Il y a une première fois à toute chose

13. Treize jours d’écriture. Toujours là. Vivante.

La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer. – Peter Drucker

Avec tout ce que j’ai écrit ce matin, j’ai choisi la case n°15 de mon tableau d’encouragement spécial « Nano ».

Si j’ai énormément de mal à écrire le soir, on peut dire que le matin – ou la fin de nuit, comme vous préférez – me réussit beaucoup. Surtout lorsqu’il s’agit du week-end !

Et, pour la première fois depuis que j’écris (notez que ça fait des lustres que j’écris), j’ai pleuré !! Oui ! J’ai pleuré en écrivant une scène. Milliard ! Que je suis sensible !

Mais revenons au début. D’abord, j’écris. J’écris, j’écris, j’écris. Puis, je me dis, « décidément, Cécile, tu ne t’en sors pas avec ce passage, tu t’éloignes de plus en plus du thème de ton histoire ». Je me parle souvent toute seule. Heureusement, c’est dans ma tête que je me parle. Je ne suis pas certaine que si j’oralisais à voix haute, mes enfants et mon amoureux apprécieraient. Il est toujours 4h30-4h50 quand je commencé à écrire. « Bon, c’est le Nano, le principal, c’est d’écrire. Tu corrigeras, modifieras après. » Après une bonne heure d’écriture, j’écris « Sa mère ouvre la porte. » Là, je décide de faire une pause. Car je ne sais pas très bien ce que je vais raconter :

  • quel genre de mère est-ce ?
  • y a-t-il quelqu’un d’autre dans la maison ?
  • qu’est-il arrivé à M** ? est-elle encore là ? partie ? blessée ? morte ?

Je me fais un petit chocolat chaud (très important le sucre quand on fait ce genre de défi, au diable le régime). Je réfléchis. Je joue à la portière avec mes chats, un qui rentre, un autre qui sort, un second qui rentre. Je réfléchis. Je bois mon chocolat chaud, hum, trop bon ! Stop ou encore ? J’écris encore ou je laisse à demain ?

À ce moment-là, j’avais dépassé les 20 K, c’est ce que je voulais. « Tu reportes le problème. Tu es toujours coincée dans ce passage. Sors de cette scène et avance dans l’histoire. »

Me revoilà pianotant sur le clavier de mon ordi préféré. Le jour se lève. Trois chats sur quatre sont rentrés. Les enfants dorment toujours. Leur papa aussi. Et là, pendant que j’écris, mes yeux s’humidifient. Je frotte mes paupières et … crotte de bique ! Je pleure ! Eh ben voilà, ça t’apprendra à t’embarquer dans des histoires pareilles. « Ressaisis-toi bon sang de bonsoir ! ». Tellement plus facile à dire qu’à faire.

Et donc ça : trois heures pour 3.300 mots d’écrits ! Et j’ai terminé, tant bien que mal, cette scène qui sort un peu de mon sujet principal de l’histoire.

Je peux en conclure que mon histoire fera plus que l’objectif initial que je m’étais fixée, à savoir 30 K. Sauf si j’ai une panne d’inspiration. Sauf si je suis malade. Sauf si … avec des « si », vous connaissez la chanson, on peut mettre Paris en bouteille :-)

Demain, je me fixe comme objectif d’intégrer des cochons volants dans mon histoire ! C’est le challenge du groupe des Nanobes. J’y ai pensé ce matin, et puis j’ai oublié. Les cochons se sont bien envolés et ont disparu de ma mémoire…

L’inspiration peut surgir à tout moment

Une heure d’écriture ce matin. Et quelle heure ! Quelle écriture ! Quelle inspiration !

Je viens d’écrire une scène qui n’était pas prévue. L’histoire prend un autre tournant. Mon héros, un jeune homme est tombé amoureux. Et ça fait mal. Ce n’est pas tout à fait une histoire d’amour ordinaire. Je n’en parle pas beaucoup, mais expliquer la situation, brièvement, m’a demandé deux pages A4. L’histoire de fond est mise entre parenthèse, le temps que mon héros retombe sur ses pattes, enfin sur ses deux belles gambettes.

Quatre heures après avoir écrit cette scène, après avoir conduit les enfants à l’école, après avoir fait un brin de ménage, je me pose pour faire ma petite photo : choix de l’oiseau, choix du petit mot d’encouragement.

