Figure de style : la comparaison

La comparaison est une figure de style que j’aime imaginer, lire, écrire, inventer, …

J’aime lire ce genre de jeu de mots dans mes romans et même les bandes-dessinées.

Qu’est-ce une comparaison ? Ce sont deux idées qui ne se ressemblent pas et que l’on met « en couple » grâce à un outil comparatif. Vous avez le comparant et le comparé. Entre eux, le lien qui les unit.

Je vous propose deux exercices :

1) trouvez 3 comparaisons dans un livre. Recopiez-les en y mentionnant le titre du livre et le nom de l’auteur

2) écrivez un court texte en y mentionnant 3 comparaisons originales

Voici une liste d’outils de comparaison pour vous aider :

  • Comme
  • Tel que
  • Pareil à
  • Semblable à
  • Ressemble à
  • Avoir l’air
  • Plus … que, moins … que, autant … que

Dans le livre que je lis actuellement (Le parfum de l’impératrice, de Leslie Tanguy), il y en a autant que de pépins dans un melon.

Dans la longue rue principale, les voyageurs se dispersèrent comme les aigrettes volatiles d’un pissenlit.

L’odeur âcre  et persistante manqua de faire tousser Nimué et lui brûla la gorge comme un caramel trop cuit.

(…) était un bon bougre, mais il avait la cervelle poreuse comme une éponge.

L’on partagera nos trouvailles à la fin du mois de septembre.

Hercule Poirot dirait : Faites travailler vos petites cellules grises comme si vous étiez dans un roman d’Agatha Christie.

Ne soyez pas avare d’imagination comme Picsou l’est avec son argent !

Chacun son style : mon chat Orion est aussi souple qu’un spaghetti bien cuit. J’aurais pu le comparer à une anguille, mais il l’a déjà mangée !

Il a fait sa première nuit !

C’est une victoire pour moi, pour lui !

Alors que certaines mamans, dont j’ai fait partie il y a de cela 15 et 17 ans, attendent avec grande impatience que leur bébé fasse sa première nuit complète, sans réveil, sans pleurs, sans manger, je me réjouis aujourd’hui que notre dernier chat, âgé d’environ 15 ou 16 mois, a passé, enfin, sa première nuit à l’intérieur, dans notre maison, au chaud !

Un petit pas pour lui, une grande nuit pour moi.

Ce chat, nous l’avons rebaptisé Loki (les autres s’appellent Héra, Minos et Orion). Il est arrivé chez nous de son plein gré. Il vivait à côté, chez nos (anciens) voisins. Loki est un peu sauvageon. Très indépendant. Aime la liberté. Un sacré caractère.
Vers le mois d’avril 2022, Loki a senti que quelque chose se préparait chez lui. Ses amis les humains allaient devoir déménager dans un appartement, sans extérieur. Lui, Loki – avant Kiwi – a anticipé les choses. Habitué à vivre dehors depuis tout petit, il a commencé à passer ses nuits sur la terrasse de ses maîtres ou dans leur jardin. Ou dans le nôtre. En journée, il jouait la plupart de son temps avec notre Orion qui a quasi le même âge que lui. Copains de jeux. De jour en jour, il passait de plus en plus de temps avec Orion, dans notre jardin ou sur notre terrasse. Un après-midi d’avril, il a commencé à rentrer chez nous, pour manger (voler) quelques croquettes. Nos autres chats plus grands, sans l’aimer, toléraient sa présence pourvu qu’il ne levait pas la patte sur eux, ce qu’il avait comme mauvaise habitude de le faire. De pause croquette en pause croquette, le petit chat a commencé à faire une sieste au salon. Puis une autre. Et encore d’autres, jusqu’à passer toutes ses matinées chez nous.
La date du déménagement approchait. Je suis allée voir nos chers voisins pour discuter avec eux de Kiwi. Je leur ai proposé de le garder chez nous, puisqu’il avait visiblement décidé de ne pas partir avec eux. Quel soulagement pour eux de savoir que leur petit chat allait pouvoir continuer sa vie de pacha avec nous !


