Camp Nano avril 2024 : J6

Samedi 6 avril 2024. Sixième jour du défi d’écriture « Nanowrimo ». On est dans un camp. Il fait encore nuit. Il fait noir. Il est cinq heures passées de quelques minutes.

J’avance dans mon histoire pianissimo. Lentement, mais sûrement. Au fil des jours qui passent, dans ma tête, des objectifs imaginaires arrivent :

  • écris au moins une demi-heure par jour
  • écris au moins 500 mots
  • écris une scène rigolote ou surprenante, fait vivre ton histoire, tes personnages
  • n’abandonne pas, pas maintenant, tu es bien lancée
  • tu peux le faire, tu as même de l’avance, mais que cela ne t’empêche pas d’écrire, tous les jours. Rappelle-toi : Tous. Les. Jours.

Hier ou avant-hier, je ne sais plus, j’ai attrapé au vol une publication de la communauté « Nanobes » sur FB. Nanobes = les personnes qui écrivent durant un Nano et qui habitent en Belgique. Des idées pour écrire. Des idées issues du livre de Martin Winkler « atelier d’écriture ». Sept propositions pour rentrer dans la peau d’un objet, d’une personne, d’un animal, pendant 24h et raconter une tranche de vie.

Je dis ça maintenant. Car au début, je n’avais pas compris ça ainsi. J’avais cru « devoir » intégrer, dans mon histoire en cours d’écriture, l’un de ces objets, animal ou personne… Oups ! Pas grave. Je peux toujours jouer à ce jeu ultérieurement. En attendant, « un chat de 17 ans nommé Gilbert » m’a bien inspirée. Logique, j’adooooore les chats :-) Et paf !, durant trente minutes, j’ai écrit une scène avec ce chat ! Cela a boosté le nombre de mes mots, créé une parenthèse dans mon récit. Après, il fallait retomber sur ses pattes. J’y suis plus ou moins arrivée, mais après trente autres minutes, je me suis dit :

_ Stop ! ça suffit pour ce matin, tu as déjà bien assez écrit. Lève-toi, et marche un peu.

Dans quel état d’esprit je suis après 6 jours d’écriture quotidienne ?

Plutôt pas mal. Juste ce matin, après avoir dormi un peu moins longtemps que d’habitude (durée de sommeil : 6h), j’ai eu un très léger moment de doute. Je me savais en avance sur le nombre quotidien de mots que je me suis imposée. J’ai toujours mal au dos. On est samedi et un week-end un peu chargé m’attend. Sans compter un lundi un peu stressant à venir. J’ai failli, je dis bien failli, me recoucher un peu pour tenter de dormir encore. Et puis, je me suis souvenue des mots que j’ai écrit hier, sur Linkedin, pour partager ma progression d’hier. Depuis que j’écris pour le camp Nano, je ne ressasse plus le matin, dès le réveil. Je ne me pose plus des milliers de questions avant de commencer une journée. Je ne ressens plus cet état de fatigue permanente. Ce mou et ces doutes qui caractérisent mes débuts de journée. Alors, je me suis vite ressaisie et hop ! j’ai ouvert toutes les fenêtres du salon et me suis installée à ma table de travail.

Résultat ci-dessous :-)

Les moments de doute font partie du processus. Crois en toi et en ton talent pour surmonter ces obstacles.

Camp Nano avril 2024 : J5

Les cinq premiers jours d’écriture sont faciles pour moi. C’est après. Après, viennent les doutes, les questions, la baisse de motivation. Je le sais, ce n’est pas nouveau. Sauf, que ce matin, au moment de taper sur mon clavier, je n’ai pas ressenti cette sensation d’ennui ni les doutes grimper insidieusement en moi. Mon histoire avance. J’ai un bon rythme. Je n’éprouve pas cette « obligation » de progresser. C’est avec plaisir que j’ouvre mon ordinateur, que je double-clic sur mon fichier et que je rentre dans l’histoire comme lorsque j’ouvre un livre qui me plaît.