Et ce douzième jour d’écriture, comme hier, correspond exactement à mon état d’esprit au moment où j’ai écrit ! Incroyable !!

J’ai fait trois petits tableaux :

  1. mon préféré : un spécial « encouragements » rien que pour ce défi
  2. avec des citations sur l’atteinte d’un objectif, un succès, un but atteint
  3. avec des citations sur l’écriture et l’imagination

Je vous laisse avec Monsieur Moineau domestique. J’ai encore du pain sur la planche.

Belle journée

Le succès n’est pas la destination, c’est le voyage (Zig Ziglar)

Camp Nanowrimo J11. J’ai écris 500 mots ce matin. Un peu plus : 522. Un point c’est tout ! J’ai un peu d’avance. Je peux me le permettre. Et puis, la journée ne fait que commencer.

La réussite est la somme de petits efforts répétés jour après jour – Robert Collier

J’étais un peu coincée, dans mon histoire. Suite à ma demande, sur FB, deux personnes m’ont proposé des mots à intégrer dans mon texte du jour : « Abbaye d’Aulne » & « Rivière ». Eh ben, grâce à elles, j’ai avancé de 522 mots ce matin ! Merci Irma ! Merci Fabienne !

La motivation vous tire vers le haut. L’inspiration vous emmène plus loin – Zig Ziglar

Une petite erreur s’est glissée dans le nombre de mots comptabilisé : 17.750 mots.

Je ne suis pas à deux cents mots près (rires)

Un article, deux jours d’écriture

Zut et flute ! Hier, j’ai complètement oublié de partager ma progression dans mon défi d’écriture ! C’est que j’avais autre chose à faire ;-)

Ce matin, mercredi, je suis tellement absorbée par mon histoire et par son écriture que je ne vois pas le temps passer. Vite ! Vite ! Je dois me dépêcher !

STOP ! C’est décidé, je n’ai plus envie de me presser.

Depuis le début du challenge Nanowrimo, à ce camp d’avril, j’ai écrit un minimum de 1.227 mots quotidiennement. Mon record étant dimanche dernier avec une pointe à 3.209 mots. C’est plutôt pas mal.

Je ne sais pas comment je vais réussir à m’en sortir dans cette histoire. Elle prend une tournure bizarre. Je n’arrive pas à mettre les idées du plan à exécution. Elle avance indéniablement, mais elle ne suit pas tout à fait le chemin que j’avais tracé. Je suis donc très curieuse de voir comment vont évoluer les personnages et surtout mon protagoniste. Depuis le début, je sais que le méchant va mourir. Le gros point d’interrogation est « comment ? ». Et puis aussi « quand ? ».

En réalité, je n’ai pas de plan très précis, juste une vague idée de comment ça doit se passer. Je laisse une grande liberté à mes personnages. Ils ne sont pas coincés dans un cadre bien déterminé.

Et, pour ceux et celles qui voudraient me poser la question, je réponds « non ». Non, je ne rêve pas de mon histoire la nuit. Elle ne me hante pas durant mes journées, ni dans mes songes. Elle ne m’empêche absolument pas de dormir. C’est d’ailleurs assez marrant de voir comment je vis ce défi. Je découvre que ça me plait davantage que ce que je me suis imaginée. Le matin, même si je ne dors pas beaucoup ou mal, je suis pleine d’énergie pour faire progresser mon histoire.

Ce mercredi matin, je m’étais dis « ce n’est pas grave si tu n’écris pas 500 mots, tu as une belle avance au compteur ». Au final, les mots se sont alignés, les phrases se sont succédées, la scène a continué. Toute seule, comme une grande.

Nous ne sommes même pas à la moitié du mois d’avril, que je commence à ressentir une habitude à me lever tôt et à m’installer devant le clavier de mon ordinateur. À pianoter une heure durant et à comptabiliser les mots puis à encoder le chiffre sur le site officiel du Nanowrimo. Ensuite, j’aime personnaliser une photo d’oiseau pour partager ma progression avec des chiffres et un petit mot d’encouragement.

Bon, cette dernière photo n’est pas géniale niveau qualité. Pas grave, je l’aime bien et on voit bien l’oiseau, quand même. Cherchez bien, il y a deux oiseaux sur la photo. Le deuxième, je ne l’ai découvert qu’au moment de visualiser la photo sur l’écran de mon ordinateur (rires)

Camp Nano avril 2024 : J8

J’entame la deuxième semaine dans ce défi d’écriture foufou.

