Chat suffit ! poème sur les chats

Ce chat-là,
On ne sait pas pourquoi,

Nous réveille très tôt,
Avant que le soleil n’enlève son manteau.

Cela dure depuis des semaines,
Je commence à avoir la haine.

A même pas six heures,
Elle gratte, miaule, elle pleure.
Elle saute sur le lit,
Fait tout plein de bruit.

Elle demande à manger,
Elle semble affamé.

Que lui arrive-t-il ?
Je me fais de la bile !

Avant c’était sa soeur,
Qui nous réveillait de bonne heure.

On savait, elle, qu’elle avait très faim,
Elle a un appétit sans fin.

Mais dès qu’on disait non,
Elle, au moins, se faisait une raison
Et attendait patiemment,
Que du lit, je me lève lentement.

Malgré ces réveils qui m’embêtent
Ils restent d’adorables bêtes.

Ce sont mes chats,
Et pour rien au monde, je ne m’en séparerai pas.

Mais, pitié, s’il vous plait, faites dodo
Tant que mes yeux sont clos !

Il me dit quelque chose : expressions en veux-tu en voilà

Début d’une histoire… (en cours d’écriture)

 

Il me dit quelque chose

 

Introduction

Cette nuit, j’ai mal dormi. Je n’ai pas réussi à poser mes deux oreilles sur mon oreiller. C’était toujours sur l’une ou l’autre que je dormais, mais jamais sur les deux ensemble. Ce qui fait que j’ai entendu la mouche voler, toute la nuit ! Je n’ai pas besoin de miroir pour savoir que j’ai, sous mes yeux, les valises que je prends habituellement avec moi pendant les vacances.

Comme j’ai passé une nuit blanche à cause de la pleine lune qui illuminait entièrement ma chambre, je vous avertis, je suis d’une humeur massacrante. Je suis donc à prendre avec des pincettes. Vous voilà prévenus.

Bon, revenons-en à nos moutons. Si je suis là, si je prends forme sous vos yeux, c’est grâce à cette personne qui me donne vie en tapant sur les quelques touches du clavier de son ordinateur. Et aujourd’hui, vous allez découvrir, grâce à moi, que les créatures extraordinaires existent belles et biens ! La preuve en mots, ci-dessous. Bonne lecture.

Chapitre 1 :

Un oiseau s’est posé sur le rebord de ma fenêtre. Encore à moitié endormi, je ne réalise pas tout de suite l’étrangeté de cet animal.

De mon lit, j’aperçois le haut de son corps, il a une tête de linotte, petite, plutôt ronde et brune.

Derrière lui, le ciel est gris et menace de se déchirer. Le soleil n’a pas envie de se montrer ce matin, peut-être qu’il s’est fâché avec les nuages ? Allez savoir, ce ne serait pas la première fois. On dit souvent « Le chat est parti, les souris dansent », moi, aujourd’hui, j’ai envie de dire « Le soleil est parti, la pluie danse » Sauf, que je n’aime pas la pluie. Ni la danse !

Toujours est-il que malgré mes mouvements, l’oiseau reste là. Il ne bouge pas une plume, pas même quand je jure et secoue mes pieds. Quelle idée de s’énerver au réveil ? Au lever du lit, je mets les pieds dans le plat de raviolis refroidis de la veille… Cette sensation de nourriture, froide, écrasée par mes pieds nus m’arrache un juron pas piqué des vers. Le gros mot, qui est aussi gros qu’une maison (je ne sais pas en faire des plus petits), me vaut une remarque de ma mère. Bien entendu, ma chère maman n’est pas sourde et elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas, même des gros mots qui ne lui sont pas destinés ! Mais pour lui faire plaisir, et pour me calmer, je lui jette des fleurs par la fenêtre. Elle aime ça, ma maman.

Assis sur le bord de mon lit, de la sauce tomate, dégelasse, encore entre mes orteils, je discerne une autre partie de l’oiseau. Piqué par je ne sais quelle mouche – ou plutôt par un moustique car tout le monde sait que les mouches ne piquent pas, pas même celle qui m’a harcelé toute la nuit et qui m’en veut sûrement à mort depuis que je lui ai jeté la première pierre – je ne prête soudain plus aucune attention à la texture répugnante qui me colle aux pieds. Non, mon regard est scotché à la fenêtre. Maman serait sûrement encore fâchée si elle voyait des cils collés à la vitre, mais tant pis, je veux en avoir le cœur net : quel est ce drôle d’oiseau ?

