Hier soir, c’était la fête de Samhain au Jardin Botanique de Liège. Samhain, c’est la fin d’un cycle (et de mon stage) et le début d’un renouveau (ma réorientation professionnelle). Je ne pouvais rêver mieux pour fêter cela, à cet endroit, à cet instant.

Retour en images sur cet instant merveilleux

La nuit tombe sur les serres. On allume les bougies, on prépare le chemin illuminé dans les plantes, on accueille nos conteurs et nos conteuses. Par groupes restreints, on est invités à descendre les marches de l’escalier; devant nous, notre guide libraire ouvre la voie.

Le premier conteur nous raconte les origines de la fête de Samhain, ici et ailleurs, une épopée mythologique sur fond de fantasy. La voix, le timbre, les mouvement, tout y est. Nos pensées sont tournées ver les esprits qui flottent dans les verrières. Pendant une dizaine de minutes, mon groupe est emmené dans des contrées lointaines, dans un passé champboulé qui explique la fête du présent.

La balade contée se poursuit dans la nuit, bien à l’abri. La halte suivante nous trouve avec un autre conteur à la barbe blanche et à l’écharpe rouge. Lui se fait le devoir de nous emmener sur les traces d’un Dracula au nom commun d’André. Tout le monde ignore qui il est réellement, même sa dulcinée, la jolie Julie qui doit bientôt l’épouser. C’est grâce à un herboriste travaillant dans les serres d’autrefois, oui, dans celles-ci même où nous nous trouvons, que nous découvrons toute la vérité.

Les oreilles pleines d’histoires et les mains remplies d’ail, nous avançons dans le parcours végétal, entre ombres et lumières. Sont-ce les esprits qui rendent l’atmosphère plus sombre qu’il n’y paraît ou est-ce simplement mon imagination ?

A la troisième halte, un grand banc parmi toutes les plantes impressionnantes à l’allure exotique à en ressentir la température intérieure. Face à lui, une conteuse accueillante et souriante, presque toute de noir vêtue. En quelques mots bien vivants, Jack se matérialise devant nous. Un Jack fourbe, un Jack menteur, un Jack voleur. Un roublard comme on en voit peu heureusement. Mais un Jack qui excelle dans les jeux de cartes. Même le Diable en personne ne lui fait pas peur. Ainsi donc, nous apprenons comment ce Jack reçoit la plume éternelle et comment celle-ci est à l’origine des citrouilles éclairées.

De l’Histoire à la magie, du sang à la mort, de la peur à la ruse, notre balade arrive bientôt à la fin. La quatrième et dernière conteuse, une changeforme à mon avis, nous dévoile l’incroyable histoire d’un couple royal qui n’arrivait pas à concevoir d’enfant. Quand la reine croise la route d’une fagoteuse, que dis-je ? de la seule et unique fagoteuse de la région, sa vie change. Le couple finit par avoir un fils, enfin, un monstre… Est-ce que toutes les histoires finissent bien ? A vous de le découvrir grâce à ces conteurs et conteuses.


Retrouvez Laure Cech et Cécile Didelot à la
Maison du Conte et de la Parole de Liège-Verviers.

Retrouvez Yves Deplasse sur son site (clic sur l’image ci-dessous)

Retrouvez Didier Smal au Botanique Liège, il est volontaire aux Serres et au Péristyle depuis plusieurs années, et conteurs à ses heures perdues :-) (clic sur l’image ci-dessous)



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