Une journée, un voyage

Elle était là, la première, à ouvrir le bal de ce mini-colloque de la promo Ecocom’s 2026. Debout, souriante, engagée, un peu éparpillée mais tellement convaincante, en pleine maîtrise d’un sujet sensible qui nous touche toutes et tous : l’intelligence artificielle au service du One Health. Elle pensait peut-être, en silence, au coût en électricité et en eau de tous ces écrans qui nous relient et nous informent. Mais elle était là, et c’est elle qui nous a appris à regarder, vraiment.

Puis l’écopsychologie est arrivée, portée par une voix parfaitement juste, comme un plaidoyer murmuré. Le plus naturellement du monde, l’oratrice a fait passer l’essentiel : notre santé se construit dans la réciprocité avec le monde naturel qui nous entoure.

Le porte-parole d’Ans, président d’honneur de la promo, a pris le relais pour nous parler des dangers du plastique et du micro-ondes, s’engageant à sensibiliser ses pairs et à informer le personnel de tous les centres sur ces risques graves que nous acceptons trop souvent, pressés que nous sommes par le quotidien.

Puis, avec une voix portée par l’expérience et par la joie d’une vie bientôt à terme, notre cheffe passionnée a poursuivi sur le sujet brûlant des perturbateurs endocriniens. Ne restons pas des moutons exposés sans le savoir : réveillons-nous, dans ce local bienveillant, et agissons lentement, mais sûrement, pour une meilleure santé globale.

Après la pause de midi, nous sommes devenu.e.s, pour un temps, gardiennes et gardiens plutôt que maîtres du vivant. Le monde change, lentement mais sûrement ; suivons l’exemple de ceux qui offrent une personnalité juridique à un fleuve, une rivière, une forêt, une montagne, et qui dénoncent quiconque les maltraite.

À petits pas dansés assumés, nous avons ensuite été guidé.e.s avec beaucoup d’attention vers le lâcher-prise : avec notre stress, nos émotions, nos ruminations, nos douleurs physiques et morales. La danse-thérapie s’est invitée dans nos corps, le temps d’une connexion, sur une musique libératrice. Le mouvement, doux et jamais imposé, nous a pourtant tous réunis dans une même appartenance. On saute, on frotte, on libère.

Et pour clore cette journée si riche en apprentissages et en soins, nous avons voyagé jusqu’au Japon, à la découverte du kintsugi et du wabi-sabi. Nos imperfections, nos blessures, nos douleurs y sont acceptées et sublimées dans une pratique artistique et réflexive profondément humaine. Ne rien effacer, ne rien oublier, mais avancer, la tête haute, cicatrices mises en valeur par un parcours de vie tantôt difficile, tantôt effroyable.

Voilà ce que nous avons vécu, ensemble, hier. Merci à vous toutes et tous, pour ce travail offert avec tant de cœur et de labeur.


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