Les débuts ne furent pas faciles. Loki est un mâle dominant. Il levait la patte à tout bout de champ, tant sur nos chats adultes que sur nous. Avec Orion, ils jouaient souvent à la bagarre, Loki ayant le dessus à chaque fois et n’hésitant pas à mordre notre « petit chouchou ». Le petit dernier avait beau avoir trois à quatre mois de moins que notre adorable Orion, il était déjà plus grand que lui, plus fort.

Je l’ai fait castrer rapidement. Cela a mis quelques semaines (deux gros mois) pour que Loki se calme. Il a commencé à venir de plus en plus souvent près de nous. Demandant des câlins, se frottant à nos jambes, venant sur nos genoux pour une micro sieste. Mais, mis à part la nuit qui a suivi son opération de stérilisation, il demandait à dormir systématiquement dehors ! Même par temps d’orage, de pluie, de vent, de froid.

Orion qui dormait la nuit chez nous a commencé à le suivre. J’ai toujours pu récupérer nos deux grands, Héra et Minos, pour qu’ils dorment la nuit à l’intérieur (je ne compte pas les trois ou quatre nuits que la Miss a passé au fond du jardin en été). Nous n’avons pas de chatière.

Loki nous a fait croire qu’il voulait dormir chez nous à deux ou trois reprises. Mais vers 23h ou 2h du matin, il s’excite et saute sur tout ce qui dort et qui a des moustaches, jetant son énergie sur Orion à coup de morsures, si celui-ci est là. Nous réveillant bien sûr par la même occasion et m’obligeant à le prendre par la peau du cou pour le faire lâcher prise et l’inviter à aller dehors. Il ne demande pas mieux, mais il n’ a pas encore compris qu’il suffisait de demander d’ouvrir la porte.

Mais il apprend, petit à petit, il miaule pour demander à sortir ou à rentrer. Il répond à son appel, une fois sur trois, pour manger. Il arrive en courant pour manger des friandises. Il se laisse porter dans les bras. Il demande qu’on le caresse sous la gorge ou sur le ventre ! J’ai attendu un temps certain avant d’oser le caresser le bidou car jusqu’il y a peu, il griffait et mordait. Sa vétérinaire est la seule à oser couper ses griffes, elle a l’habitude des non-compliants. Loki, personne ne peut toucher ses pattes. Quand il rentre d’une averse, je peux juste le déposer sur un essuie et lui offrir des bonbons ou à manger pour qu’il reste dessus quelques secondes le temps de sécher, un peu, ses papattes.

Hier soir, il fait déjà bien noir et frais quand j’essaie de récupérer Orion à l’appel, en l’appâtant avec des friandises. Ce truc fonctionne très bien avec les grands, et une fois sur deux avec Orion. Mais ni Orion ni Loki ne montrent le bout de leur museau.

Mon amoureux descend une dernière fois et essaie à son tour. Il me dit « j’en ai un, mais ce n’est pas le bon », sous-entendu que c’est Loki qui est rentré mais point d’Orion à l’horizon.

Après avoir mangé ses croquettes, on suppose qu’il va demander à ressortir pour la nuit. Mais non ! Il monte les escaliers et se dirige dans la chambre de notre grande fille. Il s’installe sur son lit et s’endort sous des câlins. On prévient notre fille que ce sera son tour de le faire sortir s’il se déchaîne la nuit.

22h, je m’endors en oubliant complètement que Loki est à l’intérieur.

4 heures 08 : Minos ronronne à mes oreilles sans me toucher. Il s’installe sur ma table de nuit et continue à faire entendre son moteur félin. 4h15, je sens un chat qui monte sur le lit de mon côté, sur mes jambes. Je le caresse. Je ne vois rien. Au poil que je sens, je devine que c’est Loki ! Aïe, j’espère qu’il ne va pas me griffer ou me mordre. Mais non. Il accepte mes câlins. Je le félicite intérieurement pour la belle nuit sage et calme qu’il a passée. Sa première nuit entière. Sage comme une image. Parce qu’Orion n’était pas là ? Parce qu’il commence à apprécier dormir au chaud ? je l’ignore.

On va voir si cela se reproduit. Si cette première nuit est le début d’une longue série de dodos à l’intérieur.