La fatigue s’installe. Je me suis inscrite à un atelier de reliure créative. À une heure de route de chez moi. Je n’aime pas conduire. Surtout sur des routes que je ne connais pas. Surtout « si loin » de chez moi. Et ce matin, en partant conduire les enfants à l’école, je découvre ma voiture couverte de sable du Sahara.

La route fut longue, chargée, accidentée, stressante. Heureusement que j’ai écrit ce matin, car ce soir, je suis vannée !

 » La volonté de gagner est importante, mais la volonté de se préparer à gagner est cruciale. » – Bobby Knight

Camp Nano avril 2024 : J7 ça décolle

La seule façon de faire du bon travail est d’aimer ce que vous faites. – Steve Jobs

Quand on écrit une histoire, une « longue » histoire (pour moi), on est parfois happée par celle-ci. Parfois on se laisse surprendre par la réaction d’un personnage. Le personnage prend vie, prend des décisions, agit et réagit d’une façon qui peut en effet surprendre la personne qui tient les rênes du stylo ou du clavier.

Vous connaissez ce sentiment d’être complètement absorbé·e par un livre ? Eh bien, ce matin, j’ai été complètement absorbée par mon écriture et mon histoire.

L’antagoniste est arrivé. Sans crier gare. Il a surpris le protagoniste. Après une vingtaine de pages, il y a un retournement de situation. Des questions. Une angoisse naissante.

Hier et ce jour, samedi et dimanche. Mon premier week-end dans ce camp Nano. Sans devoir m’activer, me hâter, déjeuner, je prends le temps d’écrire sans craindre de devoir m’arrêter pour entamer la vie réelle.

Ma conclusion : je suis capable d’écrire beaucoup en peu de temps aussitôt que j’écris sur un fait réel ou sur une base réelle. Je vais donc avoir un peu de fil à retordre pour la suite, car je n’écris pas une autobiographie (rires). J’écris une fiction, mais comme toujours, je démarre toujours sur un fait entendu, vu ou vécu ;-)

Cela dit, je pourrais utiliser ultérieurement ce challenge pour écrire le livre de ma vie. Et celui-là, attention, il sera énorme !

Et donc, grâce à cette fièvre d’écriture, j’ai débloqué, ce matin, deux badges :

  • 7 jours consécutif d’écriture
  • barre des 10.000 mots écrits

Invitation à écrire une tranche de vie de…

Écrire une tranche de vie en vous mettant dans la peau de…

Personnages, au choix :

  • un médecin retraité qui reçoit sa fille et ses petits-enfants à la maison pour le goûter de son anniversaire. Un des enfants va se blesser dans le jardin.
  • une jeune étudiante qui doit prendre le bus très tôt pour passer un examen à l’université. Sur la route, elle ne le sait pas encore, mais le bus à percuté un sanglier.
  • après un déménagement, un chat arrive dans sa nouvelle maison. Ses serviteurs l’ont suivi. On l’interdit de sortir pendant un mois afin qu’il s’habitude à son nouveau quartier. Il n’y a pas de chatière et, à la cuisine, côté jardin, une souris le nargue en passant et repassant devant la porte vitrée.
  • un facteur fait sa tournée. C’est son premier job. Il connaît le coin comme sa poche, car il y habite depuis sa naissance. Dans ce quartier du centre-ville, il y a des travaux qui n’en finissent pas. À cause d’un tram qu’on promet fonctionnel depuis quatre ans, les rues sont défigurées, les trottoirs éventrés. Il essaie de prendre un autre chemin pour arriver, sans crever un pneu, aux dernières maisons qui font le coin. Tout à coup,…
  • Dans la file d’attente d’une grande surface, un gamin fait une crise. Ce n’est pas un caprice, il est malade. Son père qui l’accompagne semble, lui aussi, au bord de la syncope. Arrive un chien tout abîmé par la vie. C’est le chien du fidèle SDF qui campe en face du magasin. Un chien spécial.
    A vous de choisir le personnage que vous allez incarner : le gamin malade, le père trop sensible, le chien ou le SDF

Bon amusement et bon week-end.