La lecture, l'écriture, la photographie et l'observation de la nature, sont pour moi de bonnes sources d'apaisement, de relaxation, d'imagination, d'évasion, de partage, de découverte,...
Le week-end dernier, je suis allée à pied à ma formation contes. J’avais le dos raide, mais dès que j’ai mis les pieds dehors, je n’ai absolument pas regretté d’avoir mordu sur ma chique. Un paysage magnifique a fait taire la douleur tout le temps des trajets !
Brouillard et soleil Un dimanche d’octobre Les sens en éveil
Je vais conter Dans la brume du matin Au château Sartay
Lors de mon deuxième week-end de formation d’initiation aux contes, par et avec Stéphane Van Hoecke, au château du Sartay à Embourg, il y a eu un exercice d’impro. Exercice que j’ai complètement loupé, car l’impro orale et moi, ça fait deux. Il fallait raconter une histoire avec un objet que nous avions reçu. L’objet a d’abord été déposé dans nos mains, les yeux fermés. Puis, yeux ouverts, une histoire devait défiler dans notre tête avec l’objet en question, qu’il soit objet principal de l’histoire ou de passage. J’avais tiré mon épingle du jeu en utilisant les objets et les histoires des personnes avant moi. Mais mon histoire a tourné au vinaigre, elle n’avait plus ni queue ni tête, je me suis emmêlée les mots et les objets… Pourtant, j’avais l’objet parfait pour moi !
J’ai été tellement admirative des histoires et de l’imaginaire des autres participantes et participant (un seul homme pour neuf femmes) que j’ai voulu rejouer le jeu, mais à ma manière : par l’écrit.
Les 10 objets en questions étaient :
une toute petite amphore
deux clés de différentes tailles, modèle réduit
un petit caillou arrondi sur lequel il était peint des fleurs et où il y avait une inscription faite de 4 lettres (j’ai oublié les lettres)
une fiole avec un liquide transparent à l’intérieur
une petit cloche avec un autre objet en métal accroché à la cloche (de manière fortuite)
une chaise en osier, modèle miniature
une autre clé, plus grande
un nain avec son capuchon rouge, sa barbe blanche et un panier sur son dos avec des boules rondes, foncées, dedans
un minuscule train rouge en bois (juste la locomotive)
une minuscule bouteille avec quelques gouttes de…
un petit pingouin en plastique (mon objet !)
Il y a bien onze objets, car l’animateur a joué le jeu lui aussi :-)
En commençant à écrire mon texte, des contes, des images, des mots sont venus s’intégrer dans cette histoire. Des contes, des images, des mots qui ont été racontés, dits, partagés à l’occasion du week-end. Certains contes m’ont marqué plus que d’autres. Je n’ai pas tout retenu et je n’ai pas réussi non plus à parler de tous ceux que j’ai retenus. Mais c’est ma manière de faire un petit clin d’œil à ce groupe qui était super chouette, bienveillant, créatif, sympa, extra ;-)
Sans doute que cette histoire ne vous parlera pas. Car en plus d’être aussi étrange et mal foutue, j’ai intégré des mots qui me rappellent certains contes qui ont été dits, partagés, racontés durant ce weekend. Je ne me souviens pas de toutes les histoires, et je n’ai pas pu aborder tous celles dont je me souvienne.
Pour vous aider à y voir un peu plus clair, voici d’autres détails du week-end qui peuvent expliquer, en partie, mon petit délire :
3 ou 4 contes ont duré exactement 17 minutes, ce 17 octobre !
deux participants sont arrivés avec leur instrument de musique et ont joué Des roses d’automne, de Julos Beaucarne, ce conteur, comédien, écrivain, chanteur et sculpteur belge qui est décédé le 18 septembre, soit une semaine avant notre premier week-end de formation. On avait pu entendre cette chanson le premier week-end, en hommage à Julos Beaucarne. Et le week-end dernier, nous l’avons chanté. Pour les paroles, clic ici
le prénom Deneb existe bien. Deneb nous a raconté l’origine de son prénom, un véritable conte magnifique, j’en ai eu des étoiles pleins les oreilles et pleins les yeux
Luc a utilisé l’expression « Vas te faire cuire un œuf ». Il l’a utilisé au pied de la lettre et j’ai adoré cette mise en bouche dans son histoire, moi qui suis fan des expressions :-)
La légende du Pingouin du Sartay
Il était une fois un pingouin. Ce n’était pas n’importe quel pingouin. On l’appelait ici le Pingouin du Sartay.