Bon, j’ai dis, je dis que je dois absolument m’occuper des fiches de mes personnages. Et là, ça urge. Donc, je vous laisse avec ma photo et mon proverbe du jour.

Je clôture ce billet avec un autre petit mot d’auto-encouragement :

Tu es sur la bonne voie ! Reste concentrée et continue à écrire avec passion.

Camp Nano avril 2024 : J4 et quelques stats

Yes ! Tous mes personnages sont en place. Je distille quelques infos sur chacun d’eux, petit à petit.

Le méchant a fait son apparition, mais on ne sait pas encore qu’il est l’antagoniste. Le deuxième personnage principal n’est pas bien campé dans l’histoire. Je dois vraiment m’occuper de lui et le faire évoluer.

Cet après-midi, je m’occupe de dresser la fiche de chacun de mes personnages. Car, non, je n’ai pas eu envie d’écrire hier soir, ni de faire ces fameuses fiches « mémo ». Je ne fais jamais autant. Cela me change vraiment de mes habitudes. J’évolue dans mon écriture et dans la façon d’écrire, d’avancer dans une histoire. Je suis très contente de moi.

Quelques captures d’écran de ma progression et des badges débloqués sur le site officiel du Nanowrimo. Maintenant que j’utilise également davantage ce site, je ne vois plus trop l’utilité d’encoder ma progression dans un fichier excel.

Peut-être vous demandez-vous s’il y a des oiseaux dans mon histoire, au vu des photos que je partage. Eh bien non ! Pas cette fois-ci. Mais j’aime les oiseaux. Et j’aime partager mes belles photos. Mon avant dernier camp Nano (je crois) parle de beaucoup d’oiseaux. Je pense que je vais jouer au camp de juillet pour le relire, corriger ou le réécrire. Une chose à la fois. Un camp à la fois ;-)

Si j’ai participé à pas mal de défis d’écriture « Nano », je n’étais pas à chaque fois connectée au site, ni inscrite officiellement. Les temps changent. Moi aussi. Un petit peu. Un jour, si j’ai envie, je calculerai le véritable nombre de mots que j’ai écrit uniquement durant les challenges du Nanowrimo.

En attendant, ma photo du jour, celle que j’ai choisie pour partager ma progression au J4.

Camp Nano avril 2024 : J3

L’imagination est là, au rendez-vous. Elle est tellement présente et insistante que je suis un peu frustrée de devoir éteindre mon ordinateur le matin. Bah oui, il faut travailler. Parfois. L’argent ne tombe pas du ciel, comme par enchantement.

Durée de sommeil de 7h34. La durée parfaite pour moi. Sans réveil. Le bonheur au petit matin. Le clavier qui m’appelle. Mon personnage principal qui rouspète parce que je pense d’abord à mes chats qu’il faut nourrir avant de le nourrir lui de plein de mots.

En ce troisième jour, j’ai atteint le palier des 5.000 mots ! Si je ne suis pas trop fatiguée, j’écrirai encore un peu ce soir. Juste pour pouvoir, demain matin, ouvrir mon fichier sur un nouveau chapitre.

Plus j’écris, mieux je me sens à l’aise avec cet univers, ce monde imaginaire. Tout vient naturellement, presque comme si j’assistais en direct à une scène. Je cherche parfois le bon mot, pour ne pas mettre des répétitions inutiles, pour ne pas que les phrases soient trop lourdes.

Je crois que j’ai un rythme d’un millier de mots en une heure d’écriture, sur ordinateur.

Les applications pour m’aider à me concentrer n’ont pas encore été ouvertes. Ni l’une, ni l’autre ! Peut-être ce soir, mais pour le moment, tant que les mots coulent à flot, je ne pense même pas à me distraire et à aller voir ailleurs, sur la Toile, sur FB ou autre.

Par contre, je n’ai pas encore fait mes fiches personnages et là, je commence à en ressentir la nécessité. Pour ne pas écrire des bêtises, des éléments contradictoires.

