Ah ! Jeune accent…eur, que tu es bien beau, mais s’il te plaît chante-nous plutôt de belles mélodies plutôt que ce “tiit” “tiiit” aigu et bref qui finit par nous casser les oreilles.

L’accenteur mouchet est un petit passereau qui ressemble fort au moineau domestique. D’ailleurs, on le confond souvent avec ce dernier ! Observez-le bien et vous verrez qu’il a une silhouette moins rebondie, plus élancée, que le moineau, qu’il est plutôt gris sur le ventre et la tête et que son bec est bien plus fin, caractéristique de son régime alimentaire : insectivore.

Celui qui nous “tiit” “tiiit” toute la journée, depuis quelques jours, est encore un jeune. Son nid ne doit pas être bien loin, dans l’un des sapins, le nôtre ou celui du voisin. Voyez sur ma photo les commissures de son bec : tout jaune encore, preuve que c’est un juvénile.

J’avais déjà pu apercevoir un adulte de temps en temps. Je suis agréablement surprise d’avoir un jeune dans notre jardin commun, côté rue. Sauf que son cri répétitif finit par nous taper sur le système (rires).

L’accenteur est presque aussi familier que le moineau, mais plus vif, plus rapide et qui se cache plus souvent. C’est un oiseau commun que j’aime bien. Il n’y a pas de différence entre mâle et femelle, contrairement au moineau domestique.

Le moineau domestique (clic, lien qui renvoie vers la belle fiche technique du site oiseaux.net)

L’accenteur mouchet (clic)

Photos recadrées pour montrer la différence de ces deux oiseaux…le premier à l’accent, celui d’à côté est le domestique :-)

Les enfants, et même les plus grands,
Lavez-vous bien les dents !

Même celles qui sont tout derrière,
Et qui ne se laissent pas faire.

Frottez, frottez bien fort,
Mettez tout ce tartre dehors!

Prenez soins de vos dents,
Vous en aurez besoin pendant longtemps… très longtemps.

Photo de ma dent de sagesse extraite ce jour… malgré un brossage régulier deux fois par jour, par une brosse à dent électrique, le tartre s’est installé et a pris ses aises pendant toutes ces années.

Ce chat-là,
On ne sait pas pourquoi,

Nous réveille très tôt,
Avant que le soleil n’enlève son manteau.

Cela dure depuis des semaines,
Je commence à avoir la haine.

A même pas six heures,
Elle gratte, miaule, elle pleure.
Elle saute sur le lit,
Fait tout plein de bruit.

Elle demande à manger,
Elle semble affamé.

Que lui arrive-t-il ?
Je me fais de la bile !

Avant c’était sa soeur,
Qui nous réveillait de bonne heure.

On savait, elle, qu’elle avait très faim,
Elle a un appétit sans fin.

Mais dès qu’on disait non,
Elle, au moins, se faisait une raison
Et attendait patiemment,
Que du lit, je me lève lentement.

Malgré ces réveils qui m’embêtent
Ils restent d’adorables bêtes.

Ce sont mes chats,
Et pour rien au monde, je ne m’en séparerai pas.

Mais, pitié, s’il vous plait, faites dodo
Tant que mes yeux sont clos !

Début d’une histoire… (en cours d’écriture)

 

Il me dit quelque chose

 

Introduction

Cette nuit, j’ai mal dormi. Je n’ai pas réussi à poser mes deux oreilles sur mon oreiller. C’était toujours sur l’une ou l’autre que je dormais, mais jamais sur les deux ensemble. Ce qui fait que j’ai entendu la mouche voler, toute la nuit ! Je n’ai pas besoin de miroir pour savoir que j’ai, sous mes yeux, les valises que je prends habituellement avec moi pendant les vacances.

Comme j’ai passé une nuit blanche à cause de la pleine lune qui illuminait entièrement ma chambre, je vous avertis, je suis d’une humeur massacrante. Je suis donc à prendre avec des pincettes. Vous voilà prévenus.

