Un jour, un matin, à Embourg

Un cri dans le ciel. Je lève la tête.  Héron cendré je pense. Mais je ne le vois pas. À la place, un rapace. Non deux. Un milan royal. Un couple ? Ils sont bas. Vol lent et gracieux. Un cercle plané pour le deuxième. Il se laisse observer. Admirer  Oui, je suis subjuguée. Tête claire, blanche, visible de la terre. Queue échancrée, caractéristique chez cette espèce. Je pars à pied chez le médecin. Je suis malade. Zut, pas de photo.

Ça crie grave. Ça discute sec. Ça fait du potin tintamarre. Au rond-point « Au Passou », dans le marronnier du coin, rassemblement de corvidés. Les corneilles s’expriment, les pies volent de-ci de-là, les geais sont discrets. Une histoire d’oiseaux. Discutent-ils de l’automne ?

Petit papillon se pose devant moi. Vite vite les derniers rayons de soleil. Souvenir  d’un été passé. Dernières chaleurs d’un automne débutant.


En haïkus

Un cri dans le ciel

Couple de milan royal

Migration d’automne

Dans le marronnier

Ça crie et ça discute

Plein de corvidés

Le Parc de Hauster, à Chaudfontaine

Ce matin, pour mon anniversaire, je me suis offert une balade en solitaire :-)

Depuis la maison, j’ai marché, marché, marché, pour arriver jusqu’au parc de Hauster, situé à Chaudfontaine, Liège, Belgique. Je n’ai pas pris le même chemin à l’aller qu’au retour. Il faut savoir varier les plaisirs. Et quelle bonne idée j’ai eu de faire ce détour ! J’ai fais de chouettes rencontres ornitho. Clic-clac, des photos.

J’avais aussi envie de poésie. Courte poésie. 5 – 7 – 5 syllabes. Cela nous vient du Japon. Des haïkus. Oui, dès le réveil, les mots ont chantés dans ma tête. Dès le réveil, j’ai ouvert mes oreilles, d’abord, et puis mes yeux. Quand je me réveille, il fait encore noir. Noir d’encre. Encre nuit. Le soleil n’est pas encore levé.


Croissant de lune
Chant d’un oiseau nocturne
Une chouette

Chante la chouette
Au petit matin d’été
Happy bird day

Le dix septembre
Là une chauve-souris
Croissant de lune

La chauve-souris
Passe devant la lune
Déjà elle s’en va


Au parc de Hauster
Un héron entre deux ponts
Les pattes dans l’eau

Sur le chemin
À côté de la rivière
Un merle noir

Au-dessus de l’eau
Le rire caractéristique
Du pic-vert raisonne


Le soleil se lève
Colore d’un rayon pourpre
Le héron cendré


Un cri craquant
Le héron s’envole
Il le fait savoir


La mouette rieuse
Atterrit sur une pierre
Dans la rivière


Poignard délicat
Qui farfouille dans les plumes
Toilette du héron


Tac-tac je l’entends
Le martellement de son bec
Pic où es-tu ?

Tout petit oiseau
Minuscule boule de plumes
Un des deux pouillots

Un petit pouillot
Perché au-dessus de l’eau
Virevolte

Petite araignée
Sur la barrière en bois
Est rouge sang


Au petit matin
Moment de la toilette
Pour la mouette


C’est au bord de l’eau
Que je vois le plus d’oiseaux
Prendre la pause


Grappe de cormorans
Se repose tranquillement
Au bord de l’eau


Pour clore cette balade d’anniversaire, rien que pour le plaisir des yeux, une grappe de photos avec les mouvements de l’eau et les oiseaux. J’aime entendre ce bruit de l’eau qui chute, des remous, une chanson douce à mes oreilles, une musique relaxante.

Photos & haïkus à la mer

Pour le plaisir des yeux, quelques images capturées à la Mer du Nord. Vent et pluie au programme de la météo; photos, dessins et écriture rythment mon quotidien.