Il était connu pour pondre des histoires tantôt bien ficelées tantôt abracadabrantes.
En ce dimanche 17 octobre, il avait décidé d’apparaître sous sa forme principale, un petit pingouin de plastique, noir et blanc, haut de 5,1 centimètres. Une étrange taille me direz-vous, mais c’est que ce pingouin était bien spécial à plus d’un titre. Et je vais vous raconter tout ce que je sais à son sujet.
La légende raconte qu’il était né de la rencontre entre une vache rousse, sa mère, qui elle-même était la fille de la doyenne Yvette L’Incroyable, et un étrange petit lutin cueilleur de raisins noirs, son père. Ce petit lutin, fils de Nathalie Oshi, avait du sang japonais dans ses veines. On savait que le lutin, de par ses origines maternelles, avait la faculté de se métamorphoser en n’importe qui et en n’importe quoi : en un amoureux de Noël, en un magicien qui peut rendre sa jeunesse à une superbe vieille princesse, en un crabe au visage humain et même en un samouraï trancheur d’oreilles. Pourquoi avait-il choisi de garder sa forme originale, ça, la légende ne le raconte pas. Toujours est-il qu’un jour, le lutin, aussi grand qu’un nain de jardin miniature, sauva la vache Roussette d’une mort certaine en faisant apparaitre un train à vapeur sorti de nulle part. Ce train, un vieux train à vapeur, un vieux train rouge, arracha la vache de la lame acérée d’une hache tueuse de bétail. Emmenée dans son ventre, un wagon tout propre qui sentait bon l’amitié et le foin frais, la vache Roussette, protégée ainsi de la cruauté des hommes, monta jusqu’au septième ciel. Au septième étage du ciel, entre des nuages de coton tout doux, tout polis, Roussette pu en effet faire connaissance avec son sauveur. Le petit lutin cueilleur de raisons noirs avait eu le coup de foudre bleu pour cette vache au destin exceptionnel. Pour le remercier de lui avoir sauvé la vie, la petite vache lui donna tous les trésors qu’elle avait reçus de son précédent fiancé, un taureau bourru : une longue-vue qui permet de voir jusqu’à 20.000 lieues à la ronde, un mini cheval qui galope si vite qu’on n’a même pas le temps de dire ouf et une bouteille qui, en une gorgée, une seule, permet de recouvrer une santé de fer.
Après cette aventure extraordinaire (personne n’a jamais su ce qu’il s’était passé au septième étage du ciel, cette histoire est classée « x » dans les archives généalogiques de cette espèce de Pingouin du Sartay), qui n’était autre que la première histoire de sa vie, le pingouin, né quelques 17 semaines plus tard de cette rencontre incroyable, commença à s’émanciper et alla à la rencontre des habitants extraordinaires du château en marchant sur des feuilles mortes et sèches. Ça faisait scritch ! scritch !
Oui, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm était né dans un château, un matin de roses d’automne : le château du Sartay.
À quelques instants de vie, on racontait qu’il se glissa dans l’oreille d’une femme pour lui chuchoter quelques mots doux, ronds, quelques mots chauds comme des marrons. Deneb, l’une des châtelaines, une étoile montante, se mit alors à raconter une étrange histoire de marrons difformes.
Le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm n’était pas peu fier de sa première participation, de sa première réalisation. Encouragé par la mise en bouche de ce petit marron tout rond tout chaud en forme d’amphore, il sautilla bien vite pour se blottir au creux du ventre de Véronique. Là, entre vents et marées, il lui parla de clés, de serrures, de cœur. Les vagues de mots emmenaient des algues d’émotions, roulaient dans les tripes de Véronique comme autant de bras qui ne demandaient qu’à être serrés, touchés, aimés.