5h35 : tous les chats ont eu à manger. Bizarrement, comme Loki était à l’intérieur, Orion a tardé à venir, à rentrer. Je l’ai découvert plus tard couché sur le toit de ma voiture…

Les 1001 astuces créatives pour remplacer votre (horrible) réveil

C’est aussi simple que ça, adorable et pas trop coûteux : adopter un chat !

Mieux, prenez-lui un copain, une amoureuse ou un frangin.

Vous voulez un exemple concret ?

Je vous livre ici, un témoignage récent, vrai, dans lequel il n’y a pas un gramme de mensonge.

Pour mieux situer le contexte, je me sens un peu obligée de donner certains détails sur ma vie privée :

  • Je suis une couche-tôt et donc lève-tôt (c’est logique)
  • Depuis peu, j’ai franchi la barre des 40 ans et j’ai, presque, toutes mes dents
  • Nous avons deux adolescents à la maison, l’un prétend – à juste titre vu la relation fusionnelle qu’entretiennent ces deux-là, que Héra, notre chat femelle, est à lui. L’autre, que le gros bébé de Minos est à elle. Ils ont tous les deux raisons dans leur imagination. Dans le faits, c’est autre chose. Notez : c’est qui qui change la litière ? Qui leur remplit la gamelle matin et soir de manière tout à fait consciente et délibérée, sans aucune contrainte ni sentiment d’obligation ? Qui change la litière, soigne leur bobo, leur achète des jouets et leur tire leur portrait au travers de 1001 photos ?

–> Oui, c’est moi, leur mère !

  • Dans la famille, nous avons aussi un papa, mon amoureux, que je surnomme affectueusement parfois mon 3e enfant (s’il lit ceci, qu’il me pardonne, mais je pense qu’il me comprendra :-) )
  • Enfin, je suis la seule sur qui ces nouvelles façons créatives de remplacer le réveil, fonctionne. Je suis la seule, instinct maternel, paranoïaque, sommeil léger, stressée, impatiente, trop sensible, appelez cela comme vous voulez, qui me lève la nuit, au petit matin dès que j’entends un bruit. Pour être tout à fait honnête, je dois dire que mon compagnon a un sommeil difficile et léger et qu’il ne peut dormir sans se boucher les oreilles. Que mon fiston a un sommeil de plomb (même en dormant sous les toits, orages, home-jacking, alarme incendie, rien ne le réveille). Que ma fille me ressemble davantage, mais met toujours un temps après moi, avant de se lever pour fermer sa porte.

Assez babelé, voici la réalité :

Suite à des rhumatismes, une poussée d’arthrose, un mal de dos chronique (maladie auto-immune en cours d’exploration), je décide de dormir sur le canapé du salon cette nuit. Il a plus de 10 ans et on vient tout juste de remplacer le revêtement qui était tout déchiré, tout élimé. Avec la pluie, les orages, le vent de ces vingt derniers jours, j’ai du mal à dormir une nuit complète dans notre chambre qui se trouve sous les toits avec une fenêtre Velux. J’ai l’avantage de pouvoir m’endormir un peu partout, de me réveiller pour un rien et puis de me rendormir aussitôt la source du bruit identifiée, mais là, entre la météo capricieuse et la créativité de toute la famille, chats compris, je suis un peu sur les nerfs par manque de sommeil. C’est la raison pour laquelle, quand les enfants étaient bébés, c’est toujours moi qui me levais.

Bref, heureuse à l’idée de passer une bonne grosse nuit de sommeil de 7 heures, c’est avec un sourire apaisé que je m’endors après une heure de lecture bien méritée. Il est 21h30, oui c’est tôt, mais c’est mon heure habituelle où la fatigue m’assomme, me pique les yeux. Je ne laisse pas ce train de sommeil passer, car le prochain n’est pas avant 23h ou minuit…

Je fais d’étranges rêves (habituel). Après avoir entendu une petite souris (mon fils, un mètre soixante-trois pour quarante deux kilos) se rendre à la toilette de l’étage, je me rendors aussi sec dès qu’il a franchi sa chambre. Il n’a pas dû digérer quelque chose… mais il a géré cette indigestion comme un grand, sans gémir ni m’appeler ! C’est donc en toute logique que je rêve de lui en me rendormant aussi tôt le sachant tranquillisé après avoir évacué. Je n’ai pas regardé l’heure, mais il faisait encore bien nuit noire.

