
S’échappe à mon regard
Ne veut pas me voir. Ne veut pas me voir.

Le chant reconnaissable du rouge-gorge
Qui déploie ses notes mélodieuses
Un sourire au printemps, un espoir des beaux jours
Lui, tout ce qu’il fait, c’est défendre son territoire
D’ailleurs, j’en entends un second
En chant qui lui répond
De l’autre côté du chemin, se faisant face
Face à face, séparés par des arbres et des broussailles
Et puis, il y a moi entre les deux
Les yeux pétillants et joyeux
De les entendre tous chanter, s’égosiller, crier.
Il y a moi entre les deux, seule parmi eux.
Seule parmi eux parce que je le veux

Sur un autre tronc, près du sol, une boule de plumes
Toute petite, toute arrondie, elle est toute brune
Ou presque. Son ventre clair, couleur blanc cassé
Contraste avec le reste.
Un grimpereau, qui grimpe, qui grimpe
Qui fait le beau et qui tourne autour du tronc
De bas en haut, il tourne, il avance, il progresse.
De son long bec fin, des insectes, il en recherche
Sous l’écorce dissimulés, il fouille, il cherche.

Une note flutée, une note, seule et aiguisée
C’est la sittelle qui l’a lancée.
Une note flutée et répétée
Mais elle est bien dissimulée, camouflée, cachée
Je ne la vois pas, mais je l’entends.
Je ne la trouve pas, mais dans mon cœur, elle est là.
Je ne la vois pas, mais je sais qu’elle est là.
Je progresse à mon tour, à pas de velours
Pour ne pas les effrayer, les faire s’envoler.

Le miaulement d’un chat éclate
En plus clair
En plus net
En plus aigu
Nez en l’air
Aucun visu
Je cherche une buse
Mais ça n’en est pas une.
Un imitateur
Un trompeur
Un petit malin,
C’est le geai des chênes
Et ça me plaît ! Sans gêne !
Pas de rapace dans ce parc
Pas ce midi, pas pour aujourd’hui
Mais un corvidé coloré
Qui sait chanter, qui sait tromper

Le temps passe, les nuages s’effacent
Le soleil arrive avec sa lumière vive.
Demi-tour amorcé
Au travail, je dois y retourner
Et sur ce retour, je perçois le tambourinement d’un pic
A dix mètres de moi, je le vois, oui ! je le vois !
Un pic épeiche, en noir et blanc avec le derrière rouge
Tape tape tape du bec et éclate l’écorce
Et creuse des trous
Tape tape tape du bec
Et cherche sa pitance
Et creuse des trous.

Merles et pigeons ramiers
Je ne les ai pas comptés
Ils étaient bien là, avec moi
À distance raisonnable
Sans oser trop se rapprocher
Sans oser trop conter
Sans oser me raconter des salades
Égayant simplement ma balade
Par leur présence fidèle et assurée
Pas timides, ils se laissent observer.

Enfin, sortant du parc, longeant un autre
Sur la dureté du trottoir,
Au loin, un oiseau noir, tout noir
Silencieux et majestueux
Obscurité tout en haut,
Contraste sur le ciel clair
Une corneille fait le guet
M’observe, m’observe
Une corneille fait le guet
Sans réserve, sans réserve.


Un sanglier chez le dentiste

Il a sauté le sanglier
La vitre, il l’a brisée
Un seul bond a été assez
La fenêtre, il l’a traversée
Comme du papier mâché.
Verre explosé
Store plié
Chez le dentiste il s’est retrouvé
Dans une pièce l’animal était coincé
Mais par l’arrière il a pu être libéré.
Quelques secondes à tout saccager
Heureusement aucun blessé à déplorer
Beaucoup de chance a espéré.
Choc émotionnel assuré
Moins de cinq mètres dont on était séparés.
Scène surréaliste assistée
Canular j’ai même pensé.
Me relier à la nature j’ai été
Atelier art-thérapie je suis allée
Nécessité de me relaxer
Obligation de ne plus y penser
Dans mes rêves et mon sommeil assurés
Cette image ne cesse de me hanter
La scène sans cesse de se rejouer.
Va falloir me soigner
Des sangliers, je suis apeurée
Hantise d’à nouveau les rencontrer
Et nos chemins de se recroiser
La police j’ai dû appeler
Du secours j’ai demandé
Enfin dans le bâtiment je suis entrée
Obligée de me calmer
D’arrêter de trembler
La peur a été évacuée
Les larmes ont coulées
Aucune honte à pleurer
Sourire à retrouver
Histoire à raconter
Panique partagée
Anecdote terminée

Édit : je vous invite à lire un très bon article sur le sanglier ! C’est sur le site « Biodiversité France« . Ainsi, vous y découvrirez que le sanglier est un sportif et que sauter au-dessus d’un grillage d’1,50 mètre de haut, ça ne lui fait pas peur et il n’éprouvera aucune difficulté ;-) Vous lirez aussi que le sanglier peut faire peur, mais que généralement, il n’est pas dangereux. Il ne peut charger uniquement quand il est blessé, qu’il veut protéger ses petits (la femelle) ou qu’il se sent acculé, qu’il est pourchassé ! J’ai donc eu le bon réflexe (tétanisée oui !) de ne rien faire, ni mouvement brusque ni cri quand je les ai rencontrés.

Recueil collectif de haïkus

C’est avec une grande joie et fierté que je vous présente mon, notre, premier recueil de haïkus.

Ce petit livre d’une soixantaine de pages tient entre ses pages la créativité et la passion de trois femmes. Une centaine de haïkus (petits poèmes qui nous viennent du Japon), une poignée d’aquarelles et quelques petits dessins en noir et blanc se partagent la place dans ce livre.

Francine, Christine et moi-même Cécile vous présentons « Petites bulles de poésie entre amies ».

Vendu au prix de 8 euros hors frais d’envoi, tous les bénéfices sont entièrement reversés à l’association « Maison Bien-Être » de Charleroi.

Disponible chez moi ou sur le site de l’imprimeur (pour la Belgique, la France, et même au-delà)

Mars en photos et haïkus

Hier, depuis la terrasse dans notre jardin, des observations.

Des observations, de la nature, le printemps, des photos… et des oiseaux.

Et ce matin, des haïkus.

Et deux photos de notre dernière visite au refuge « Animal sans toi…t« . (Il y a beaucoup d’autres animaux dans ce refuge, dont des caprins, des chevaux, des vaches, des poules & des coqs, des moutons, des cochons, des chiens & des chats, des lapins, des cobayes, des perruches, des canaris, des perroquets, etc.)