Sale nuit
Punaise, la vache, j’ai des voisins hyper bruyants,
Pourtant, ils ne sont pas bien méchants,
Mais la maison est mal insonorisée,
Aucun bruit n’est dissimulé,
Même quand ils pissent, je les entends,
C’est pas pire qu’à Bruxelles pourtant,
Mais dans ce silence de campagne,
Le moindre bruit me réveille, et j’ai la hargne.
A passé minuit, je fais un rêve,
Je pense vraiment que je me lève,
Pour aller leur demander de baisser le volume,
De leur musique, de leur voix qui se propage sur le bitume,
Les chaises qui raclent sur le sol,
De tous ces bruits qui déchirent et qui résonnent.
Et puis je réalise qu’ils ont tout jeté dans notre jardin,
Je suis calme et je leur dis que ce n’est pas bien,
Je les préviens qu’il faut tout nettoyer,
A défaut, la facture, je vais leur envoyer.
La mère semble compréhensive,
En fait, elle est complètement ivre !
C’est quand je commence à perdre patience,
A m’énerver, à crier, à des objets que je balance,
Que je me réveille dans tout ce bruit,
Car, oui, malgré tout, je m’étais rendormie !
Plus le courage de descendre, de se lever,
Pour tout dire, je suis vraiment trop fatiguée.
Et puis, après mon dos blessé,
C’est mon épaule qui est abîmée,
Et les lendemains de kiné,
Les douleurs sont toujours à hurler.
J’ai quasi pas dormi,
A peine fermé l’œil de la nuit,
Que sonne mon réveil biologique,
5 heures et quelques, c’est automatique,
Je dois me lever, m’activer,
Alors, je tape sur ce clavier,
Pour libérer toute ma colère,
En faisant quelques vers.
C’est pas génial, je le sais, plutôt nul,
Mais ch’suis pas à l’école, y a pas de bulle !
Ça me libère, c’est le principal,
De toute cette impatience qui me fait mal.
De toute cette douleur qui me ronge,
Qui s’immisce jusque dans mes songes.
En savoir plus sur Écrimagine
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Coucou ma chère Cécile
Et tu as eu raison d’écrire ta sale nuit de cette manière. Tu évacues ! Et c’est très réussi !
Ma nuit n’a pas été bonne non plus mais pas pour les mêmes raisons…
Bisous
Béa kimcat
J’aimeJ’aime
Des mots pour des maux… j’aime beaucoup ta façon d’exprimer ta colère aussi.
Prends bien soin de toi, Cécile.
Bisous.
J’aimeJ’aime
Bonjour et bien ton poème raconte tout de long en large, les voisins bruyants cela me rappelle Bruxelles avec Krystelle et celle d’en haut qui montait ses escaliers à 4 heures du matin avec ses hauts talons sur les marches en fer! Ici par chance je n’ai pas de voisins collé à côté de ma maison…pour le moment, car si plus tard la maison de Marie est vendue et si ce n’est pas Kevin le fils de Mumu qui l’achète Dieu seul sait qui cela sera! Tes voisins font souvent du bruit? si oui il faudrait essayer de leur parler gentiment, ils ont des enfants? la cohabitation entre voisins n’est pas toujours facile pourtant vous habitez un beau petit hameau c’est dommage.
Pas évident et pour tes douleurs je te comprends car lorsque comme toi on est encore jeune et que les soucis de santé et autres se suivent c’est râlant, frustrant et lorsque tout s’enchaine c’est tout simplement démoralisant on se demande alors ce que l’on a fait pour mérité tout cela!
J’espère que tout ça va s’estomper bien vite et que tu retrouve une vie sereine et surtout que ton épaule et le reste aillent vite mieux! Bisous
J’aimeJ’aime