4h et quelques minutes

TOP DÉPART (ici, ce sont les chats qui parlent : H pour Héra et M pour Minos)

H : Pour bien débuter un réveil créatif, pensez à votre perchoir du soir quand vous vous installez pour la nuit. Selon mon expérience, plus il est haut, mieux c’est ! Nos amis les bipèdes ne comprennent pas qu’il nous est impossible de sauter de notre place préférée sans faire de bruit. La nôtre ne réalise pas que je viens de dormir cinq heures roulée en boule et qu’il me faut me dérouiller, tout comme elle. Elle oublie trop souvent que je suis une fausse maigre et que mes 5 kg ne sont pas une masse « poids plume ».

M : Chacun son truc, mais si vous êtes à plusieurs, arrangez-vous pour que ce ne soit pas toujours le même qui ai les idées ou les initiatives.

H : Mon frère a raison. Comme je suis la plus créative et lui le plus câlin, et que généralement j’ai l’estomac dans les talons avant lui (nous sommes jumeaux, mais il fait un bon kilo de plus que moi. Étant arrivée douze heures après lui lors de la naissance, je suis la plus petite aussi), c’est souvent moi qui donne le feu vert du réveil.

M : Qu’est-ce que tu peux être bavarde. Viens-en au fait s’il te plait, nos lecteurs sont impatients de lire nos idées pour les mettre en pratique.

H : Oh ! ça va, hein. C’est qui le gros bavard d’habitude. Mais tu as raison. Donc, une fois que vous avez sauté de votre perchoir, situé de préférence le plus haut possible, rappelez-vous pour ressembler le plus plus possible à un éléphant, aiguisez vos griffes pour la première fois de la journée. Montrez que vous êtes un chat bien éduqué et faites ça sur les griffoirs prévus à et effet, arbres à chats et autres tissus/cartons/cordes adhoc.

M : Oui, et s’il est situé plus près des oreilles de votre meilleur ami de bipède, c’est encore mieux. Oh ! Et si vous avez des copains félins ou des frangins, prévenez-les qu’il est bientôt l’heure pour lui de prendre la relève.

H : Tout juste Minos. Donc, souvenez-vous. Primo le saut de l’éléphant. Deuzio les griffes aiguisés. Tertio, regardez autour de vous et détectez un jeu, jouet ou tout ce qui y ressemble de près ou de loin, abandonné. Il y en a toujours un qui traîne : le jeu des balles qui est invisible en journée, la croquette qui a été oubliée la veille sous le canapé, la souris remplie d’herbe à chat, une feuille de papier, un bic qui traîne ou une nourriture quelconque oubliée (ça peut aller du verre d’eau, en passant par une miette d’aliment séché ou une épluchure de patate qui dépasse de la poubelle remplie à la cuisine). Le tertio est important, car généralement, c’est ça qui éveille le soupçon de notre ami la bipède. Enfin chez nous. Notre humaine a tellement de tocs qu’il nous est facile d’éveiller ses soupçons et ses craintes. Cette nuit, j’ai choisi le jouet invisible en journée mais qui apparaît comme par magie quand j’en ai envie ! Il est top celui-là. Mon humaine a beau le cacher, je reviens vers lui et gratte la porte dans laquelle elle l’a dissimulé à mon regard.

M : C’est à ce moment-là que j’interviens. Ou presque. Si après dix minutes et les trois premiers réveils provoqués, notre copine qui nous donne à manger se recouche, je rentre en scène. D’abord, je fais semblant de chasser ma sœur du salon. Je lui courre après, on glisse dans les escaliers, on passe entre les barreaux en métal (parfois Héra grimpe sur ses barreaux, elle se transforme alors en Spiderchat), on saute cinq ou six marches en bois – ça raisonne, c’est génial ! Mais je fais ça le plus sérieusement possible : « vilaine Héra, tu ne peux pas réveiller notre copine humaine comme ça. Viens ici que je te le dise en face. Non, tu ne m’échapperas pas. Que dis-tu ? Je n’ai pas compris. Répète ! »

H : Mon frère, je l’adore, il réagit toujours au quart de tour. Il dit qu’il fait semblant de me gronder, mais il s’éclate tout autant que moi et surtout, le bêta, il ne se rend pas compte que quand il me parle, un bavard, une véritable babeltute, l’humaine l’entend miauler, encore et toujours, et qu’elle ne pige pas un traitre mot de ce qu’il me dit. « miaou, miaou, miaou » encore et toujours.

