Un petit texte, basé sur des faits réels, pour la proposition 50 de Tisser les Mots :-)
Vicky
Elle a 11 ans. Moi, j’en ai 10. Elle est belle, grande et très affectueuse, comme moi me dit maman. Elle a plein d’amour à donner. Et même si on ne parle pas la même langue, on finit toujours pas se comprendre, elle et moi. Elle s’appelle Vicky, elle a une robe tricolore, même si de loin, ou aperçue furtivement, on ne distingue pas bien la 3ème couleur. Elle et moi on a plein de points en commun malgré le fait que nous appartenons à des espèces différentes. Je suis aussi rousse qu’elle, mais, contrairement à elle, dans ma chevelure, je n’ai pas d’autre couleur. Elle, c’est un chat, un magnifique chat, croisé Main Coon, enfin, c’est ce que pense maman. C’est vrai qu’elle ressemble beaucoup à cette race, en moins grande, en moins lourde, mais avec d’aussi longs poils. Moi, je suis une fille, un humain, avec aussi de longs cheveux. J’adore mon chat, et mon chat m’adore.
Un jour, de retour du vétérinaire pour un détartrage plus que nécessaire, maman ramène Vicky à la maison. Elle est encore sous l’effet de l’anesthésie et il faut être près d’elle le temps qu’elle se réveille complètement. On vient de déménager et il y a des escaliers partout, mais ça, mon petit chat n’en a rien à faire. Malgré son état endormi, elle veut aller partout. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’elle veut, elle n’a presque pas de force mais, insouciante, elle fait tout pour se lever et marcher. Elle fait ses premiers pas chancelants et tombe sur le flanc. Elle marche en se mêlant les pattes et finit toujours pas chuter. Je l’accompagne comme son ombre. Je mets mes mains autour d’elle pour amortir ses chutes, pour qu’elle ne se fasse pas mal. Après l’avoir mise dans son bac à litière où je pensais qu’elle y resterait, je la regarde avec des yeux interrogateurs. Que veut-elle ? Où veut-elle aller ? Je la prends dans mes bras et remonte les escaliers en direction de ma chambre, là où elle n’est pas encore allée. Je la dépose à terre, dans le couloir et elle se dirige directement dans la pièce. Ses pas sont toujours hésitants, tremblants, maladroits. Elle longe le mur, elle l’utilise comme une béquille solide. Puis, arrivée à la porte d’entrée, elle me regarde en relevant la tête, émet un petit miaulement, tout faible, puis dirige son regard vers mon lit. Je comprends tout de suite ce qu’elle veut ! Elle veut aller dans mon lit.
Tous les matins de la semaine, pour aller à l’école, papa ou maman ouvre la porte de ma chambre et Vicky arrive en trombe. Avec des pas d’entrechat, elle saute sur mon lit pour me réveiller avec des ronrons et des légers coups de tête contre mon bras ou ma tête. Je pense donc qu’elle veut à son tour être réveillée, mais dans mon lit, et par moi.
Sur le lit, elle regarde la couverture toute douce en polaire. Elle adore cette texture, toute douce, comme moi. Je la couvre donc en laissant juste son petit museau dépasser car elle n’aime pas être couverte complètement. Aussitôt, elle ferme les yeux et s’endort. Sa sieste durera une heure. L’heure pendant laquelle je suis tout contre elle, occupée à faire une réussite avec mon jeu de cartes préféré, attendant qu’elle émerge complètement du monde des rêves. Et le réveil est complet, avec un regard alerte, des gestes sûrs et une voix claire.
Elle sort doucement de sa couverture, s’étire comme seuls les chats peuvent le faire, saute lestement de mon lit et marche à présent d’un pas certain, comme si de rien n’était.

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Merci Quichottine. Comment tu vas ? Tu prends soin de toi. Bisous.
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Coucou Béa, merci, chamitiés, bisous
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Coucou chère Cécile
J’adore ton histoire… Tu t’en doutes. Bravo !
Bisous du mercredi
Béa kimcat
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Elle avait sans doute besoin d’être rassurée… :)
Jolie participation, Cécile.
Bises et douce journée.
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Bonjour quelle jolie histoire vraie, superbement écris, merci bises
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