Un petit peu tourneboulé, chamboulé par l’histoire portée par les vagues et le vent, le pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm se tourna vers Sarah. Sarah semblait transporter dans ses yeux pétillants, le froid du pôle Nord. Des images de banquises, de neige flottaient autour d’elle comme des flocons de vie portés par le chant hurlant d’une louve lors d’une pleine lune ronde et lumineuse. À Sarah, il déposa des mots tout aussi ronds comme des cailloux, des mots fleuris de sagesse avec quatre pétales lettrés, source de mystère, comme cette aura qui la suit comme un ange de fourrure.
On disait que ce petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm ne se laissait jamais voir. Ne se laissait jamais entendre. Ne se laissait jamais toucher.
La légende racontait aussi que certains jours, il grandissait, nourrit de toutes ces histoires merveilleuses qui naissaient grâce à un mot, une image, un son qu’il offrait, qu’il donnait, qu’il partageait. Très humble, le petit pingouin se taisait toujours, il se cachait tout le temps dès qu’il entendait les passeuses et passeurs d’histoire dire « je ne sais pas pourquoi, ça m’est venu comme ça »…
Et ce jour-là, au château, il avait envie d’entendre des tas et des tas d’histoires. Qu’importe s’il devait courir à gauche, à droite. À droite, à gauche… il ne se lassait pas de voyager dans le pays des mots, le pays Imaginaire et Extraordinaire des Contes en Partage.
Quand il arriva, bondissant, tout excité aux pieds d’Ariane, il grimpa à son fil, un fil magnifique, solide comme un roc qui ne trembla pas quand il s’y accrocha. De là où il se trouvait, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm, le bec en l’air, il remarquait qu’Ariane ressemblait à une déesse, que si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer. Une déesse des mots, déesse de l’humour, avec une voix qui vous emmène par par-delà les pâturages et les montagnes, par-delà les prés du monde Jenesaispas où paissaient des vaches noires et blanches, par-delà les jardins des oiseaux aux deux becs ! Alors pour elle, il se hissa sur une chaise et lui souffla une histoire de tendresse. Oui une histoire de famille. Une histoire de souvenirs qui lui donna des papillons dans son ventre d’oiseau.
Mais très vite, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm, dû poursuivre son travail et chasser ses papillons distrayants, envoûtants. C’est qu’il y en a du monde à émerveiller, à emmener en voyage, au pays des rêves éveillés…
Aussitôt ses mots choisis et déposés, aussitôt les papillons envolés, notre héros de plumes polaires, s’en alla se poser délicatement, discrètement, invisiblement, sur la monture de lunettes d’Abigaël. Du bout de ses ailes arrondies, le petit pingouin caressa l’épaule de la conteuse et lui souffla qu’elle devait absolument arrêter le Temps. Sur le champ ! Il lui souffla quelques mots sonnant comme des cloches, des mots précis comme les aiguilles d’une horloge qu’un forgeron amoureux lui aurait fabriquée. Il lui souffla une étrange incantation, faite de magie ou de sorcellerie. Comme il était noir et blanc, notre petit pingouin, il pensait que dans son corps d’oiseau pêcheur, devait couler de la magie noire et blanche.
Mais le temps s’était remis à couler, doucement, assurément, lentement. Vite, notre petit pingouin se pressa pour ne pas arriver en retard chez Luc. Luc, c’était le seul conteur en devenir qui était homme. Quand il l’avait croisé peu de temps auparavant, il avait vu qu’il allait se faire cuire un œuf ! Pas un œuf de pingouin, rassurez-vous, mais un œuf de poule. Une poule a deux pattes. Une poule qui caquetait, une grande poule assurément car avec un seul œuf, Luc avait pu se faire un repas gigantesque. La légende raconte que le Pingouin du Sartay adorait les œufs de poules car cette espèce refusait de manger une nourriture qui sortait de la bouche d’un animal. Alors, quand Luc s’était frotté les paupières pour enfin pouvoir voir ce qu’il se préparait à manger, zou, notre pingouin mis tous ces œufs dans le même panier, sauf un qu’il avait laissé, et s’empressa de les déguster tout crus.