M : oups. C’est vrai. J’ai tendance à bavasser. Mas j’aime tellement le son de ma voix, ses modulations différentes, ses intonations extraordinaires que j’en oublie l’heure. Je dois avouer que ma sœur est créative et pleine d’imagination. On devrait lui donner une médaille du meilleur réveille-matin. Il n’y a pas deux réveils consécutifs identiques. Hier, je me souviens, dans la chambre, elle s’amusait à mettre sa tête dans les chaussures de l’homme, à jouer avec les lacets, à monter et descendre le meuble en bois de tout son poids et à revenir aux chaussures. Parfois, elle a comme des crises de folie. C’est marrant à regarder. Moi qui dors tranquillement sur la table de nuit de ma copine humaine, il m’arrive de recevoir le coussin en pleine figure, coussin destiné à ma sœur, mais je suis « dans le chemin ». Alors, hier, comme le réveil-matin ne marchait pas, je suis allé chez ma meilleure copine de câlins, l’adolescente qui a la même couleur de cheveux que mes poils : roux ! Mais elle m’a mise à la porte, alors j’ai été discuter de tout cela avec notre bipède préféré, même au travers la porte fermée, je savais qu’elle pouvait m’entendre et moi je n’avais plus à craindre un lancé de coussin… et ça marche à tous les coups.

H : ouaip ! On est top forts ! Bon, là elle a traîné ce matin. J’ai même été à la litière, faire mes besoins à ma façon, c’est-à-dire que je gratte le plastique du couvercle pour tenter de recouvrir mes crottes. Les griffes sur la plastique, ça crisse. Oh ! Quel délicieux bruit horrible ! Mais ça n’a pas marché non plus. Il était près de 5 heures quand elle a daigné se lever pour enfin nous donner à manger. Le problème, parfois, quand je la réveille trop tôt, c’est qu’elle me réveille aussi à son tour peu de temps après que j’ai entamé ma sieste digestive. Mais comme je sais que c’est pour réveiller mon meilleur copain, le fiston de la maison, alors je me laisse faire. Elle peut, exceptionnellement me prendre dans ses bras et me déposer dans le lit en hauteur de mon copain. Je suis réveillée, mais c’est pour recevoir plein de câlins, alors ça va.

M : Oui, mais sauf que parfois, après m’avoir aussi réveillé pour me déposer sur le ventre de ma meilleure copine de câlins, elle refuse de m’ouvrir la porte pour aller dans le jardin. Et ça, c’est moins chouette.


Voilà que j’ai mis une heure pour écrire tout ça !! Quelle affaire ces chats (rires)

Travailler avec un chat

Heureusement que je venais de finir d’écrire toutes mes annotations, car Monseigneur Minos ne voulait pas me rendre mon bic !

Je travaille sur mon dernier conte écrit à l’occasion de ma formation « l’art du conte ». Pour moi, je suis obligée de passer par l’écriture (adaptation d’un conte déjà publié ou création de mon imagination) avant de pouvoir oraliser l’histoire.

Ici, j’ai fait les 2 :

  • Adapter un conte existant
  • Écrire une histoire

Je me suis basée sur un conte très très court et je l’ai mis à ma sauce 😉

J’ai même ma formulette d’entrée et de sortie ! Avec le début d’une comptine.

Y a plus qu’à conter, raconter et reraconter 😆

Un chaton malade et sa sœur se rapproche de nous

Minos est hébergé chez son vétérinaire pour une infection.

Il fait une complication rare des suites opératoires de sa castration.

Je croise les doigts pour qu’il ne doive pas repasser par une anesthésie et un nouvel acte chirurgical.

Alors qu’il stresse beaucoup de se retrouver chez le docteur qu’il commence par connaître (rhume à son arrivée chez nous, puis chute dans les escaliers et gros hématome, après une puis une seconde diarrhée et enfin la castration), Héra, sa sœur jumelle, réagit aussi à sa manière à l’absence de son frère.