Chapitre 2 :

Le volatile, que je ne parviens donc pas à identifier clairement, est occupé à essayer de pénétrer dans ma chambre ! Quel toupet !

Quand je réalise cet étrange comportement, je me pince la joue pour être sûr que je ne me suis pas endormi, sait-on jamais, ce serait normal avec la nuit que je n’ai pas eue.

Dehors, la pluie fait une entrée fracassante. Voilà qui explique un peu la réaction de la bestiole : elle veut se réfugier chez moi, elle aussi doit sûrement détester la pluie.

Un oiseau tout mouillé, ça ne sait plus bien voler. Et l’oiseau en question, celui qui nous intéresse et qui n’est pas plus haut que trois pommes, tente de soulever ma fenêtre !

(Oui, je sais, je n’ai pas des fenêtres normales, ce sont des guillotines, mal isolées, horribles à la vue et qui grincent du tonnerre quand elles veulent bien s’ouvrir.)

L’oiseau sue à grosses gouttes. Pensez ! Une petite bête de cette taille rivaliser avec ce bois pourri qui date des années trente. Au moins la pluie le rafraîchit…

Or, à ma grande surprise, et sûrement à la vôtre aussi, la tête de linotte parvient à arracher un cri grinçant au chambranle ! Je suis certain que le bruit se fait entendre à des kilomètres à la ronde car ma mère, toujours la même bien sûr, on n’en a qu’une et on la choisit pas, me rouspète une nouvelle fois. Elle me précise qu’elle n’est pas dupe et que si elle me surprend une nouvelle fois à essayer de me faire la malle par la fenêtre, « ça va chauffer pour moi ». Je suis un peu distrait, et je ne saisi pas tout le sens de sa remarque car, premièrement, je n’ai pas de malle dans ma chambre et deuxièmement, je ne comprends pas pourquoi elle voudrait « me chauffer » car mon radiateur fonctionne merveilleusement bien.

Je laisse tomber la remarque de ma mère. Elle ne fait pas grand bruit car la remarque est amortie par le tapis. Ouf !

Je scrute à nouveau l’oiseau, ébahi par sa force herculéenne. Je ne peux pas vous dire pourquoi, mais lorsque mes yeux s’arrêtent sur ses doigts, oui des doigts et pas des plumes ni des ailes, je ne suis guère étonné de voir deux mains gauches.

Ce … cette chose, cet animal ou appelez-le comme vous le voulez, me fascine ! Je suis sûr qu’avec lui, je ne suis pas au bout de mes surprises.

Poésie après la pluie

Il pleut, un peu, beaucoup,
C’est la sortie des animaux tout mous.

Ils sont petits, parfois vraiment riquiquis,
Mais tous, ont déjà leur coquille.

 Ils peuvent être fille ET garçon,
Vraiment, quelle étrange façon.

Ils n’ont qu’un pied,
Pour se déplacer.

Ils ont deux yeux,
Mais ils ne voient guère mieux.

Ils sont entièrement végétariens,
Ils mangent de tous, ils ne gaspillent absolument rien.

Ils ont une détente extraordinaire,
Certains d’entre nous, ne pourrait pas le faire.

Si mes enfants et moi, on adore les observer,
Beaucoup de gens préfèrent les manger !

Ne touchez pas à nos escargots,
Ce sont nos copains quand il ne fait pas beau.

Poésie, mon amie

Voici le texte que j’avais écrit pour le concours lancé par la Maison de la Francité. Le thème était : « si j’étais magicien ».

Poésie mon amie

Les vacances commencent mal. Mon petit frère, William, qui va bientôt avoir six ans, a dû rentrer à l’hôpital.

Cela fait maintenant cinq jours qu’il ne dort plus à la maison. Maman non plus, elle reste avec lui là-bas. Je suis seule avec papa et nous allons lui rendre visite tous les après-midi.

Cinq jours, c’est peu et très long à la fois. Ne plus le voir, ni lui, ni maman, fait un grand vide en moi.

Je m’appelle Noémie et j’ai neuf ans. Plus tard, je voudrais être poète, car j’aime donner le sourire aux gens, même quand ils sont tristes. Maman dit que je suis très douée.

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire quelque chose pour mon petit frère, mais les mots n’arrivent pas. Ils doivent pleurer eux aussi.

À la maison, j’aime me disputer avec lui, William. On joue souvent à la bagarre, même si maman préfère qu’on s’occupe autrement. Je suis toujours la plus forte, la plus grande !

À l’école, je le protège, je fais attention à lui, j’épie tous ceux qui l’embêtent. Après tout, c’est mon PETIT frère.