Le Pingouin du Sartay n’avait pas sa langue dans sa poche. Réputé meilleur pondeur d’histoires, il l’avait à maintes de fois démontré durant ce week-end partagé. Après avoir gobé tous les œufs, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm était rassasié. Il avait peur de parler, car il avait trop mangé. Il avait peur de tout dégobiller s’il devait encore bondir ou sauter pour, au creux d’une oreille, quelques mots déposer. Alors, il s’approcha à pas feutrés mais le ventre lourd, de Gaëlle. Comme il n’avait pas ses yeux dans les poches, notre petit oiseau avait vu qu’elle dissimulait dans la paume de sa main musicale, un petit flacon magique. Il aimait à penser qu’il s’agissait là d’un quelconque remède digestif pour les petits pingouins gourmands. Car à Gaëlle, il avait tout à l’heure susurré quelques mots gourmands comme soupe, ventre rond, plein, repas. Et la lune avait avalé ses paroles comme on boit du petit lait. Alors forcément, à force de s’être goinfré de soupe, la lune, la pleine lune, devait aussi avoir le ventre bien tendu, si pas distendu comme le sien en ce moment. L’élixir digestif tombait donc à point nommé.
Alors que le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm allait s’octroyer une bonne sieste digestive, bien méritée, voilà-t-il pas qu’il entendit de petits pleurs. Des reniflements. Des gémissements.
Dois-je vous préciser que le Pingouin du Sartay, est comme toutes les créatures intelligentes, très curieux ?
Non, bien sûr que non.
En soufflant un peu, il se releva tant bien que mal, se frotta les yeux comme Luc tout à l’heure, à s’en déchirer les paupières, bouscula un petit Schtroumpf, pardon, une petite Schtroumpfette, c’était la Schtroumpfette Excitée, et se planta devant Stéphane l’animateur, conteur, le maître d’orchestre de la petite troupe du conteur et de conteuses en devenir et lui dit exactement ces mots :
Arrête un peu de secouer tes larmes de crocodiles, elles ont le mal du transport ces larmes ! Elles n’arrêtent pas de gémir, de pleurer, de chouiner depuis que tu les as exposées à tous les regards. Les larmes de crocodiles sont sensibles, oui Monsieur le Conteur, sensibles.
Mais comme vous le savez, le Pingouin du Sartay est invisible et personne ne peut le voir ou l’entendre ! Ni vous, ni moi, ni même le Maître d’orchestre que voici.
Comment est-ce que je sais tout ça, comment est-ce qu’on sait tout ça sur lui, me demanderez-vous ?
Eh bien, ça ! C’est une autre histoire…
NB : la taille de 5,1 cm, vient tout simplement du fait que, à sa naissance, le petit pingouin mesurait 1,7 cm. La taille adulte d’un Pingouin du Sartay se mesure en triplant sa taille à sa naissance.
Photo d’une rose d’automne en octobre 2019 (by me) et images du site Pixabay
Novembre n’est pas loin et j’ai longtemps hésité à participer au Nanowrimo. Mais mon livre « La petite fille du Togo » est à l’impression et le dernier trimestre 2021 sera surtout consacré à vendre ce livre. Les bénéfices des ventes seront reversés pour des AGR (Activités Génératrices de Revenus) dans les pays de mes filleuls : Togo, Bénin et Burkina Faso.
Néanmoins, depuis le mois d’août, j’apprécie dessiner. Et j’ai reçu pour mon anniversaire plusieurs livres pour apprendre à dessiner des animaux. J’ai envie de poursuivre ce chemin et j’ai choisi de dessiner deux animaux par semaine (ou 3) jusqu’à la fin décembre 2021. Pour ce faire, je vais utiliser le deuxième livre d’Anne Kubik : Dessins en 5 étapes.
Voici la liste de tous les animaux représentés dans les deux livres.
Et mes derniers dessins. Tous ne sont pas inspirés des livres cités ci-dessus.
L’écriture passe en second plan pour le moment, même si je me suis inscrite à différents ateliers d’écriture en novembre ! Je partagerai avec vous mes textes imaginés à ces occasions.
Si l’inspiration vient, je ne la chasserai point, loin de là ! Jouer avec ma boîte de « Story Cubes » me titille les doigts de temps en temps. Entre deux collages créatifs, entre deux dessins d’animaux, pourquoi pas une jolie petite histoire née d’un jet de dés ;-)
Sans réfléchir, juste en piochant des images et des mots qui me font de l’oeil à ce moment-là.