Cette nuit, elle a été sage comme une image. Alors que d’habitude, ils jouent à sauter dans les escaliers en bois et se battent pour savoir lequel des deux fera le plus de bruit, seule, elle est allée se coucher en même temps que nous dans sa boite vide de puzzle qui se trouve dans mon bureau en mezzanine, au-dessus de notre lit.

À deux heures du matin, pause pipi pour les humains, elle s’est aussi réveillée, mais pas pour jouer : câlins et ronrons tout plein.

Et au petit matin, elle est venu au salon, chercher de l’attention, du réconfort. Couchée sur moi, elle s’est mise à ronronner pour se rassurer.

Je lui ai donc expliqué que son frère était malade, qu’il devait être soigné, mais je lui ai promis aussi qu’il reviendrait bientôt à la maison.

Elle ne fait pas le moindre bruit, ne saute plus partout, ne grimpe (presque plus) nulle part.

Son frère lui manque… et à nous aussi.

Des émotions mises à rudes épreuves ces derniers temps.

Je ne vous l’ai pas dit, mais il y a pile 3 semaines, c’était mon compagnon qui était à l’hôpital : embolie pulmonaire massive, infarctus pulmonaire et pleurésie… il s’en est sorti et se repose aujourd’hui à la maison.

Le choc a été tel que j’ai été incapable d’exprimer la douleur par écrit. Le stress et l’inquiétude se sont abattus sur moi et m’enveloppent toujours telle une seconde peau.

On reste debout pour les enfants, on essaye de faire front à la situation pour ne pas perdre la face et continuer à avancer malgré toutes les questions, tous les doutes. On progresse à tâtons dans l’étrangeté de la vie.

Qui sait ce qui nous attend demain ?

Je voulais vous dire chat !

Notre chat Vicky a bientôt 15 ans, et oui, elle n’a presque plus de dents ! Ha ! Ha !

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Depuis le 15 juin, nous avons de nouveaux amis ronronnant : Minos et Héra, des chatons pleins de vie, de pétillance, d’énergie.

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Vicky connaît un soucis de santé : insuffisance rénale chronique. Avec des hauts (après piqûres mésothérapie) et des bas (15j à 3 semaines après les piqûre), elle continue son petit train de vie avec calme et détermination.

Suite au décès de sa camarade d’enfance, Chouna, le 3 février 2018, Vicky a fait une sorte de dépression. Alors qu’elle ne s’est jamais entendue avec Chouna, son départ lui laisse quand même un grand vide. Elle en avait perdu l’appétit et le goût de vivre.

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Plusieurs fois, j’ai cru que c’était la fin pour Vicky, tellement son état de santé se dégradait : perte de poids, perte d’appétit, vomissements, hypothermie, nœuds dans ses longs poils à tel point nombreux qu’on a finit par la raser à moitié (maladie du poil)…

La décision de lui trouver un nouveau compagnon à quatre pattes ne date pas d’hier. Seulement, je ne voulais pas faire pire que mieux : elle devient « faible » et âgée. Quand je vois comment elle réagit quand des chats du quartier passent par le jardin ou la porte d’entrée vitrée, je ne pouvais pas lui imposer un chat au fort caractère, dominant.

Bref, après avoir attendu longtemps et après plusieurs contacts avec des personnes qui cherchaient une nouvelle famille pour des chats âgés ou chatons abandonnés, deux bébés sont arrivés sur notre chemin.

Certes, cela fait deux nouvelles boules de poils, mais je me suis dit que si Vicky vit encore quelques temps, elle pourra être leur « grand-mère » et si elle part, les chatons seront toujours ensemble, à deux…

Bref, pendant 6 jours, nous avons tenté de maîtriser la situation (rires). Plusieurs pièces de notre maison n’ayant pas de porte, nous avions improvisé, au salon, une barrière comme celle que nous avions fait pour Chouna quand elle a eu son 1er AVC et qu’elle était devenue aveugle : un grand cadre photo en plastique rigide, haut de 80cm, coincé par des bidons d’eau d’un côté et par une grosse valise de l’autre, faisait donc office de mini porte.