À l’hôpital, quand je le vois dans son lit, j’ai envie de me cacher. J’ai peur et je suis trop triste pour le regarder.

Je ne sais pas quoi lui dire, ni quoi faire pour qu’il n’ait plus mal, pour qu’il ne souffre plus.

Je ne suis pas un médecin, je ne suis que sa grande sœur… une grande sœur qui se sent horriblement inutile.

Le septième jour, j’ose parler à maman :

–          Mais qu’est-ce qu’il a ? C’est quand qu’il rentre à la maison ? Il va mourir ?

Je vois dans son regard qu’elle ne veut pas me répondre, ses larmes sont de nouveau là et elles vont bientôt inonder ses joues.

C’est papa qui réagit, tout bas, presque comme s’il avait peur de réveiller William :

–          Ton frère a un très gros microbe dans les poumons. Il ne peut presque plus respirer. On ne sait pas quand… quand

Papa ne finit pas sa phrase, il a trop mal, il pleure aussi beaucoup tout à coup.

Je comprends que c’est très grave. Et c’est là que je m’en veux d’avoir été si méchante, avant, avec lui, mon petit frère adoré que j’aime très fort.

Soudain, je sens quelque chose en moi. De minuscules papillons volent dans mon ventre. Des hérissons piquent tous les bouts de mes dix doigts. Le sol n’arrête pas de bouger de place. Mon cœur déborde de sentiments indescriptibles.

Je dois écrire, je veux mettre par écrit toute cette tristesse, cette peur, cette douleur.

Dans mon petit carnet que j’ai toujours avec moi, mon stylo-plume traduit mes idées bousculées :

William est à l’hôpital,

Il souffre, ça lui fait très mal.

On ne le dirait pas, car il semble sage

Mais des tuyaux défigurent son visage.

Il a un vilain microbe dans ses poumons,

Qui empêche de respirer ce gentil garçon.

S’il vous plait, il doit guérir,

Je veux retrouver son sourire.

C’est mon petit frère,

Donnez-lui de l’air !

Puis, dès que je relis ce poème qui est sorti de mon cœur en peine, je suis prise de colère quand je vois le mot « microbe ». Alors, de mon bic à quatre couleurs, j’appuie sur le rouge et je barre, je barre, je griffonne, j’écrase, j’efface, j’enlève ce vilain mot, celui qui est responsable de tous ces maux.

Lorsque mes larmes mouillent mon carnet et qu’un trou se forme à la place du microbe, je m’arrête. Je me sens plus légère. J’ai l’étrange impression d’avoir été libérée de quelque chose. Le sol a cessé de tanguer, les hérissons sont partis et les papillons se sont posés sur le tapis de mon estomac endolori. Je transpire, une vague de chaleur monte en boule jusque dans ma gorge. J’ouvre grande ma bouche pour aspirer une goulée d’air frais.

Au même instant, William tousse. Immédiatement, il enlève le masque qui lui donne de l’oxygène, et de sa voix essoufflée demande :

–          Maman ? Pourquoi tu pleures ? Où ce qu’on est ?

Alors qu’il était inconscient, assommé par une forte fièvre, mon petit frère revient à lui ! Subitement, il est dans notre monde… Or, tous les médecins pensaient qu’il n’allait jamais se réveiller parmi nous !

Juste après, maman crie de joie, et papa cherche une infirmière.

Dans le couloir, j’entends des pas pressés. Papa entre dans la chambre avec la dame qui nous a accueillis à notre arrivée.

Celle-ci prend la température de William et jette des regards sur les chiffres de l’écran. Et c’est précisément sur cette machine que mes yeux sont rivés, comme hypnotisés par l’image d’un petit cœur qui bat encore rapidement, mais régulièrement.

–          On dirait qu’il va s’en remettre, répond l’infirmière soulagée d’annoncer une bonne nouvelle.

Elle indique que le médecin ne va pas tarder à venir examiner complètement William, car son rétablissement est si soudain qu’elle ne voudrait pas nous donner de faux espoirs.

Le soir, on nous promet que nous pourrons à nouveau être quatre à la maison, très bientôt. Les spécialistes le gardent encore une nuit et une journée pour simple contrôle, et en attente des résultats de la dernière prise de sang.

Demain, je reviendrai à l’hôpital et je me faufilerai dans une autre chambre pour voir si mes mots ont vraiment ce merveilleux pouvoir de guérison.