Pour le dernier collage, la couleur bleue est dominante. Couleur apaisante, réconfortante, agréable.
Le collage créatif, comme pour le dessin, le coloriage et même l’écriture permet de me libérer de mes tensions, de mes doutes, de mes questions. Naturellement, mes pensées s’en vont dans un ailleurs et elles se classent, elles se rangent toutes seules comme des grandes.
La marche me fait le même effet. Et j’ai découvert qu’écouter de la musique aide aussi dans une certaine mesure à me détacher de mes angoisses.
Le collage créatif sans contrainte (de faire joli, de composer quelque chose de logique, de découper droit, de coller harmonieusement, etc.) je j’ai essayé et je l’ai adopté.
Simple d’utilisation, pas trop onéreux (images et mots à découper dans des revues, de la publicité gratuite, de vieux magazines), ce loisir zen est facile d’accès tant pour les enfants que pour les plus grands.
Comme certaines et certains le savent déjà, c’est la dernière ligne droite pour mon prochain livre qui va bientôt sortir : La petite fille du Togo.
Partez à la découverte du Togo grâce à ma petite héroïne de cinq ans. Bineta vous dévoilera une partie de sa vie et de son secret. C’est au travers de plusieurs ren’cont(r)es d’animaux, qu’elle progressera dans sa quête. Hélas, nous ne vivons pas au pays des Bisounours; la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour cette petite fille née en Afrique.
La petite fille du Togo est un conte. Un grand conte pour petits enfants. Mais aussi pour les plus grands. Les plus grands vont d’abord lire pour eux et après, pourquoi pas, partager leur lecture avec les plus petits ? Car ce qui arrive à Bineta est vrai. Du moins, en partie. En effet, je me suis basée sur l’une des raisons qui fait que des milliers d’enfants se retrouvent en grande précarité en Afrique : l’absence des parents. Des parents qui partent, qui se battent, pour chercher un travail, pour gagner un maigre revenu afin de nourrir leur petite ou grande famille. Des enfants en grande précarité, il y en a des milliers en Afrique de l’Ouest. Des parents perdus, décédés, assassinés. Des parents malheureux, malades, impuissants et leurs enfants… Des familles affamées, qui dorment à dix dans une pièce, souvent à même le sol, qui n’ont ni électricité ni eau courante. Des familles qui doivent se battre pour survivre et qui ne réussissent pas toujours à gagner cette bataille.
Au travers l’histoire de Bineta, je partage une tranche de vie d’un enfant que j’apprends petit à petit à connaître. Un vrai enfant, en chair et en os. Un petit garçon de bientôt 10 ans.
Vous allez me demander pourquoi avoir choisi comme héros une petite fille si l’enfant que je parraine est un garçon. Et je vous répondrai que j’avais déjà une histoire avec une petite fille en tête, une histoire avec des animaux, des contes et des proverbes, avant d’écrire. J’avais l’idée générale, mais pas encore le lieu ni la quête, le but, l’objectif de cet enfant. La prise de connaissance de la vie de mon filleul m’a donné toutes ces réponses. Et puis, peu de temps après avoir fait connaissance avec mon filleul, j’ai parrainé avec une amie un autre enfant. Une petite fille de l’âge de Bineta ! Alors comme ces deux enfants que je parraine sont tous les deux en Afrique de l’Ouest, dans deux pays différents, mais proche l’un de l’autre, j’ai décidé de garder l’héroïne comme clin d’œil à ma petite filleule. Ainsi, ce livre, est le leur, à tous les deux.
Tous les bénéfices reçus à l’occasion de la vente de ce livre iront à l’association qui aide ces enfants : Yalla ! En Avant !
Je peux déjà vous confier qu’une partie des bénéfices ira à l’une des personnes responsables des enfants du Togo. Cet argent servira à la fabrication d’un moulin. Ce moulin sera générateur de revenu. Du temps supplémentaire sera dès lors dégagé pour les activités des enfants parrainés.