Mes premiers dessins, mes premiers essais avec des pastels doux dans mon carnet DIY, spécial marin, fait avec et chez Atelier Double Page (clic)

Hum, je ne suis pas très satisfaite de mes dessins de goélands. Pas grave, je vais en refaire. Ma mission : remplir mon carnet de dessins et de photos de mes vacances à la mer ;-)

Les livres sur lesquels je m’inspire :

  • Le dessin naturaliste en bord de mer, de Agathe Haevermans
  • Dessiner des animaux marins supermignons, en couleur, de Ai Akikusa
  • 20 façons de dessiner une méduse et 44 autres étonnantes créatures de la mer, de Trina Dalziel

Observer, photographier, scribouiller

Boule jaune et noire
En suspension
C’est un nid d’araignées
Elles sont nombreuses
Je ne peux les compter
Que les admirer.

Après l’orage
Après la pluie
Après le vent
La boule jaune et noire semble inanimée.
Compacte
Aucun mouvement
Inquiétude
La nichée est-elle morte ?
Du bout du doigt
Le bout de la vie !
Déploiement dans un bel ensemble
Chacun son rôle
Quelle chorégraphie
Fascinée !


Deux tourterelles dans l’arbre
L’amour depuis mon salon
Roucoulements et gestes d’affection
La nature ne ment pas
Le printemps est là
Tardif, mais bien présent
Émerveillement constant.


Dans le ciel, à la mi-mai
Volent les martinets
Longtemps, je sais les admirer
Mais sans jamais réussi à les photographier
Alors, je ne fais que les regarder
Sans jamais m’en lasser.


Ils sont quatre
Et je suis là
Chacun sa place
Près de moi
L’un s’en va
Un autre s’installe
La ronde des chats

Le chat sur la barrière
Parcours d’équilibriste
La pie arrive par derrière
Et frôle le dos de l’artiste
L’oiseau sur sa branche
Le chat évalue ses chances
La pie a bonne mémoire
De toutes les couleurs, elle va lui en faire voir
Scène en blanc et noir
Le chat, sot, garde espoir
Mais la pie est plus expérimentée
Et, surtout, elle aime jouer
Elle s’avance encore un peu
Le félin, lui, n’y voit que du feu
Et d’un bond, il s’élance
Loupe la branche
Loupe la pie
Mon histoire n’est pas finie
L’oiseau s’est envolé
Il n’y a plus rien à regarder
Le chat revient penaud
À la maison, sans un seul bobo
Demain, ils recommenceront
Car le chat n’a pas retenu la leçon.

Le petit chat est blessé
Sa patte arrière, il ne sait plus la poser
Il boîte, il souffre, il saigne
Sa patte est énorme, toute gonflée
Toute seule, je ne peux le soigner
Chez la vétérinaire, il est allée
Des soins et quelques points de suture
Le voir endormi a été très dur
Demain, le pansement je devrai enlever
Et des médicaments lui administrer
Pauvre petit chat à moi
Sois fort et bats-toi
Pour que l’infection s’en aille
Et que tu n’aies plus si mal

Le chat a attrapé un oiseau
Le pauvre, c’est un jeune moineau
Course folle après le chat
« Tu ne m’auras pas »
La victime est encore vivante
Entre mes mains, elle tremble
Après du repos, on tente de la libérer
Mais, envolée vers le sapin, elle est rejetée
Poussé par ses propres parents
Le moineau tombe de la branche
Et s’écrase dans le buisson plus bas
Je le cherche, mais ne le trouve pas
Quand une heure plus tard, ma fille le repère
Pour la deuxième fois, je le récupère
Retour dans son abri, au calme, dans le noir
Petit à petit, je perds espoir
Entre les crocs, les griffes, les épines
Elle en a subit des blessures la victime.
Bien plus tard, le soir, quand tous les chats sont rentrés
Je tente une nouvelle fois de la libérer
Dans sa boîte ouverte, au milieu du jardin
Elle ne tente plus de s’envoler et pépie, sans fin, en vain
Personne ne veut l’aider
Car ses parents savent qu’elle ne peut plus être sauvée
L’oiseau passera la nuit au chaud, dans le noir, au calme
Pour le repos de son âme.