Camp Nano avril 2024 : J2

Il est toujours bon d’avoir un peu d’avance, car tu ne sais jamais comment sera ta nuit.

Je me couche relativement tôt, car je suis une lève très tôt ! 21h30 au lit, avec un peu de lecture, le meilleur remède pour s’endormir rapidement. Bardaf ! Le printemps est là et mes voisins d’en face laissent à nouveau leur grand chien (style chien de garde) dans le jardin. Toutes les trente minutes environ, il aboie !!

23h30, je n’en peux plus d’être réveillée, je descends mes affaires et m’en vais dormir au salon.

Miracle, je me rendors assez rapidement. Ma montre connectée me dit que j’ai dormi de 23h41 à 4h56.

Le temps de donner à manger aux fauves (4 chats), je marche comme un canard (j’ai mal au dos et ma sciatique me fait un mal de dinosaure) jusqu’à ma table de travail où m’attend mon ordinateur.

De 5h06 à 5h45, j’écris 973 mots. Je quitte à regrets mon histoire, mon monde imaginaire. Il est temps de prendre ma douche, de mettre la table pour le petit déjeuner, puis de conduire les enfants à l’école, enfin de me rendre à mon travail.

Il est 15h30 quand je pense au NaNoWriMo, à l’article que j’aimerais écrire sur mon blog et à la photo que je vais choisir pour partager mon avancée.

Ce soir, je reprendrai mon clavier. J’ai envie de poursuivre mon histoire, car le chapitre prévu n’est pas terminé. Je n’irai pas marcher étant donné mon mal de dos. Quelle bonne excuse ! Mais il me faut marcher. Pour m’aérer. En plus, il pleut. Non, vraiment, tant pis, je n’arriverai pas à dépasser 2000 pas aujourd’hui. Alors, pour me consoler, je vais écrire 2000 mots. 2000 ou davantage si mon personnage prend le dessus :-)

édit : + environ 930 mots le soir ! Nouvelle image avec le compteur de mots mis à jour.

Camp Nano avril 2024 : J1

Le camp d’avril du Nano, commence aujourd’hui !

Pour rappel, les défis que je me suis mis :

  1. écrire 30.000 mots entre le 1er et le 30 avril
  2. terminer mon histoire
  3. partager sur mon blog mon avancée

« Le secret pour aller de l’avant est de commencer.»

– Marc Twain

Qu’est-ce que j’ai écrit ?

J’ai imaginé mon personnage principal, le protagoniste. Il est né : c’est un jeune homme bien de sa personne. Il doit faire quelque chose. Il l’explique brièvement. Il parle en « je ».

La base est posée, le tout début de l’histoire a vu le jour.

Le second personnage, ami du protagoniste va arriver en scène.

Est-ce que j’ai suivi le plan ?

Hier soir, en m’endormant, j’ai eu l’idée de la première phrase ainsi que de l’écriture en « je ». La narration à la première personne du singulier pour me glisser plus facilement dans la peau de ce personnage imaginaire.

Mon plan, au départ, était légèrement différent, car je pensais plutôt à faire parler un personnage féminin, qui est l’amie de protagoniste actuel. Le personnage principal est devenu secondaire et l’ami est devenu le personnage principal. J’ai interverti les rôles de ces deux personnages. Pourquoi ? Car j’ai souvent écrit en mettant en premier plan une femme, une fille, une enfant.

Cette année, pour la première fois, j’ai commencé par faire un plan. Il s’est étoffé au fil des semaines. Je pense à ce moment d’écriture depuis le mois de décembre. C’est tout nouveau pour moi. Je ne sais pas si je vais continuer à suivre le plan ou non. J’avais déjà eu dans l’idée d’utiliser des petits jeux d’écriture au cas où la panne de créativité arriverait. Généralement, je démarre très vite et très bien. Des idées déjà bien précise de certaines scènes, arrêtées et enregistrées dans ma petite tête. Entre les jours 5 et 10, j’ai un creux, je pense que mes petits mémos et jeux d’écriture m’aideront à débloquer la situation, en tous les cas, je l’espère.