Une autre partie des bénéfices servira aussi à aider l’association qui est sur place. Je souhaite aider concrètement et non pas en donnant de l’argent « comme ça ». Je me réfère à cette citation que j’apprécie beaucoup et qui a tout son sens pour moi :
Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. Lao-Tseu
Une partie des bénéfices ira pour le Bénin donc, pays de ma petite filleule que je co-parraine avec la maman de Lili. Lili qui a illustré chaque chapitre consacré aux contes d’animaux !
Enfin, comme ma maman est désormais marraine d’un petit garçon, mais dans le troisième pays aidé par Yalla ! En Avant !, je souhaite aussi qu’une partie des bénéfices aide l’association qui est au Burkina Faso. Car après tout, la superbe image de couverture, je la dois à ma maman !
Je compte donc sur vous pour m’aider à vendre 3 x 50 livres. Ainsi, je pourrai remettre à chacun des trois pays, un don. Pour ne pas faire de jaloux, la somme remise sera identique :-) Et je reviendrai vers vous un peu plus tard, pour vous décrire les projets que nous aiderons concrètement avec vos dons, avec votre argent.
La petite fille du Togo en chiffres :
10 euros (hors frais d’envoi)
148 pages, impression en noir et blanc
papier recyclé, bouffant, 90 gr
une 10zaine de dessins
3 jeux en fin de livre
Quantité à vendre (en Belgique) : 150
Quelques précisions :
Le but de vendre 150 livres en Belgique, c’est parce que je vais pouvoir commander une belle quantité de livres à un tarif préférentiel en tant qu’autrice. Pour vous, mes amies françaises et amis français, vous pourrez aussi directement passer par Atramenta pour commander votre exemplaire. L’avantage est que, pour la France, les frais de port vous seront offerts. L’inconvénient, vous n’aurez pas de dédicace ni de marque-pages fait pour l’occasion. Mais si vous souhaitez ces deux bonus et si vous êtes prêts à rajouter quelques euros pour les frais d’envoi, je pourrai vous faire parvenir le livre dédicacé et avec le marque-pages :-)
Le lien pour commander mon livre directement sur Atramenta sera disponible dans quelques jours.
À ce jour, 10/10/2021, j’ai déjà 25 livres réservés ! N’hésitez pas à parler de mon livre, de ce projet d’aide humanitaire, autour de vous.
Je reviendrai régulièrement vous donner des nouvelles de l’avancement des ventes et des projets en cours dans l’Afrique de l’Ouest.
Merci pour votre lecture, pour votre soutien, pour vos partages.
En quelques jours d’intervalle, j’ai lu et entendu cette expression.
Personnellement, j’ai plutôt tendance à dire « je laisse pisser », quand je dis que je dois laisser faire et ne pas me préoccuper de quelque chose qui pourtant me turlupine.
Mais d’où vient cette expression ? Et que signifie-t-elle ?
Il y aurait plusieurs origines mais la plus plausible serait celle que l’on attribue à l’expression de base « laisser pisser les bêtes » où vers le début du 19e siècle, les personnes qui s’occupaient des bêtes, moutons, vaches et autres chevaux, ont choisi de s’arrêter pour laisser leur bétail faire leur petit besoin. En effet, il paraîtrait que laisser les bêtes uriner en marchant puisse engendrer des problèmes de rétention. Petit à petit, comme la race du mouton Mérinos est devenue très populaire, l’expression s’est changée en « Laisser pisser le mérinos ».
Cette expression signifie donc qu’on doit laisser aller les choses, qu’on doit s’arrêter et laisser tranquillement les choses couler.
J’ai donc suivi cette expression non pas à la lettre, car je n’ai pas de laine de mouton mérinos chez moi (mais mon amoureux, oui !), mais j’ai laissé pisser passer l’orage qui gronde en moi et comme pour les moutons, je peux dire « ah ! ça fait du bien, je me sens mieux, plus légère » (rires).
J’ai intégré cette expression dans mon petit carnet de citations et de mots positifs et je l’ai même illustrée par un rapide croquis pour faire un clin d’œil à Nathalie qui se reconnaitra (non pas dans le mouton, mais dans le choix de cette expression et surtout de par son illustration qu’elle m’a soufflée)