 

Avec la tenture pour fermer complètement l’entrée, on s’était dit que cela suffirait… quelle douce illusion ! Héra, la petite dernière, la plus petite, la plus légère a des ressorts sous ses pattes et on lui découvre rapidement une passion pour la grimpette ! Deux jours ! Il lui a suffit de deux jours pour grimper à la tenture, passer sur les bidons d’eau, tenir en équilibre sur bord du cadre photo et passer de l’autre côté.

Bref, ce qu’on voulait éviter, c’étaient non seulement qu’elle tombe dans les escaliers « ouverts » mais aussi qu’elle ne se retrouve museau à museau avec Vicky.

Vicky, pour ne pas la punir, on ne lui interdisait pas l’entrée du salon. Comme à l’époque de Chouna que était aveugle, elle sait très bien se faire comprendre et demander qu’on lui ouvre la « porte » pour entrer ou sortir. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs depuis 4 ans que nous sommes ici pour sortir dans le jardin.

Et les 10 premiers jours, dès qu’elle passait la tête et uniquement la tête au salon, elle soufflait et grognait sur les chatons. Sans même les sentir, rien que de les voir, ça ne lui plaisait pas : trop d’énergie, trop de bruit, trop de mouvements ! J’ai finalement acheté un diffuseur de Feliway pour apaiser la tension ambiante…

Le week-end suivant l’arrivée des ces minis boules poils, je me suis attelée à la tâche pour trouver une solution pour « boucher » les escaliers. Des moustiquaires, vendus en rouleaux, sont donc passés par dessus les marches, une sur deux, de façon à protéger les chutes accidentelles.

Dès le départ, Minos a trouvé un hamac improvisé sous l’une des marches dont le moustiquaire n’était pas assez tendu…

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Après une semaine de totale liberté dans la maison, Héra est entrée dans notre chambre, a grimpé sur le meuble pour arriver à la mezzanine (où il y a mon bureau), puis de là, elle est allée sur le petit muret et enfin s’est élancée pour atterrir sur le haut de notre garde-robes.

Quant à Minos, une fois en confiance, lui, est venu dormir sur notre lit. Minos est plus calme, plus câlin, très bavard et surtout très expressif dans son regard et ses discussions ! Héra est turbulente, espiègle, sans peur (elle saute plusieurs marches d’escaliers !). Et malgré ces caractères et comportements différents, c’est Minos qui vendredi soir est tombé des escaliers, de deux demi-étages !! Il a voulu grimper sur les barres latérales et est tombé de trois mètres environ. Plus de peur (et de bruits) que de mal ! Il a été sonné quelques instants puis a roupillé et enfin a continué à jouer avec sa sœur.

Les jours passant, Vicky a commencé à les tolérer dans la maison. Les premiers signes d’acceptation ont été aux moments des repas. Vers la fin juin, ils ont mangé non pas côte à côte, mais tous les trois, au même endroit, éloignés d’une vingtaine de centimètres les uns des autres, un peu moins entre frère et sœur.

 

Depuis le 4 juillet, Minos qui craint un peu plus Vicky que Héra, s’approche davantage de la vieille dame. Quant à cette dernière, elle vient plus volontiers au salon et cesse de se « cacher » au grenier, descendant les escaliers et restant avec nous bien plus souvent qu’avant l’arrivée des petits.

Un jour, alors que je lis un livre au salon, les petits à portée de mes yeux, Héra dormant à moitié dans son panier renversé, à moitié sur le sol, et Minos dans « son » lit-saladier, Vicky arrive. De l’entrée du salon, elle a vu Minos et pas Héra. Elle renifle et sens leurs odeurs. Elle grimpe sur la table où il y a Minos. Elle lui jette à peine un regard et s’occupe à renifler avec vigueur la couverture laissée là à l’intention des bébés. Minos n’a pas bougé de son saladier mais garde les yeux ouverts, car il a déjà reçu une baffe (sans les griffes) de Vicky et n’en souhaite pas d’autres.