Bon, revenons-en à nos moutons. Si je suis là, si je prends forme sous vos yeux, c’est grâce à cette personne qui me donne vie en tapant sur les quelques touches du clavier de son ordinateur. Et aujourd’hui, vous allez découvrir, grâce à moi, que les créatures extraordinaires existent belles et biens ! La preuve en mots, ci-dessous. Bonne lecture.

Chapitre 1 :

Un oiseau s’est posé sur le rebord de ma fenêtre. Encore à moitié endormi, je ne réalise pas tout de suite l’étrangeté de cet animal.

De mon lit, j’aperçois le haut de son corps, il a une tête de linotte, petite, plutôt ronde et brune.

Derrière lui, le ciel est gris et menace de se déchirer. Le soleil n’a pas envie de se montrer ce matin, peut-être qu’il s’est fâché avec les nuages ? Allez savoir, ce ne serait pas la première fois. On dit souvent « Le chat est parti, les souris dansent », moi, aujourd’hui, j’ai envie de dire « Le soleil est parti, la pluie danse » Sauf, que je n’aime pas la pluie. Ni la danse !

Toujours est-il que malgré mes mouvements, l’oiseau reste là. Il ne bouge pas une plume, pas même quand je jure et secoue mes pieds. Quelle idée de s’énerver au réveil ? Au lever du lit, je mets les pieds dans le plat de raviolis refroidis de la veille… Cette sensation de nourriture, froide, écrasée par mes pieds nus m’arrache un juron pas piqué des vers. Le gros mot, qui est aussi gros qu’une maison (je ne sais pas en faire des plus petits), me vaut une remarque de ma mère. Bien entendu, ma chère maman n’est pas sourde et elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas, même des gros mots qui ne lui sont pas destinés ! Mais pour lui faire plaisir, et pour me calmer, je lui jette des fleurs par la fenêtre. Elle aime ça, ma maman.

Assis sur le bord de mon lit, de la sauce tomate, dégelasse, encore entre mes orteils, je discerne une autre partie de l’oiseau. Piqué par je ne sais quelle mouche – ou plutôt par un moustique car tout le monde sait que les mouches ne piquent pas, pas même celle qui m’a harcelé toute la nuit et qui m’en veut sûrement à mort depuis que je lui ai jeté la première pierre – je ne prête soudain plus aucune attention à la texture répugnante qui me colle aux pieds. Non, mon regard est scotché à la fenêtre. Maman serait sûrement encore fâchée si elle voyait des cils collés à la vitre, mais tant pis, je veux en avoir le cœur net : quel est ce drôle d’oiseau ?

Chapitre 2 :

Le volatile, que je ne parviens donc pas à identifier clairement, est occupé à essayer de pénétrer dans ma chambre ! Quel toupet !

Quand je réalise cet étrange comportement, je me pince la joue pour être sûr que je ne me suis pas endormi, sait-on jamais, ce serait normal avec la nuit que je n’ai pas eue.

Dehors, la pluie fait une entrée fracassante. Voilà qui explique un peu la réaction de la bestiole : elle veut se réfugier chez moi, elle aussi doit sûrement détester la pluie.

Un oiseau tout mouillé, ça ne sait plus bien voler. Et l’oiseau en question, celui qui nous intéresse et qui n’est pas plus haut que trois pommes, tente de soulever ma fenêtre !

(Oui, je sais, je n’ai pas des fenêtres normales, ce sont des guillotines, mal isolées, horribles à la vue et qui grincent du tonnerre quand elles veulent bien s’ouvrir.)

L’oiseau sue à grosses gouttes. Pensez ! Une petite bête de cette taille rivaliser avec ce bois pourri qui date des années trente. Au moins la pluie le rafraîchit…

Or, à ma grande surprise, et sûrement à la vôtre aussi, la tête de linotte parvient à arracher un cri grinçant au chambranle ! Je suis certain que le bruit se fait entendre à des kilomètres à la ronde car ma mère, toujours la même bien sûr, on n’en a qu’une et on la choisit pas, me rouspète une nouvelle fois. Elle me précise qu’elle n’est pas dupe et que si elle me surprend une nouvelle fois à essayer de me faire la malle par la fenêtre, « ça va chauffer pour moi ». Je suis un peu distrait, et je ne saisi pas tout le sens de sa remarque car, premièrement, je n’ai pas de malle dans ma chambre et deuxièmement, je ne comprends pas pourquoi elle voudrait « me chauffer » car mon radiateur fonctionne merveilleusement bien.

