Après les éclairs, les grondements,
Et les orages de la nuit,
Le jardin brillait doucement
Sous un soleil torride et infini.
Une grande sauterelle verte, discrète aventurière,
Se fondait dans les herbes, légère et presque éphémère.
Des guêpes polistes, en funambules raffinées,
Venaient boire en jouant avec leurs pattes déployées.
Une abeille affairée, les pattes poudrées d’or,
Butinait sans relâche parmi les trésors du décor.
Un papillon, en contre-jour, déployait ses voiles de soie,
Quand une abeille curieuse s’invita tout près de là.
Une punaise brune avançait sans faire de bruit,
Tandis qu’une pisaure admirable veillait sur sa vie.
Un criquet des pâtures bondissait dans la lumière,
Et son cousin aux longues antennes gardait son mystère.
Dans le jardin de Bomal, au cœur de l’été naissant,
Le petit peuple du vivant offrait son enchantement.
Et moi, les yeux grands ouverts devant tant de beauté,
Je récoltais des merveilles à partager.
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