Aujourd’hui, 1er avril, j’imagine déjà de quoi sera fait demain et après-demain. Demain, l’amie du héros arrivera. Le temps de la décrire, de décrire le lien qui existe entre eux, de planter le décor pour cette scène, j’en aurai pour bien 1000 ou 1500 mots. Le 3 avril, l’histoire avec une énigme commencera. Un troisième et quatrième personnage feront leur apparition. L’histoire avancera petit à petit, gentiment avant de faire entrer en scène l’antagoniste au J4 ou J5. Un méchant entouré de mystères, aux contours flous, au comportement étrange, qui fera qu’on ne pensera pas tout de suite à lui comme étant un méchant. Juste un personnage bizarre.

Bon, et après ça, je ne sais pas encore avec précision ce qu’il va se passer, ni comment, ni pourquoi.

La nature en bref, faits de printemps

Infos lues dans le magazine À la croisée des mondes inexplorés, n°62 – avril – mai – juin 2024

Petits billets réécrits by me.

  • Le monde tourne fou ! On a jeté en prison un pigeon. Oui, vous avez bien lu : un pigeon ! Son crime ? Il a simplement fait son job de messager en apportant un message à un humain. Son erreur ? Le message était illisible. Il a été intercepté et a été immédiatement soupçonné d’espionnage ! Bah oui, le pays où l’animal a passé 8 huit mois de sa vie en prison, c’est l’Inde et le message était écrit en … chinois. Huit mois d’emprisonnement dans une clinique vétérinaire de Bombay avant de retrouver sa liberté ! Pauvre pigeon. Je n’en sais pas plus, mais je me demande s’ils ont fini par trouver l’expéditeur humain. Si oui, qu’ont-ils faits ? Si non, j’espère qu’ils tirent leur propre conclusion et qu’ils n’enverront plus un pauvre animal en prison !
  • On n’arrête pas le progrès ! Les fabricants de supers optiques, lunettes d’observation, jumelles et longues-vues, Swarovski, a réussi à combiner une intelligence artificielle à son matériel ! Comment ? Grâce à un logiciel relié à une application sur un smartphone. Cette technologie permet aux passionnés d’ornithologie (comme moi) d’identifier pas moins de 9.000 espèces d’oiseaux ! Et ce n’est pas tout. Les autres amateurs de nature ne sont pas en reste, car l’appareil est aussi capable de reconnaître quelques 300 espèces de mammifères, plus de 200 papillons et même 60 libellules différentes ! Tout cela ne vous coûtera que la modique somme de 4.600 euros.
  • L’Humain est le plus gros pollueur ! Vous avez envie de faire une grimpette jusqu’au Mont Everest ? Avant d’y aller, pensez à embarquer dans votre sac à dos un pince-nez et un sac pour recueillir et transporter vos propres déjections. Hélas, oui, il est rapporté qu’au niveau du camp le plus proche du Mont Everest, pas moins d’une tonne et demie d’excréments humains sont laissés là. Je pense qu’avant même de commencer la grimpette, vous sentirez l’odeur pestilentielle de la merde ! Rassurez-vous, grâce à la poudre contenue dans votre petit sac spécial, vous pourrez vous débarrasser de vos déjections au camp, la poudre supprime toute odeur. Personnellement, je trouve qu’on devrait former les grimpeurs à enfouir leurs cacas à des endroits bien précis de telle façon qu’ils transforment leur visite en matière recyclable en créant un compost naturel. Faire d’une pierre deux coups, c’est tellement mieux pour tout le monde.

Jeu d’écriture : réécrivez ces trois petits articles avec un autre ton :

  • neutre : information principale, sans prendre parti de l’un ou de l’autre
  • policier : énigme, interrogation, tout est bon
  • humour : qu’on rigole un peu
  • scientifique : avec des données précises et… scientifiques

Bon amusement :-)