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Après avoir bien senti, identifié les odeurs sur la couverture, Vicky s’assied dessus et toise Minos d’un regard pas très sympa. Quarante centimètres les séparent. Je décide de faire des photos pour immortaliser cet instant (enfin !) où ils sont « volontairement » et sans appât de nourriture « ensemble ».

La 3ème photo a été une surprise pour moi : Vicky s’est mise à souffler sur Minos sans qu’il ai bougé la moindre moustache. Après ça, Vicky s’est quand même couchée sur la couverture. Ça a duré deux minutes, puis, elle est repartie !

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Le 5 et 6 juillet, quand Minos rencontre Vicky sur son chemin, dans les escaliers, à la cuisine, il s’aplatit légèrement et tend son cou pour la sentir… Vicky est sage comme une image alors et accepte son museau et le sent en retour, sans aucun grognement ni moindre signe d’agressivité… tant que ça ne s’éternise pas 😂

Mais voilà, le 7 juillet, au petit matin, Vicky est réveillée depuis 4h30 et me demande des câlins (c’est sa façon à elle de me réveiller pour être sûre que je ne vais plus trainer pour lui donner à manger !!). À 5h15, je me lève et comme d’habitude, les petits viennent me saluer à la sortie de la toilette…

Minos veut dire bonjour à Vicky et PAF il reçoit non seulement une baffe, mais même deux, trois, quatre ! Accompagnées de soufflement et grognement ! Là, j’interviens quand même, elle exagère la vieille ! Je caresse Minos et le rassure, je prends le temps de dire bonjour à Héra et je « nie » Vicky.

Quand je prépare les trois gamelles, je ne regarde pas ni ne parle à Vicky, mais bien aux petits.

Après plusieurs jours, les petits ont enfin compris que chacun à sa place pour manger : Vicky la difficile au bout à gauche, Minos le délicat au milieu et Héra la goulue tout à droite.

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C’est toujours périlleux de faire tenir les trois gamelles dans les deux mains, mais je tiens à ce qu’ils soient servis tous en même temps 😁

Vicky grignote comme a son habitude, elle mange un peu puis demande à sortir. Elle reviendra 5 à 10 minutes plus tard pour manger encore un petit peu.

Héra mange de très bon appétit, ne mâchant pas tout le temps, avalant tout rond ses petits morceaux de viande.

Minos, lui, savoure. Il est plus délicat, prend son temps, dépose sa nourriture par terre pour la reprendre après et la mâcher correctement.

Ce matin donc, Vicky ne change pas ses habitudes et quand elle revient du jardin pour entamer la suite de son repas, les chatons sont toujours occupés à manger. Héra a presque tout finit, Minos n’en est qu’à la moitié. Après deux bonnes minutes, Minos délaisse sa gamelle et s’approche de celle de Vicky. Je le prévient qu’il va recevoir des baffes. Je laisse faire, je ne suis pas tout le temps là pour veiller sur eux.

Il s’approche tellement qu’il a presque sa tête contre celle de Vicky. Mais Vicky continue de manger. Vingt secondes plus tard, Minos tend sa patte et tout doucement tapote le front de Vicky !! Je m’attends au pire et cette fois je ne prendrai plus sa défense au petiot ! Mais Vicky lève la tête et… s’en va.

Oui, tout simplement. Elle s’en va ! Et Minos s’occupe de bien nettoyer la gamelle de Vicky :-)

Je n’en reviens pas. Je ne la comprends pas. Une heure c’est non, puis après, c’est oui…

Alors, il faut savoir que depuis le début où les chatons sont libres de courir dans toute la maison, je restais à côté d’eux durant les repas, car Vicky a un médicament dans sa nourriture. Un nouveau médicament pour ses reins. Mais comme d’habitude, elle accepte tout ce qui est nouveau un temps. Après, elle n’en veut plus. Et comme je préfère qu’elle mange (et qu’elle se « remplume ») plutôt que lui donner son médicament et qu’elle ne mange plus… cela fait trois jours qu’elle n’a plus son médicament, mais qu’elle mange avec appétit !

Bref, tout cette histoire pour vous raconter cette réaction de Vicky ce matin.

Quelques petites photos de tous nos chats…

Minos (surtout) et Héra aiment qu’on les prennent comme un bébé humain, couché sur le dos, on leur caresse la gorge et même le ventre.

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