Je laisse tomber la remarque de ma mère. Elle ne fait pas grand bruit car la remarque est amortie par le tapis. Ouf !

Je scrute à nouveau l’oiseau, ébahi par sa force herculéenne. Je ne peux pas vous dire pourquoi, mais lorsque mes yeux s’arrêtent sur ses doigts, oui des doigts et pas des plumes ni des ailes, je ne suis guère étonné de voir deux mains gauches.

Ce … cette chose, cet animal ou appelez-le comme vous le voulez, me fascine ! Je suis sûr qu’avec lui, je ne suis pas au bout de mes surprises.

Il pleut, un peu, beaucoup,
C’est la sortie des animaux tout mous.

Ils sont petits, parfois vraiment riquiquis,
Mais tous, ont déjà leur coquille.

 Ils peuvent être fille ET garçon,
Vraiment, quelle étrange façon.

Ils n’ont qu’un pied,
Pour se déplacer.

Ils ont deux yeux,
Mais ils ne voient guère mieux.

Ils sont entièrement végétariens,
Ils mangent de tous, ils ne gaspillent absolument rien.

Ils ont une détente extraordinaire,
Certains d’entre nous, ne pourrait pas le faire.

Si mes enfants et moi, on adore les observer,
Beaucoup de gens préfèrent les manger !

Ne touchez pas à nos escargots,
Ce sont nos copains quand il ne fait pas beau.

Poésie, mon amie

Voici le texte que j’avais écrit pour le concours lancé par la Maison de la Francité. Le thème était : “si j’étais magicien”.

Poésie mon amie

Les vacances commencent mal. Mon petit frère, William, qui va bientôt avoir six ans, a dû rentrer à l’hôpital.

Cela fait maintenant cinq jours qu’il ne dort plus à la maison. Maman non plus, elle reste avec lui là-bas. Je suis seule avec papa et nous allons lui rendre visite tous les après-midi.

Cinq jours, c’est peu et très long à la fois. Ne plus le voir, ni lui, ni maman, fait un grand vide en moi.

Je m’appelle Noémie et j’ai neuf ans. Plus tard, je voudrais être poète, car j’aime donner le sourire aux gens, même quand ils sont tristes. Maman dit que je suis très douée.

Aujourd’hui, j’ai envie d’écrire quelque chose pour mon petit frère, mais les mots n’arrivent pas. Ils doivent pleurer eux aussi.

À la maison, j’aime me disputer avec lui, William. On joue souvent à la bagarre, même si maman préfère qu’on s’occupe autrement. Je suis toujours la plus forte, la plus grande !

À l’école, je le protège, je fais attention à lui, j’épie tous ceux qui l’embêtent. Après tout, c’est mon PETIT frère.

À l’hôpital, quand je le vois dans son lit, j’ai envie de me cacher. J’ai peur et je suis trop triste pour le regarder.

Je ne sais pas quoi lui dire, ni quoi faire pour qu’il n’ait plus mal, pour qu’il ne souffre plus.

Je ne suis pas un médecin, je ne suis que sa grande sœur… une grande sœur qui se sent horriblement inutile.

Le septième jour, j’ose parler à maman :

-          Mais qu’est-ce qu’il a ? C’est quand qu’il rentre à la maison ? Il va mourir ?

Je vois dans son regard qu’elle ne veut pas me répondre, ses larmes sont de nouveau là et elles vont bientôt inonder ses joues.

C’est papa qui réagit, tout bas, presque comme s’il avait peur de réveiller William :

-          Ton frère a un très gros microbe dans les poumons. Il ne peut presque plus respirer. On ne sait pas quand… quand

Papa ne finit pas sa phrase, il a trop mal, il pleure aussi beaucoup tout à coup.