Trahison de lapin

Le texte ci-dessous démarre grâce à une contrainte de jeu d’écriture de Rébecca : « apprendre à développer une idée ». Et tout démarre avec ce début d’histoire banale. (on ne choisit pas toujours son inspiration… :-) )

« Décembre. Loïc et Myrtille se promènent. Ils rencontrent Gaëtan et discutent avec passion. La nuit tombe. Ils rentrent chez eux. »

 Le terrier de Loïc et de Myrtille est saccagé ! Complètement sens dessus dessous ! Le trou est rempli de boue, des coups de griffes lacèrent l’entrée, et des crottes qui ressemblent étrangement aux leurs parsèment les alentours.

 Celui de Gaëtan, qui est à vingt bonds de lapins de là, est sauf.

Le couple tape de la patte à l’entrée du terrier de leur ami :

–          Gaëtan ! Excuse-nous de te déranger, mais notre terrier a été vandalisé ! Aurais-tu une petite place pour nous jusque demain ? On va en faire un nouveau, mais là, nous sommes trop fatigués.

Gaëtan, célibataire depuis longtemps, a un petit sourire en coin et leur répond :

–          Oh ! Heu… bien sûr avec plaisir. Toutefois, je crains que mon trou ne soit un rien trop petit pour nous trois. J’ai bien une petite place à côté de ma litière, mais c’est tout. Mais,

avant que leur ami ai pu terminer sa phrase, le bon Loïc intervient :

–          Cela ira, n’est-ce pas Myrtille ? Tu dormiras à côté de Gaëtan, j’irai juste à l’entrée, je n’ai pas besoin d’herbes sous mes fesses.

Myrtille, qui connaît Gaëtan depuis sa première sortie de terrier, est bien contente de pouvoir dormir sur de l’herbe tendre et délicieusement odorante.

–          Merci mon lapin. Gaëtan, merci à toi pour ton hospitalité.

 Loïc qui se frotte les pattes de devant l’une contre l’autre, se fait une dernière beauté avant de répondre que c’est tout naturel, entre amis, de s’aider.

 Le couple est si fatigué que Myrtille s’endort presque aussitôt. Loïc ne tarde pas non plus à fermer ses petits yeux. Il se tourne et se retourne sur sa couche sèche. Il cherche sa position quelques instants puis sombre dans les bras de Morphée.

Gaëtan fait semblant de bâiller et s’installe tout content à une moustache de Myrtille. Il attend que les ronflements de ses invités deviennent réguliers pour se rapprocher de celle qu’il aime secrètement depuis longtemps.

Il n’a pas collé sa tête sur le dos de Myrtille depuis deux minutes qu’un gargouillement s’entend.

–          Pfff ! Ces nouvelles fleurs que j’ai mangées tout à l’heure ne sont pas de premier choix !

Il s’éclipse discrètement et frôle Loïc pour pouvoir sortir de son terrier. Pour ne pas le réveiller, il marche aussi silencieusement qu’il peut et va se soulager à quelques mètres de là.

Une fois sa grande commission faite, il revient sur des pattes de velours et se réinstalle tout contre Myrtille, les yeux pétillants de joie. Depuis le temps qu’il attendait de l’avoir si près de lui… son plan fonctionne à merveille.

 Quelques instants plus tard, c’est au tour de Loïc de se réveiller avec des crampes au ventre. Les fleurs que Gaëtan lui a fait goûter le soir ne sont décidément pas faciles à digérer.

Comme son ami plus tôt, il va sur la pointe des pattes se soulager plus loin. La coïncidence veut qu’il aille se cacher au même endroit que Gaëtan !

–          Crotte de renard ! râle-t-il en apercevant les excréments ronds et foncés. On dirait les mêmes qui entourent notre terrier. Celui qui a détruit notre terrier habite donc près d’ici ?

Loïc serait bien tenté de les observer de plus près, mais son ventre lui fait un mal de chien. Tant pis, il fait ses besoins là aussi.

Tout à coup, alors qu’il trouve que ses crottes sentent diablement mauvais, il constate :

–          Mince alors ! Cette odeur, je la connais ! Ce n’est pas possible…

Alors qu’il fait non de la tête, il met son museau sur les autres crottes, rondes et plus foncées que les siennes, et dit stupéfait :

–          ça par exemple ! Ce parfum dégelasse est aussi horrible que celui que je viens de sortir.

Il tâte les crottes et constate qu’elles ne sont pas tout à fait froides. Il tourne le dos et regarde ce qui s’offre à lui :

–          Gaëtan !!

Le terrier de celui qui les héberge est pile en face de lui. Furieux, il fait des bonds de géants puis à deux mètres de là, il s’arrête net.