Je comprends que c’est très grave. Et c’est là que je m’en veux d’avoir été si méchante, avant, avec lui, mon petit frère adoré que j’aime très fort.

Soudain, je sens quelque chose en moi. De minuscules papillons volent dans mon ventre. Des hérissons piquent tous les bouts de mes dix doigts. Le sol n’arrête pas de bouger de place. Mon cœur déborde de sentiments indescriptibles.

Je dois écrire, je veux mettre par écrit toute cette tristesse, cette peur, cette douleur.

Dans mon petit carnet que j’ai toujours avec moi, mon stylo-plume traduit mes idées bousculées :

William est à l’hôpital,

Il souffre, ça lui fait très mal.

On ne le dirait pas, car il semble sage

Mais des tuyaux défigurent son visage.

Il a un vilain microbe dans ses poumons,

Qui empêche de respirer ce gentil garçon.

S’il vous plait, il doit guérir,

Je veux retrouver son sourire.

C’est mon petit frère,

Donnez-lui de l’air !

Puis, dès que je relis ce poème qui est sorti de mon cœur en peine, je suis prise de colère quand je vois le mot « microbe ». Alors, de mon bic à quatre couleurs, j’appuie sur le rouge et je barre, je barre, je griffonne, j’écrase, j’efface, j’enlève ce vilain mot, celui qui est responsable de tous ces maux.

Lorsque mes larmes mouillent mon carnet et qu’un trou se forme à la place du microbe, je m’arrête. Je me sens plus légère. J’ai l’étrange impression d’avoir été libérée de quelque chose. Le sol a cessé de tanguer, les hérissons sont partis et les papillons se sont posés sur le tapis de mon estomac endolori. Je transpire, une vague de chaleur monte en boule jusque dans ma gorge. J’ouvre grande ma bouche pour aspirer une goulée d’air frais.

Au même instant, William tousse. Immédiatement, il enlève le masque qui lui donne de l’oxygène, et de sa voix essoufflée demande :

-          Maman ? Pourquoi tu pleures ? Où ce qu’on est ?

Alors qu’il était inconscient, assommé par une forte fièvre, mon petit frère revient à lui ! Subitement, il est dans notre monde… Or, tous les médecins pensaient qu’il n’allait jamais se réveiller parmi nous !

Juste après, maman crie de joie, et papa cherche une infirmière.

Dans le couloir, j’entends des pas pressés. Papa entre dans la chambre avec la dame qui nous a accueillis à notre arrivée.

Celle-ci prend la température de William et jette des regards sur les chiffres de l’écran. Et c’est précisément sur cette machine que mes yeux sont rivés, comme hypnotisés par l’image d’un petit cœur qui bat encore rapidement, mais régulièrement.

-          On dirait qu’il va s’en remettre, répond l’infirmière soulagée d’annoncer une bonne nouvelle.

Elle indique que le médecin ne va pas tarder à venir examiner complètement William, car son rétablissement est si soudain qu’elle ne voudrait pas nous donner de faux espoirs.

Le soir, on nous promet que nous pourrons à nouveau être quatre à la maison, très bientôt. Les spécialistes le gardent encore une nuit et une journée pour simple contrôle, et en attente des résultats de la dernière prise de sang.

Demain, je reviendrai à l’hôpital et je me faufilerai dans une autre chambre pour voir si mes mots ont vraiment ce merveilleux pouvoir de guérison.

Je ne sais pas si certains d’entre vous se souviennent, il y a environ 2 ans, j’avais participé à un projet d’écriture, lancé sur Facebook et dont le thème était justement des rencontres faites sur ce réseau social… Bien qu’au départ, je n’avais vraiment aucune inspiration – car je suis très peu sur FB voir presque pas présente  – tout à coup, mon clavier ne pouvait plus me lâcher … Sur les 28 nouvelles sélectionnées, mes 3 textes sont retenus!

La coïncidence veut que j’ai appris cette bonne nouvelle juste deux jours après ma décision : supprimer bientôt mon profil FB car je ne l’utilise pas. Signe du destin ? :-) :-) :-)

La sortie de ce recueil est prévue pour la fin juin. Plus de détails bientôt !

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