« Mais pourquoi a-t-il fait ça ? » se demande-t-il alors.

Pour une raison qu’il ne sait pas très bien, il décide de continuer doucement, lentement. Il se fait aussi léger qu’une petite souris et marche comme sur des œufs.

 Arrivé dans le terrier, il ne peut que réaliser qu’il s’est fait rouler par son ami. Gaëtan est à présent collé contre Myrtille.

–          Traître ! crie-t-il.

L’effet de surprise est total. Gaëtan se réveille en sursaut et Myrtille aussi. Loïc ne doit même pas dire pourquoi il a crié comme ça, Gaëtan bafouille tout de suite :

–          Excuse-moi, excusez-moi, je ne l’ai pas fait exprès, mais j’aime Myrtille depuis des années. Seulement, je suis trop timide et je ne le lui ai jamais dit. Pardon, pardon mes amis.

 La belle Myrtille en rougit, mais elle lui dit tout de suite :

–          Tu as détruit notre terrier pour qu’on vienne ici et que je dorme près de toi ?

–          Oui, oui, je suis désolé. Prenez mon terrier, je m’en vais. Je ne mérite pas de rester votre ami.

 C’est alors que Myrtille a une idée. Elle ne lui en veut pas trop, car dans sa famille, quelqu’un est aussi secrètement amoureux d’un lapin… et pas de n’importe quel lapin : Gaëtan en personne !

– Écoute, demain, tu viens avec nous pour nous aider à faire un nouveau et spacieux terrier, car je vais bientôt avoir des petits. Et parce que ce que tu as fait est vilain, je te demande de mettre ta timidité de côté et de parler à ma sœur… Je suis sûre que vous allez très bien vous entendre.

Mystère dans un parc bruxellois

Par un printemps horrible, froid, venteux et pluvieux, des enfants sortent de l’école et empruntent le chemin d’un parc pour trouver le tram qui doit les conduire jusque chez eux.

Sur le trajet, ils s’arrêtent. Malgré les gouttes de pluie qui fouettent leur visage, ils restent immobiles et observent quelque chose au milieu d’une pelouse, à proximité de l’étang.

A votre avis, qu’est-ce qui peut bien les intriguer ? Ce canard magnifique ?

Ou cet échassier au poignard affuté ?

Ou peut-être ce couple d’oie qui vient jusque chez eux ?

Non ! Moi je pense plutôt que c’est ce gros animal, vous voyez, celui qui est presque couché ventre sur le sol, juste devant les pigeons. Je recadre pour que vous voyez un peu mieux…

A votre avis, quel est ce trésor qui semble caché sous ses pattes ? Un petit indice…

Il y en a combien de petites boules duveteuses ? 3 ? 4 ? 5 ? 6 ? Aide : il y en a plus que sur la photo où il y a tous les pigeons.

Visez plus haut ! Et comptez !

Bon, ils sont un peu loin, et surtout, il pleut trop que pour faire la photo « à découvert »… je recadre

Pardon ? Vous ne lez voyez pas bien ? Peut-être vu sous cet angle ? Ils sont moins « collés »…

C’est ce qu’on appelle une famille nombreuse, très nombreuse :-) mais il faut bien ça avec les prédateurs qui courent les étangs et les parcs. N’empêche quel courage et surtout comment font-ils pour garder un œil sur tous ? Avant hier, il y en avait quatre ou cinq qui galopaient le chemin de terre, par-delà le grillage. Ce sont des oiseaux nidifuges, autrement dit, dès qu’ils sortent de l’œuf, ils « fuient » le nid, tout emplumés, ils peuvent déjà voir, marcher et manger.

Pour le plaisir des yeux, une autre photo de l’année passée, par ciel découvert et soleil lumineux. (ceux-ci étaient un peu plus âgés)

 

Les aventures de Mérédith

L’été passé, je me suis amusée à écrire 9 petites histoires sur les aventures d’une certaine Mérédith… cette femme a, malgré elle, connu des déboires avec le monde des Insectes.

Toutes ces histoires (les 3 premières sont sur ce blog) peuvent être lues et téléchargées sur Atramenta. (clic)

Au menu :

Meurtre dans la baignoire (1)

Baignoire maudite (2)

Mérédith :3 — Insectes : 0 (3)

Entre deux ongles, la mort (4)

Le guetapan ou la guêpe tapée (5)

La tique (6)

La vengeance d’une mouche (7)

Inspecteur Hexapode (8)

C’est la fin, mais pour qui ? (9 et fin)